À Lyon, au lendemain des violences du 17 octobre, les pompiers étaient toujours mobilisés après l'incendie qui a ravagé l'office de tourisme, place Bellecour. La façade du bâtiment restait noircie et de la fumée s'en échappait encore. Plusieurs commerces voisins, dont Hugo Boss, H&M, The Kooples, Printemps, Louis Vuitton et McDonald’s, ont été vandalisés et pillés. Tout au long de la journée, commerçants et groupes de jeunes se sont mobilisés pour nettoyer les rues et effacer les traces des violences de la veille.
À Paris également, des vitres brisées et des devantures endommagées étaient visibles dans de nombreux quartiers comme au centre commercial Les Halles, devant l'Opéra de Paris et devant plusieurs grandes enseignes, dont Nike, Sephora et Burger King.
À Marseille, les équipes de nettoyage arrosaient la rue Saint-Ferréol, jonchée de vitrines brisées, de débris et de centaines de boîtes de chaussures vides. Plusieurs enseignes du triangle Saint-Ferréol–Grignan–Canebière avaient été pillées ou dégradées. La mairie a ouvert un point d'information à l'angle de la rue Saint-Ferréol et de la Canebière pour accompagner les commerçants touchés, tandis que les forces de l'ordre maintenaient une présence dans le secteur.
Dans les trois plus grandes villes de France, agents municipaux, commerçants et bénévoles ramassaient les éclats de verre et réparaient les vitrines après une journée de manifestations contre la hausse du coût de la vie, ponctuée d'émeutes et de pillages. À l'échelle nationale, près de 1 500 commerces auraient été touchés, selon la Fédération du commerce et de la distribution, qui chiffre les pertes à plusieurs centaines de millions d'euros.