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Michel Temer, nouveau président et déjà impopulaire

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Michel Temer, nouveau président et déjà impopulaire

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Depuis jeudi, c’est le nouveau président du Brésil. Mais si Michel Temer est sorti grand vainqueur de la grave crise politique que traverse le pays, son triomphe pourrait n‘être que de courte durée.

Homme d’appareil plutôt discret, l’ex-vice-président de Dilma Rousseff tout aussi impopulaire que sa rivale dont il a précipité la chute Et son parti trempe dans de nombreux scandales de corruption.

Michel Temer n’a pas toujours été le pire ennemi de Dilma Rousseff : il fut même l’un des principaux artisans de la victoire de l’ex-présidente aux deux dernières élections présidentielles.

Mais au printemps dernier; au plus fort du scandale politique qui éclabousse Dilma et son parti (le parti des travailleurs) Michel Temer annonce finalement qu’il retire son soutien à la présidente.

Même s’il reste peu connu du public, le nouveau président brésilien est tout sauf un novice en politique. Ses premiers pas datent des années 1960. Fils d’immigrants libanais, Temer est peu à peu devenu l’homme des compromis de son parti, le parti du mouvement démocratique brésilien.

Désormais président jusqu‘à la fin de 2018, Temer n’ambitionne pourtant pas de rempiler. Son parti en revanche compte bien présenter un candidat poui lui succéder.

Mais l‘éviction de Dilma Roussef laissera des traces.

Certes, le nouveau président veut aujourd’hui réconcilier la société brésilienne, mais une partie de l’opinion le considère illégitime.
Et ce n’est pas son programme économique qui le rendra plus populaire : Michel Temer veut lancer un vaste plan d’austérité budgétaire. Avec en prime la réforme du régime des retraites et celui des prestations sociales.

Michel Temer, nouveau président d'un Brésil en ébullition https://t.co/SK7d9Tr7zU via RFI</a></p>&mdash; FernielMICHEL (fjuriste7) 1 septembre 2016

A droite aussi, Michel Temer n’a pas que des amis. S’il a réussi à former une alliance de circonstance avec le PSDB – le grand parti brésilien de centre droit – pour destituer Dilma Rousseff, la droite n’entend pas se laisser rafler la présidence aux prochaines élections.
Un handicap de taille pour Michel Temer : sans majorité au Congrès brésilien, son mandat risque d‘être particuilèrement improductif.

Mais Michel Temer va surtout devoir surveiller les mulitples enquêtes judiciaires qui se sont abattues sur son propre parti.
Plusieurs de ses collègues ont été impliqués dans le vaste scandale de corruption lié à la société Petrobras.
Pour l’instant le nouveau président est parvenu à échapper à cette tornade d’inculpations.

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