Vaccins : feu vert de l'agence européenne du médicament pour une dose de rappel au bout de 3 mois

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Par Euronews  avec AFP
Lot de vaccins dans un centre de vaccination à Bucarest (Roumanie), le 06/12/2021
Lot de vaccins dans un centre de vaccination à Bucarest (Roumanie), le 06/12/2021   -   Tous droits réservés  Andreea Alexandru/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

Face à la propagation rapide et potentiellement plus contagieuse de la souche Omicron, les pays de l'UE intensifient leurs campagne de rappel.

Si, à l'origine, il fallait attendre six mois avant de recevoir une troisième injection, la France a ouvert sa campagne aux personnes dont la dernière injection remonte à au moins cinq mois, et l'Angleterre à trois mois. Un délai suffisant pour le régulateur européen.

"Alors que la recommandation actuelle est d'administrer le rappel de préférence après six mois, les données actuellement disponibles soutiennent l'administration sûre et efficace d'un rappel dès trois mois après la fin de la primo-vaccination, si un intervalle aussi court est souhaitable dans une perspective de santé publique", explique Marco Cavaleri, responsable de la stratégie en matière de vaccins à l'Agence européenne des médicaments (EMA).

En Europe, le débat sur la vaccination obligatoire est désormais ouvert.

L'Autriche prévoit de l'appliquer dès le 1er février prochain. L'obligation visera tous les Autrichiens dès 14 ans et en cas de non respect l'amende devrait être de 3400 euros.

"Ces dernières semaines, nous avons eu d'innombrables discussions avec des représentants de la jeunesse et des personnes âgées, des responsables religieux, avec des représentants des professions de santé, avec des scientifiques, avec des sociologues et avec des économistes. La tendance de toutes ces discussions a toujours été claire : nous avons besoin d'une obligation générale de vaccination ici en Autriche pour sortir de cette pandémie", détaille Karoline Edtstadler, ministre des Affaires constitutionnelles.

Au Portugal, les autorités ont infligé ces derniers jours d'importantes amendes aux passagers arrivant sur leur sol. Près de 600 d'entre eux ont été verbalisés pour ne pas avoir d'attestation de test négatif au Covid-19.

De même 21 compagnies aériennes vont devoir payer une pénalité accusées d'avoir laissé monter à bord des passagers en infraction aux règles portugaises.