À Munich, le jour 2 de la Conférence sur la sécurité touche à sa fin, avec l'Ukraine et l'avenir des relations transatlantiques au cœur des débats des décideurs mondiaux.
Volodymyr Zelensky a estimé samedi lors de la Conférence de Munich que l'Ukraine avait "besoin d'une date" pour son adhésion à l'Union européenne, répondant à une question d'Euronews. Selon le leader ukrainien, le pays et ses institutions doivent être "techniquement prêtes" à rejoindre le bloc d'ici 2027.
Il a également qualifié l'absence de l'Europe à la table des négociations de "grave erreur" et a insisté sur la nécessité d'impliquer pleinement les Vingt-Sept pour garantir une paix durable et une sécurité véritable.
L'autre moment fort de la journée à Munich a été le discours très attendu du secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui a souligné que les États-Unis cherchaient à "revitaliser" une "vieille amitié" avec l'Europe.
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Reza Pahlavi appelle à une intervention militaire contre l'Iran
Le fils exilé du dernier shah d'Iran, Reza Pahlavi, a affirmé samedi à Munich qu'il était prêt à mener le pays vers un futur démocratique et laïque, lors d'un rassemblement d’environ 200 000 personnes.
Pahlavi, 62 ans, a appelé les Iraniens, en Iran et à l’étranger, à poursuivre les manifestations, en scandant des slogans depuis leurs domiciles ou leurs toits à 20h (17h30 heure de Paris) samedi et dimanche, pour accompagner les protestations en Allemagne et ailleurs.
Cette mobilisation intervient alors que Washington continue de dialoguer diplomatiquement avec Téhéran, et que la Suisse a confirmé samedi que l’Oman, médiateur, accueillerait un nouveau cycle de discussions à Genève la semaine prochaine.
S’adressant à Trump à Munich, Pahlavi avait déclaré :
Le peuple iranien vous a entendu dire que l’aide arrive, et il a foi en vous. Aidez-les. Il est temps de mettre fin à la République islamique.

AP Photo/Ebrahim Noroozi
Lors d'une conférence de presse en marge de la Conférence sur la sécurité, Reza Pahlavi a également estimé qu'une "intervention rapide" pourrait sauver des vies supplémentaires et renforcer la sécurité dans la région.
Chaque jour qui passe, de nombreux Iraniens meurent dans leur pays.
Environ 200 000 personnes manifestent contre le régime iranien à Munich
Environ 200 000 personnes ont manifesté samedi 14 février à Munich contre les autorités de la République islamique d'Iran, a annoncé la police de la capitale bavaroise, alors que se tient la conférence sur la sécurité.
Les partisans du retour de la dynastie Pahlavi se sont rassemblés sur la Theresienwiese, dénonçant la répression meurtrière des manifestations en Iran en janvier. Selon des groupes de défense des droits humains et des observateurs, ces mouvements ont été brutalement réprimés, jusqu'à 30 000 personnes auraient péri en quelques jours.
La foule a scandé des slogans en soutien à Reza Pahlavi, fils exilé de l’ancien shah d'Iran, et nombreux étaient ceux qui brandissaient des drapeaux ornés du lion solaire, emblème de la monarchie renversée en 1979.



AP Photo/Ebrahim Noroozi
" L'Europe mérite une place à la table des négociations car elle paie pour la défense de l'Ukraine", selon le chef de la diplomatie polonaise
Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a affirmé que l'Europe mérite une place à la table des négociations, puisqu'elle finance, contrairement aux États-Unis, la sécurité de l'Ukraine.
"Les dépenses américaines pour la guerre l'an dernier ont été proches de zéro", a-t-il déclaré lors du panel "Holding the Line: Defending Europe and Supporting Ukraine" ('Résister : défendre l’Europe et appuyer l’Ukraine").
