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2017 : attentats, catastrophes et bouleversements politiques

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2017 : attentats, catastrophes et bouleversements politiques

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En cette fin d’année, nous vous proposons de revenir sur les évènements qui ont marqué l’actualité en 2017. La violence et le climat se sont malheureusement déchaînés un peu partout dans le monde tandis que le paysage politique international a sensiblement évolué avec la démission de Robert Mugabe de la présidence du Zimbabwe et l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

Au cours de l’année 2017, le terrorisme islamiste frappe tous azimuts dans le monde entier. Une longue série d’attaques commence dans la nuit du Nouvel An : un ressortissant ouzbek agissant au nom de l’Etat islamique abat 39 personnes dans la plus célèbre discothèque d’Istanbul, la Reina.

À Londres, le 22 mars, un homme tue quatre passants sur le pont de Westminster en les percutant avec sa voiture, avant de poignarder à mort un policier près des grilles du Parlement.

Le 22 mai, un kamikaze se fait exploser à la fin d’un concert d’Ariana Grande dans le Manchester Arena. Bilan : 22 morts dont des enfants et des dizaines de blessés.

Le 3 juin, trois terroristes dans une camionnette font huit victimes en fonçant dans la foule sur le London Bridge et en poignardant des passants à Borough Market.

Un mois plus tard, le métro de Saint-Pétersbourg est la cible d’une attaque suicide dans laquelle quatorze personnes périssent.

Le 7 avril, dans une rue commerçante de Stockholm, un demandeur d’asile ouzbek tue sept personnes en précipitant son camion sur la foule.

Barcelone et Cambrils sont à leur tour visées par deux attaques islamistes commises le 17 août par cinq assaillants, faisant seize victimes.

A New York, le soir d’Halloween, un pick-up roule à contresens sur une piste cyclable et percute huit personnes mortellement.

L’Egypte est elle aussi la cible de l’organisation islamique : le 9 avril, un double attentat tue une quarantaine de fidèles dans des églises coptes à Tanta au nord du Caire et à Alexandrie. L’attaque la plus meurtrière est commise le 24 novembre par un groupe de tireurs brandissant le drapeau de Daech au moment de la prière dans une mosquée soufie dans un village du nord du Sinaï. Le bilan dépasse les 300 morts.

Les éléments se déchaînent

2017 apporte aussi son lot de catastrophes, à commencer par l’ouragan Harvey qui s’abat sur le Texas le 25 août : c’est le plus virulent à frapper cet Etat américain depuis 1961. Plusieurs dizaines d’habitants perdent la vie. Houston et l’industrie pétrolière sont paralysées.

Autre ouragan d’une puissance historique, Irma sème la destruction le 6 septembre sur les îles du nord des Caraïbes, avant d’inonder les rues de La Havane, puis d’atteindre la Floride quatre jours plus tard. On dénombre au total, 84 morts.

Même phénomène, Maria frappe Porto Rico le 20 septembre, tuant plus de quarante personnes. Deux semaines plus tard, le président américain Donald Trump se rend sur place et minore la situation par rapport à une “vraie catastrophe” comme Katrina.

Un immense feu de forêt ravage le centre du Portugal le 17 juin. Sécheresse, vents et chaleur le rendent indomptable. Dans le secteur de Pedrogao Grande, 64 personnes meurent calcinées dans leurs voitures en tentant de fuire. De nouveaux incendies touchent le centre et le nord du pays à partir du 15 octobre, faisant une quarantaine de morts.

En Espagne, les flammes atteignent la banlieue de Vigo, la plus grande ville de Galice, les habitants luttent avec les moyens à leur disposition. Deux femmes perdent la vie.

À partir du 8 octobre, le nord de la Californie est ravagé par des dizaines d’incendies. Bilan : 43 morts et des dégâts considérables dans cette région viticole.

En Italie, dans le massif du Grand Sasso, un hôtel est emporté le 19 janvier, par une avalanche déclenchée par des secousses sismiques. Malgré les efforts des sauveteurs, 29 personnes meurent ensevelies.

