De son côté, le Hezbollah a averti samedi que les dernières frappes israéliennes "feraient l'objet d'une réponse appropriée".
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré samedi que de nouvelles frappes israéliennes meurtrières dans le sud du Liban avaient envoyé un "message clair" concernant le processus de négociation entre les deux pays, selon un communiqué de son bureau.
Les médias d’État libanais avaient auparavant rapporté qu’au moins 11 personnes, dont trois enfants et deux femmes, avaient été tuées dans des frappes israéliennes sur Ansar et Deir al-Zahrani. Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières au Liban depuis la conclusion, en juin, d’un accord-cadre soutenu par les États-Unis visant à réduire les hostilités.
"Le président Aoun estime que ces violations envoient un message clair quant au processus de négociation et aux efforts américains visant à mettre en œuvre cet accord", indique le communiqué de la présidence. Il précise qu’"une famille entière de la ville d’Ansar" a été tuée dans les frappes.
L’armée israélienne affirme que ces frappes ont été menées en riposte à une attaque du Hezbollah, mouvement armé soutenu par l’Iran, contre des soldats israéliens "sur la crête d’Ali al-Taher, située dans la zone de sécurité".
Le Liban a été entraîné dans le conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran, déclenché fin février après que le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël à la suite de la mort de l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei.
En réponse, Israël a mené une série de frappes ainsi qu’une offensive terrestre dans le sud du Liban, où ses forces ont établi une "zone de sécurité" et affirment chercher à détruire ce qu’elles présentent comme des "infrastructures terroristes".
Dans un communiqué publié plus tard samedi, le Hezbollah a averti que les dernières frappes israéliennes feraient l’objet d’une réponse.
"L’ennemi israélien doit clairement comprendre que ses actes d’agression, ses violations et ses tentatives d’imposer un fait accompli ne peuvent pas se poursuivre", a déclaré le groupe, appelant également les autorités libanaises à "cesser de courir après les négociations menées par les États-Unis".
Aux termes de l’accord-cadre conclu en juin entre Israël et le Liban, les forces israéliennes devaient se retirer progressivement du territoire libanais, dans l’attente du "désarmement vérifié des groupes armés non étatiques et du démantèlement des infrastructures qui leur sont associées".