Nous achetons des armes américaines pour les livrer à l'Ukraine. Il n'existe aucun plan d’aide au Congrès américain et il n'y a même pas de perspective d'un tel paquet. Si nous payons, si cela affecte notre sécurité et pas seulement celle de l'Ukraine, alors nous méritons une place à la table des négociations, car l'issue de cette guerre nous concernera
Le ministre polonais a conclu le panel en évoquant la réaction de la Pologne si la Russie franchissait sa frontière :
Si elle franchit la frontière et commence à tuer des citoyens de l'OTAN, des citoyens polonais, nous nous attendons à ce que le Conseil de l'Atlantique nord se réunisse et active le plan de riposte. Après cela, le plan est très simple : nous gagnons, ils perdent.
Powiem jasno. To Europa płaci teraz za tę wojnę. Kupujemy amerykańską broń, aby dostarczyć ją Ukrainie. Dodatkowy pakiet pomocowy USA wyczerpał się w zeszłym roku. Płacimy za nasze bezpieczeństwo i dlatego zasługujemy na miejsce przy stole negocjacyjnym.
— Radosław Sikorski 🇵🇱🇪🇺 (@sikorskiradek) February 14, 2026
📍Monachijska… pic.twitter.com/rLfAH4M36h
Sur Euronews, Zelensky réclame "une date" pour l'adhésion de l'Ukraine à l'UE et vise 2027
Interrogé par Maria Tadeo d'Euronews, Volodymyr Zelensky a estimé que l'Ukraine avait "besoin d'une date" pour son adhésion à l'Union européenne, affirmant vouloir que le pays soit prêt à rejoindre le bloc dès 2027.
La date d'adhésion dépend de toutes ces discussions avec nos partenaires, mais – et je ne veux manquer de respect ni aux États-Unis ni à l'Europe – nous avons besoin d’une date, car sinon la Russie tentera de nous bloquer, directement ou peut-être par l'intermédiaire d'autres pays.
Selon le leader ukrainien, le pays et ses institutions doivent être "techniquement prêtes" à une adhésion en 2027.
Johanna Urbancik / Euronews
"La balle est dans le camp de Poutine", affirme Pistorius, qui voit l'OTAN en pleine transformation
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, estime que "la balle est dans le camp de Poutine" alors que, dans quelques jours, l'invasion à grande échelle de l'Ukraine entrera dans sa cinquième année.
Selon lui, l'OTAN devient " plus européenne tout en restant transatlantique". Il rappelle que le financement américain de l'alliance a toujours été prévu comme une exception, jamais comme la norme. Les Européens, déclare-t-il, ont jusqu’à présent "fait trop peu pour soutenir l'ordre précieux : nous nous sommes focalisés sur nos faiblesses, avons râlé, critiqué les autres pour leur inaction ".
La réalité est aujourd'hui très différente. Les armées européennes combinées surpassent n'importe quelle autre armée au monde. Nous dépensons beaucoup plus pour la défense que jamais auparavant. Notre industrie militaire produit du matériel de premier plan. Nous prenons notre avenir en main dans le développement de capacités conjointes et le financement des acquisitions.
Il souligne que la politique de défense allemande et européenne doit gagner en efficacité, en coordination et en visibilité auprès du public. Selon lui, les débats sur le Groenland ont prouvé que " nous en sommes capables".
Starmer affiche "de grandes ambitions" pour le futur partenariat UE-Royaume-Uni
Keir Starmer et Ursula von der Leyen, qui se sont succédé à la tribune de Munich, se sont également rencontrés en marge de la conférence.
Lors de cette rencontre, le Premier ministre britannique a "exprimé ses grandes ambitions pour le futur partenariat UE-Royaume-Uni", selon un communiqué de Downing Street.
Il a détaillé son souhait d'une intégration plus poussée dans les domaines économique, de la défense et de la technologie, les deux dirigeants s'engageant à "poursuivre les travaux avant le prochain sommet UE-Royaume-Uni".
Ils se sont engagés à avancer sur un accord sur l'alimentation et les boissons pour faire baisser les prix, un système d'échange de quotas d'émissions pour réduire les factures, et un programme donnant aux jeunes plus de chances de travailler et voyager à l'étranger.
Dans un post sur X, la cheffe de l'exécutif européen a souligné qu'"il est naturel de travailler ensemble pour protéger nos populations et nos intérêts communs".
