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Quand Donald Trump répond à "notre Donald"...

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Quand Donald Trump répond à "notre Donald"...

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La réponse du président américain Donald Trump après les critiques virulentes du président du conseil européen Donald Tusk ne s'est pas faite attendre : on peut bien l'insulter, cela ne changera pas sa position. Le président Trump a particulièrement commenté le dossier commercial :

"L'Union européenne a été terrible pour le commerce des États-Unis, terrible pour nos travailleurs. L'an dernier, nous avons eu un déficit commercial de 151 milliards de dollars. Et je connais très bien Jean-Claude Juncker, je connais très bien Donald Tusk et je les apprécie tous les deux, mais ils ont été durs et nous n'avons jamais vraiment eu d'interlocuteurs. Franchement, l'Union européenne, en dehors de la Chine et de quelques autres, nous a traité aussi mal que l'on pouvait l'être."

Les tensions causées par le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et les menaces d’une guerre commerciale transatlantique au sujet des droits de douanes sur l’acier et l’aluminium ont poussé Tusk a dénoncé "l'attitude capricieuse de l'administration américaine" et à déclarer : "avec des amis pareils, pas besoin d'avoir d'ennemis".

Et pour palier aux conséquences de la reprise des sanctions américaines contre l'Iran, ce matin, Jean-Claude Juncker a prévu par ailleurs de lancer le processus de la loi de blocage, le 'blocking status' de 1996, qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines.

L'outil évoqué est un règlement européen datant de 1996, créé à l'origine pour contourner l'embargo sur Cuba et qu'il s'agit désormais d'adapter. Il permet aux entreprises et aux tribunaux européens de ne pas se soumettre à des sanctions prises par des pays tiers.

Le désaccord avec les Etats-Unis sur l'embargo cubain avait toutefois été réglé au niveau politique et donc l'efficacité de ce règlement n'a jamais été éprouvée. Son effet pourrait être plus symbolique qu'économique, selon une source européenne.