Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, attendu à Moscou

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Par euronews  avec AFP
A g. : vue du Kremlin (Moscou), le 20/04/2022 // A dr. : le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le 25/02/2022
A g. : vue du Kremlin (Moscou), le 20/04/2022 // A dr. : le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le 25/02/2022   -   Tous droits réservés  AP Photo/Alexander Zemlianichenko -- AP Photo/John Minchillo

Aucun accord n'a été conclu lundi pour créer un couloir humanitaire permettant l'évacuation des civils et combattants ukrainiens terrés dans l’usine Azovstal à Marioupol, selon Kyiv. L'Ukraine souhaite que l’ONU négocie un accord avec la Russie pour évacuer les habitants de la cité portuaire. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, est attendu à Moscou ce mardi, puis à Kyiv jeudi, un itinéraire que les autorités ukrainiennes ont par ailleurs un peu de mal à digérer.

"Une longue tradition diplomatique veut que l'on se rende à Kyiv avant d'aller à Moscou. Mais nous pouvons à la limite nous accommoder d’une telle déception. En revanche, nous mettons en garde António Guterres sur un éventuel piège diplomatique ainsi que sur la teneur des discussions. Ce que nous lui demandons, c'est qu'au lieu de se concentrer sur des questions générales comme un cessez-le-feu complet et global, qui reste important, car ce que fait la Russie sur le champ de bataille n’est tout simplement pas acceptable, il se concentre sur la question principale, à savoir l'évacuation de Mariupol", a insisté le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba.

L'immense usine Azovstal est le dernier réduit contrôlé par les forces de Kyiv à Marioupol. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, environ un millier de civils et des centaines de blessés y sont retranchés, dans des conditions catastrophiques.

Nous mettons en garde António Guterres
sur un éventuel piège diplomatique
Dmytro Kuleba
Ministre ukrainien des Affaires étrangères

La Russie accuse quant à elle les autorités ukrainiennes d'avoir empêché une évacuation des lieux, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu par l'armée russe.