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Attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam n'a pas fait appel, ni aucun autre des condamnés

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Par euronews  avec AFP
Le principal accusé, Salah Abdeslam, dans la salle d'audience spéciale lors du procès des attentats de 2015, le mercredi 8 septembre 2021 à Paris.
Le principal accusé, Salah Abdeslam, dans la salle d'audience spéciale lors du procès des attentats de 2015, le mercredi 8 septembre 2021 à Paris.   -   Tous droits réservés  Noelle Herrenschmidt/Noelle Herrenschmidt

Salah Abdeslam, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015, n'a pas fait appel de sa condamnation, a annoncé mardi à l'AFP le procureur général de Paris, Rémy Heitz.

"Aucun des vingt accusés n'a interjeté appel", a déclaré M. Heitz. "Le procureur national anti-terroriste et le procureur général près la cour d'appel de Paris n'ont pas non plus fait appel de cette décision", a-t-il précisé dans un communiqué.

La décision de la cour d'assises spéciale de Paris "a donc acquis aujourd'hui un caractère définitif et il n'y aura donc pas de procès en appel".

Le délai d'appel, de dix jours, expirait lundi à minuit.

Le 29 juin, et au terme de près de dix mois d'un procès "historique", Salah Abdeslam était devenu le cinquième homme en France condamné à la perpétuité incompressible, la plus haute sanction du code pénal qui rend infime toute possibilité de remise en liberté.

Ses 19 coaccusés – six dont cinq présumés morts étaient jugés en leur absence – ont eux été condamnés à des peines allant de deux ans d'emprisonnement à la perpétuité.

Au cours du procès, le seul membre encore en vie des commandos djihadistes qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis a affirmé avoir "renoncé" à déclencher sa ceinture dans un bar parisien le soir des attentats, par "humanité".

Le gilet explosif dont Salah Abdeslam était porteur "n'était pas fonctionnel", remettant "sérieusement en cause" ses déclarations sur son "renoncement", a répliqué la cour dans son délibéré.

Elle a reconnu le Français de 32 ans coupable d'être le "coauteur" d'une "scène unique de crime" : le Stade de France, les terrasses parisiennes mitraillées et le Bataclan.

La défense du principal accusé avait vainement plaidé contre une "peine de mort lente" visant à "neutraliser définitivement un ennemi" et non un homme ayant "évolué" au cours de l'audience.