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Tesla, cryptomonnaie et exploration spatiale : l'épreuve de la réalité

Tesla, cryptomonnaie et exploration spatiale : l'épreuve de la réalité
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Tesla semble être à un tournant en ce début d'année. Le fabricant américain de voitures électriques a livré 112.000 véhicules au dernier trimestre l'an dernier - un record - et vient de lancer sa production dans une nouvelle usine près de Shanghai. Mais il devra relever des défis dans les prochains mois dans un contexte de vigilance accrue à l'égard de son système de pilotage automatique après trois accidents mortels impliquant l'entreprise aux Etats-Unis.

Tesla : des records et des interrogations

Le PDG de Tesla Elon Musk est entré dans cette nouvelle décennie en fêtant les premières livraisons le 30 décembre de ses voitures Model 3 produites dans son usine de Shanghai.

Lors de la cérémonie, Elon Musk a rappelé ses intentions : "Nous allons procéder à de nouveaux investissements importants et même encore plus importants en Chine en faisant fabriquer le Model 3, mais aussi le Model Y et de futurs modèles dans ce pays," a-t-il affirmé.

Elon Musk pouvait aussi se réjouir d'achever 2019 sur un record au dernier trimestre avec 112.000 voitures livrées. Les livraisons ont ainsi dépassé les 367.000 véhicules sur l'année, un chiffre en hausse de 50% par rapport à 2018.

Pour autant, la période est délicate pour Tesla qui a procédé à des réductions d'effectifs et qui fait face aux interrogations à l'égard de son système de pilotage automatique après trois accidents mortels l'impliquant aux Etats-Unis, et ce alors qu'il prévoyait de faire circuler ses voitures autonomes dans les rues à une échéance de quelques mois.

Malgré ce scepticisme, le groupe reste solide : ses actions se sont envolées de 91,1% ces trois derniers mois, portant sa capitalisation boursière à plus de 70 milliards d'euros.

La blockchain au renfort de la crise du logement social au Royaume-Uni

La technologie blockchain transforme les méthodes de travail des entreprises et les modèles de financement à tous les niveaux. Le promoteur immobilier britannique Brikcoin estime que sa crypto-monnaie du même nom qui est adossée à des actifs peut répondre à la crise du logement social dans ce pays et faciliter l'accès aux liquidités dans l'immobilier tout en générant de meilleurs profits. Nous avons interrogé James Hare, le fondateur de cette société, à Dubaï en commençant par lui demander d'où lui est venue son inspiration.

James Hare, fondateur de Brikcoin :

"L'idée de Brikcoin m'est venue de la passion que j'ai toujours eue pour la promotion immobilière et aux tout débuts de la blockchain, je me suis posé une question très simple : peut-on utiliser cette technologie dans l'immobilier ? Et la réponse a été clairement oui. Et effectivement, le problème économique le plus urgent au Royaume-Uni, c'est la crise du logement social et je me suis dit qu'on pouvait y répondre en utilisant cette technologie et en créant une communauté à partir de ce concept."

James O'Hagan, euronews :

"Pourriez-vous expliquer un peu plus cette crise du logement social ?"

James Hare :

"C'est notre crise numéro 1 au Royaume-Uni. Il y a 1,8 millions de personnes qui attendent d'avoir un logement et leur nombre augmente tous les jours. On a besoin de construire plus de trois millions de logements sur les vingt prochaines années. Et actuellement, on n'en livre qu'une petite partie."

James O'Hagan :

"Si l'on se place du côté des investisseurs, à quoi peuvent-ils s'attendre s'ils décident d'investir dans Brikcoin ?"

James Hare :

"La première chose importante, c'est que notre cryptomonnaie est adossée à des actifs. Ce qui veut dire que pour chaque projet que nous construisons, nous en conservons la propriété. Quand les logements sont construits, nous en donnons les clés aux autorités locales pour une période de 50 ans en échange d'un bail, mais comme je l'ai dit, nous restons propriétaires. Deuxièmement, nous faisons des profits intéressants comme n'importe quel promoteur privé. Et troisièmement, il y a des gens qui veulent conserver leur cryptomonnaie Brikcoin et le marché en général veut la vendre et l'acheter en estimant sa valeur future étant donné que nous sommes une société immobilière qui se développe vite dans l'ensemble."

