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Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la 7e journée de l'invasion russe

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Par euronews  avec AFP, AP
Une femme qui pleure après une frappe aérienne russe à Gorenka près de Kyiv, en Ukraine, mercredi 2 mars 2022.
Une femme qui pleure après une frappe aérienne russe à Gorenka près de Kyiv, en Ukraine, mercredi 2 mars 2022.   -   Tous droits réservés  AP   -  

Au septième jour de l'invasion russe en Ukraine, les forces russes ont intensifié leurs attaques contre les principales villes du pays. Kharkiv, la deuxième plus grande ville ukrainienne, fait l'objet d'intenses combats. Le centre-ville a été visé par une frappe de missile sur la symbolique place de la Liberté.

Près de 836 000 réfugiés ukrainiens ont fui le pays depuis le début de la guerre, estime l'ONU.

Voici les informations importantes à retenir sur la 7e journée de la guerre en Ukraine :

Situation sur le terrain au 7ème jour

Au septième jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les forces russes poursuivent leur offensive sur plusieurs villes, l'armée russe affirmant s'être emparée de la ville portuaire de Kherson et de nouvelles frappes touchant Kharkiv.

Kherson : sous contrôle des forces russes

Mercredi matin, l'armée russe a affirmé avoir pris le "contrôle total" de la ville portuaire ukrainienne de Kherson (sud), près de la péninsule de Crimée, après des combats acharnés. Le maire de la ville, Igor Kolykhaïev, a évoqué une "catastrophe humanitaire".

Kharkiv : sous les bombardements

Des troupes aéroportées russes ont débarqué dans la ville de Kharkiv, deuxième ville du pays, a annoncé à l'aube l'armée ukrainienne sans donner une idée de leur nombre.

Après plusieurs bombardements mardi au centre-ville, qui avait fait au moins 21 morts selon le gouverneur régional, de nouvelles frappes ont touché mercredi matin les sièges régionaux des forces de sécurité et de police, ainsi que l'université de cette métropole située à 50 km de la frontière russe, selon les services d'urgence.

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans ces bombardements.

SERGEY BOBOK/AFP or licensors
Une photo qui montre les dégâts après le bombardement par les forces russes de la place de la Constitution à Kharkiv, le 2 marsSERGEY BOBOK/AFP or licensors

Les secours précisent avoir déployé 21 véhicules et 90 personnes pour éteindre des incendies en cours et prendre en charge les victimes.

Marioupol : encerclés par les forces russes

L'armée russe, qui s'est déjà emparée du port de Berdiansk, attaque actuellement celui de Marioupol, également sur la mer d'Azov. Plus d'une centaine de personnes ont été blessées mardi dans des tirs russes à Marioupol, selon la mairie.

Le contrôle de ce port est la clé pour l'armée russe, afin d'assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée et celles venues des territoires séparatistes du Donbass. Les deux groupes ont fait leur jonction mardi, selon Moscou.

Des bombardements ont également frappé la ville de Jytomyr, à 150 kilomètres à l'ouest de Kiev. Au moins trois personnes y ont été tuées, selon des habitants.

L'assemblée générale de l'ONU exige l'arrêt de la guerre

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mercredi une résolution exigeant "que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine", lors d'un vote approuvé massivement par 141 pays, 5 s'y opposant, et 35 s'abstenant dont la Chine.

Pourparlers avec cessez-le-feu au menu

Des pourparlers russo-ukrainiens commenceront jeudi matin dans un lieu déterminé "ensemble", a indiqué le négociateur russe Vladimir Medinski. Un cessez-le-feu sera au menu des discussions, selon Moscou.

La présidence ukrainienne a confirmé qu'une délégation était en route.

Près de 500 soldats russes morts

Moscou a dévoilé mercredi son premier bilan de militaires russes tués dans cette offensive, annonçant la mort de 498 de ses soldats et 1 597 blessés

Couloirs humanitaires pour permettre la sortie des civils

Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi la mise en place de couloirs humanitaires pour permettre la sortie des civils des villes ukrainiennes les plus exposées, notamment Kiev, Kharkiv et Marioupol.

Macron dénonce une "lecture révisionniste de l'Histoire de l'Europe"

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé mercredi l'invasion de l'Ukraine par la Russie comme une guerre "nourrie d'une lecture révisionniste de l'Histoire de l'Europe".

"Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie", a-t-il assuré, "nous sommes aujourd'hui aux côtés de tous les Russes qui, refusant une guerre indigne soit menée en leur nom, ont l'esprit de responsabilité et le courage de défendre la paix".

Près de 900 000 réfugiés

Le nombre de réfugiés fuyant l'Ukraine pour les pays voisins a encore bondi pour atteindre près de 900 000 personnes depuis le 24 février, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

Selon les Nations unis, jusqu’à 4 millions d’Ukrainiens pourraient être contraints de quitter leur pays, faisant du conflit actuel "la plus grave crise de réfugiés en Europe de ce siècle."