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Canada, vagues de chaleur, IA et Ceuta : l'essentiel du discours sur l'état de l'Union de von der Leyen

Ursula von der Leyen.
Ursula von der Leyen. -  Tous droits réservés  Pascal Bastien/Copyright 2025 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Pascal Bastien/Copyright 2025 The AP. All rights reserved
Par Jorge Liboreiro & Luca Bertuzzi & Angela Skujins & Peggy Corlin & Vincenzo Genovese & Mared Gwyn Jones & Marta Pacheco & Eleonora Vasques & Sandor Zsiros
Publié le •Mis à jour
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Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a prononcé son discours annuel sur l’état de l’Union européenne à Strasbourg.

Parmi les principales annonces d'Ursula von der Leyen figurent un plan européen contre les vagues de chaleur, la création d’un Conseil de sécurité avec des alliés partageant les mêmes valeurs, ainsi qu’un dispositif d’urgence pour faire face aux arrivées massives de migrants en situation irrégulière, inspiré de la crise à la frontière de Ceuta.

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La présidente de la Commission a également ouvert la voie à une éventuelle adhésion du Canada en tant que premier "membre associé" de l’Union européenne, afin de porter les relations entre les deux parties "au plus haut niveau possible".

Elle a également abordé le développement rapide des systèmes d’intelligence artificielle, les restrictions des réseaux sociaux pour les enfants, la guerre menée par la Russie en Ukraine, la guerre hybride et la situation au Moyen-Orient.

Voici les principales annonces de son discours d’une heure :

  • Un plan européen pour faire face aux vagues de chaleur,
  • Une "Alliance européenne d’assurance climatique" pour se protéger contre les phénomènes météorologiques extrêmes,
  • Un Conseil de sécurité réunissant l’Ukraine, le Royaume-Uni, la Norvège et le Canada,
  • Un mécanisme inspiré de l’OTAN pour répondre aux attaques hybrides,
  • Le "EU Kids Act" visant à restreindre l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux,
  • Une coalition de partenaires partageant les mêmes valeurs pour surveiller le développement rapide des systèmes d’IA de pointe,
  • Un dispositif d’urgence pour faire face aux arrivées massives de migrants en situation irrégulière, inspiré de la crise à la frontière de Ceuta,
  • Un "Pacte européen pour les soins" pour répondre aux défis démographiques,
  • Un statut de "membre associé" pour le Canada, une première pour l’Union européenne.

"J’invite le Canada à devenir le premier membre associé de l’UE"

Une annonce diplomatique majeure : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a invité le Canada à devenir le premier "membre associé" de l’Union européenne.

Le Canada n’étant pas un État européen, il ne peut pas devenir membre à part entière de l’UE en vertu des traités. Les responsables européens cherchent donc depuis quelque temps d’autres options.

Mercredi, devant les eurodéputés réunis à Strasbourg, Ursula von der Leyen a proposé à Ottawa le statut de "membre associé". Le Premier ministre Mark Carney était présent dans l'hémicycle en tant qu'invité d'honneur.

"J’invite le Canada à devenir le premier membre associé de l’UE", a déclaré Ursula von der Leyen.

Reste à voir ce que ce statut impliquera concrètement. Mais le signal politique envoyé au monde est fort : Bruxelles et Ottawa semblent tous deux prêts à approfondir leur relation.

Immigration : un "cadre d'urgence" pour faire face aux crises comme celle de Ceuta

Ursula von der Leyen a annoncé un nouveau "cadre européen de réponse aux situations d’urgence", qui pourrait être activé selon des critères strictement définis en cas d’afflux soudain et massif de migrants en situation irrégulière, comme celui observé dans l’enclave espagnole de Ceuta en juillet dernier.

"Les événements de cet été montrent que nos outils doivent évoluer, notamment pour faire face aux situations d’urgence", a déclaré Ursula von der Leyen, estimant que l’UE doit disposer des moyens de protéger ses frontières, en particulier lorsque "des mouvements massifs de population sont organisés et utilisés comme une arme".

Ce cadre permettrait d’assouplir temporairement les procédures habituelles. Selon des sources européennes, cela pourrait notamment se traduire par une suspension temporaire du droit d’asile.

Von der Leyen appelle l'Europe à résister aux "ultranationalistes, anti-Européens et ingérences russes"

Ursula von der Leyen a appelé les Européens à "résister" face aux forces qui cherchent à "instrumentaliser" les préoccupations du quotidien, comme les guerres, la concurrence mondiale ou les technologies disruptives, afin de "nous diviser".

"Une bataille des récits cherche à saper la confiance dans l’Europe et à paralyser nos démocraties", a-t-elle déclaré. "Nous le voyons avec la montée des extrêmes, le recul de la nuance, jusque dans la manière dont nous nous traitons les uns les autres."

"Notre choix est donc clair", a-t-elle lancé aux eurodéputés. "Voulons-nous une Europe forte et indépendante, qui défende ses valeurs dans le monde ? Voulons-nous nous rassembler autour de notre projet européen, convaincus qu’ensemble, nous pouvons décider de notre propre destin ? Ou allons-nous laisser nos démocraties être fragilisées par les relais et les marionnettes de régimes autoritaires ?"

Von der Leyen a cité les ultranationalistes, les anti-Européens, les ingérences russes et la désinformation parmi ceux qui cherchent à diviser l’Union.

"Les noms peuvent être différents, mais leur objectif est le même. Ils méprisent nos valeurs et veulent briser notre unité européenne. Alors, ne nous contentons pas de leur résister : battons-nous ensemble pour notre projet européen."

Son discours intervient après la large victoire du parti d’extrême droite AfD aux élections en Saxe-Anhalt, dans son Allemagne natale.

Von der Leyen annonce une nouvelle "Alliance pour l'assurance climatique"

Après un été marqué par de fortes vagues de chaleur, des milliers d’hectares ravagés par les incendies et la mise à l’arrêt de centrales nucléaires en Hongrie et en Roumanie en raison de la baisse du niveau du Danube, Ursula von der Leyen a annoncé une nouvelle "Alliance pour l’assurance climatique".

"Aujourd’hui, seuls environ 25 % des dommages liés aux catastrophes en Europe sont couverts par des assurances privées. Cela signifie que, bien trop souvent, les budgets nationaux deviennent l’assureur de dernier recours. Nous devons agir pour combler ce déficit", a déclaré la présidente de la Commission aux eurodéputés.

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