Le 21 août, un tremblement de terre touche l‘île italienne d’Ischia. Deux personnes périssent, trois enfants sont sauvés par les pompiers après être restés plusieurs heures coincés dans les décombres.

En septembre, le Mexique est frappé par deux séismes à onze jours d’intervalle. Le premier d’une magnitude de 8,2 survient le 7 septembre et fait 65 morts dans le sud du pays. Le deuxième d’une magnitude de 7,1 secoue la capitale et fait s‘écrouler des dizaines de bâtiments, causant la mort de plus de 300 personnes.

Tremblement de terre encore plus meurtrier le 12 novembre, à la frontière irako-iranienne. La secousse de magnitude 7,3 est enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, au Kurdistan irakien. On recense au total, 530 morts.

Le départ de Robert Mugabe

Le 19 novembre, le président zimbabwéen Robert Mugabe résiste à la pression de l’armée qui l’a placé depuis quelques jours en résidence surveillée à Harare et de son propre parti la ZANU-PF qui veut l‘évincer après 37 ans au pouvoir.

Deux jours plus tard, il finit par céder et par le biais d’une lettre au Parlement, il démissionne de la présidence du Zimbabwe, provoquant l’exultation de la rue.

Emmerson Mnangagwa, son dauphin de longue date qu’il avait limogé quelques jours plus tôt, prête serment le 24 novembre avec la promesse de convoquer des élections.

Condamnation de Ratko Mladic

Le 22 novembre, Ratko Mladic, chef militaire des Serbes de Bosnie pendant la guerre de 1992-95, est reconnu coupable de génocide et crimes contre l’humanité par le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie. Une décision historique plus de vingt ans après la fin des combats.

Ratko Mladic est condamné à la prison à vie, notamment pour son rôle dans le massacre de 8000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 95 et dans le siège de Sarajevo au cours duquel 10.000 civils ont perdu la vie.

Un nouveau couple franco-allemand

Le 7 mai, Emmanuel Macron devient à 39 ans, le plus jeune chef d’Etat français depuis Napoléon. Il se présente avec la volonté de réformer la France, mais aussi l’Union européenne.

Son premier déplacement à l‘étranger, il le réserve à la chancelière allemande sur laquelle il doit compter pour concrétiser sa vision de l’Europe : il veut plus d’intégration européenne dans le domaine social, l‘éducation, la fiscalité et la défense.

Des projets qui ne peuvent se faire sans l’accord de l’Allemagne où Angela Merkel remporte une victoire moins nette que prévu lors des législatives marquées par l’entrée de l’extrême-droite au Bundestag.

Après avoir échoué à s’allier avec les Verts et les Libéraux, la CDU d’Angela Merkel ne peut se tourner que vers les sociaux-démocrates pour former un gouvernement majoritaire.

La question catalane

Début septembre, au Parlement catalan, la majorité indépendantiste approuve la loi prévoyant un référendum d’autodétermination unilatéral que le gouvernement catalan veut organiser le 1er octobre.

Quelques heures plus tard, la Cour constitutionnelle espagnole déclare recevable le recours déposé par Madrid et suspend le texte.

Malgré cela, le gouvernement catalan parvient à installer des urnes le jour J. Des centaines de milliers d‘électeurs se déplacent.

Le gouvernement de Mariano Rajoy tente d’empêcher la tenue du vote par la force. Les images de violence se retournent contre lui.

Le 27 octobre, le Parlement catalan adopte un “processus constituant” pour se séparer de l’Espagne, lors d’un vote à bulletin secret. La cinquantaine de députés de l’opposition est sortie de l’hémicycle pour protester.

Quelques minutes après ce vote, à Madrid, le Sénat approuve la mise sous tutelle de la Catalogne en adoptant l’application de l’article 155, permettant ainsi à Mariano Rajoy de prendre rapidement des mesures. Le soir même, il annonce la dissolution du parlement catalan et la convocation de nouvelles élections régionales le 21 décembre.