James O'Hagan :

"Quand on achète une unité Brickcoin, est-ce que ça correspond à une seule brique ?"

James Hare :

"Non. Je crois que le principe, c'est que vous obtenez une exposition à ce que nous faisons en tant que société immobilière privée. En réalité, diviser notre activité en briques individuelles - étant donné l'échelle sur laquelle nous voulons travailler si nous voulons vraiment avoir une chance de contribuer à résoudre ce problème d'ampleur -, c'est une chose. Il y a d'autres projets qui s'appuient sur la blockchain et qui essaient de faire cela. Mais nous, nous voulons que notre communauté bénéficie de tout ce que nous faisons dans notre domaine et qu'elle ne récupère pas uniquement une brique donnée d'une propriété donnée."

James O'Hagan :

"Votre société est enregistrée au Royaume-Uni, mais implantée ici à Dubaï. Quels sont les avantages à lancer une activité en étant installé à Dubaï ?"

James Hare :

"C'est parce qu'il s'agit d'un hub. Je vis à Dubaï depuis 22 ans, je me sens vraiment chez moi ici. J'aime cette ville, le niveau de sécurité et le fait d'avoir l'impression de vivre en communauté."

Les start-up prennent leur part du gâteau de l'espace

L'homme veut retourner sur la Lune et l'investissement dans l'exploration spatiale décolle. "L'économie lunaire" comme on l'appelle s'ouvre aux start-up qui ont des ambitions interplanétaires. L'une d'entre elles espère offrir au Royaume-Uni son premier alunisseur en 2021.

Territoire longtemps réservé aux gouvernements et aux complexes militaro-industriels, l'exploration spatiale ouvrira dans les années 2020, un monde d'opportunités pour le secteur privé à l'heure où le marché mondial de l'espace devrait doubler en valeur d'ici 2030.

La start-up britannique Spacebit a elle le regard tourné vers la Lune. "Notre entreprise a cinq ans," a précisé Pavlo Tanasyuk, fondateur et PDG de l'entreprise, lors de la présentation de ses projets. "Nous avons travaillé dans la discrétion pendant quelques années," poursuit-il, "et à présent, il est temps pour nous de présenter nos deux formidables projets : un rover lunaire et un alunisseur. Ce dernier est en fait le tout premier à pouvoir redécoller, puis se poser de nouveau dans différents endroits de la Lune," a-t-il expliqué.

"Nous développons tout cela au Royaume-Uni et nous emmènerons notre spider [ndlr : rover qui ressemble à une araignée] pour le tester aux Émirats arabes unis ce printemps, le premier lancement de ce spider lunaire interviendra en 2021," a-t-il précisé.

Mais avec les dépenses colossales en recherche et développement qui sont nécessaires, ce domaine est-il commercialement viable pour une start-up ?

"D'un point de vue commercial, c'est très intéressant," répond Pavlo Tanasyuk. "Nous avons foi dans l'économie lunaire, dans nos projets, dans l'extraction de ressources minérales sur la Lune dans un avenir tout aussi proche et il y a également le fait que la Lune pourrait représenter une étape très intéressante pour aller plus loin, pour aller vers Mars," a-t-il dit.

"D'ici quelques années, nous voulons réussir à poser sur la Lune, notre rover, puis notre alunisseur ; donc nous serons en mesure d'offrir des opportunités commerciales à d'autres entreprises pour qu'elles partent avec nous pour la Lune - non seulement des entreprises, mais aussi des gouvernements -," a insisté le fondateur de Spacebit. "Nous deviendrons ainsi, une entreprise de premier plan dans l'aérospatiale et l'une des entreprises capables d'emporter des charges utiles sur la Lune et nous prévoyons de vendre notre capacité fret : d'après nos prévisions à long terme, un kilogramme de charge utile coûtera environ un million de dollars américains," a-t-il fait savoir.

D'après des investisseurs, l'économie spatiale représentera 1000 milliards de dollars américains en 2030, un gâteau dont les start-up peuvent désormais avoir leur part.

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