À Barcelone, quelque 2 000 manifestants ont défilé avec des drapeaux espagnols et de Ceuta pour défendre l'unité territoriale de l'Espagne, sous le slogan « La Catalogne avec Ceuta, une seule Espagne ».
De son côté, Santiago Abascal, chef du parti d'extrême droite Vox, a choisi de célébrer la fête nationale à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, plutôt que d'assister au défilé militaire à Madrid. Il y a déposé une gerbe en hommage aux personnes mortes pour l'Espagne.
Cette visite intervient dans un contexte de tensions migratoires et territoriales. Le Maroc revendique la souveraineté sur Ceuta, où plus de 70 000 personnes sont entrées depuis le territoire marocain les 30 et 31 juillet. Si la plupart sont reparties quelques jours plus tard, plusieurs milliers sont restées sur place, mettant les services locaux sous pression.
Dimanche, plus de 350 policiers, appuyés par des militaires, ont participé au démantèlement du dernier grand campement de migrants, à El Guano. L'opération a eu lieu à deux jours de la visite du roi Felipe VI et de la reine Letizia, également attendus à Melilla le 14 octobre. Il s'agira de leur première visite dans les deux enclaves depuis 2007.