Good meeting with @Keir_Starmer in Munich.
— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) February 14, 2026
Europe and the UK share similar challenges - from intense geoconomic rivalries to threats to our security.
it is natural that we work closer to protect our people and common interests.
We had a successful summit last year - let's keep… pic.twitter.com/McQgGrPQXr
Von der Leyen : "La Russie agit depuis longtemps comme un État terroriste"
La présidente de la Commission européenne a réagi à la déclaration conjointe de cinq pays européens (🇫🇷 🇬🇧 🇩🇪 🇸🇪 🇳🇱) affirmant que la Russie était responsable de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny.
Il s'agissait d'un acte lâche de la part d'un dirigeant effrayé. La Russie agit depuis longtemps comme un État terroriste, recourant à des méthodes terroristes. Empoisonner ses adversaires politiques. Faire taire les journalistes. Envahir des voisins paisibles. Voici le vrai visage de la Russie d'aujourd'hui.
"Nous honorons la mémoire d'Alexeï Navalny et de tous ceux que la Russie de Poutine a violemment réduits au silence au fil des ans", a-t-elle ajouté.
Five European nations have determined that Russia poisoned Alexei Navalny.
— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) February 14, 2026
This was a cowardly act from a frightened leader.
Russia has long acted as a terrorist state, relying on terrorist methods.
⁰Poisoning political opponents.⁰Silencing journalists.⁰Invading peaceful…
Le "désir " de Trump pour le Groenland reste "intact", selon Mette Frederiksen
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a déclaré à la Conférence de Munich sur la sécurité que Donald Trump souhaitait toujours prendre le contrôle de l'immense île arctique.
Le désir du président américain est intact. Nous ne sommes pas d'accord, et d'ailleurs l'Europe non plus.
Trump avait déjà menacé le mois dernier de s'emparer du Groenland par la force, provoquant des craintes de conflit entre alliés de l'OTAN et mettant potentiellement en péril l'alliance militaire, vieille de 77 ans.
Un accord sur un “cadre pour l'avenir” du Groenland aurait été conclu entre Trump et le chef de l'OTAN, Mark Rutte, en marge du Forum de Davos. Depuis, des négociations trilatérales entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis se poursuivent. Frederiksen a toutefois reconnu que les alliés devaient faire davantage collectivement pour renforcer la sécurité dans le Grand Nord.
Le 6 février dernier, la France est devenue le premier pays de l'UE à ouvrir un consulat à Nuuk, la capitale du territoire autonome danois.

AP Photo/Michael Probst
La punchline du jour signée Zelensky
Volodymyr Zelensky a de nouveau durci le ton contre le chef du gouvernement hongrois, l'accusant d'ignorer la menace russe.
Dans son discours, le président ukrainien a affirmé que le combat de l'Ukraine contre la Russie permettait à l’Europe de vivre librement.
"Ce sont précisément les Ukrainiens qui tiennent le front européen. Derrière notre peuple se tiennent une Pologne indépendante et des pays baltes libres", a-t-il souligné, ajoutant que tout le monde en Europe ne l'avait pas compris.
Un certain Viktor peut penser à faire grandir son ventre, plutôt qu'à renforcer son armée pour empêcher les chars russes de revenir dans les rues de Budapest .
L'intéressé a réagi sur X :
Cher Volodymyr, merci pour ce nouveau discours de campagne en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Il permettra aux Hongrois de mieux comprendre la situation
Le Premier ministre hongrois adopte depuis longtemps une position plus conciliante envers Moscou, refusant de sanctionner certains intérêts russes ou de rompre complètement les liens énergétiques. À l’approche des élections législatives, Orbán accentue sa rhétorique anti-Kyiv pour consolider son électorat.
Dear Volodimir @ZelenskyyUa,
— Orbán Viktor (@PM_ViktorOrban) February 14, 2026
Thank you for yet another campaign speech in support of Ukraine’s accession to the European Union. It will greatly help Hungarians see the situation more clearly.
There is, however, something you misunderstand: this debate is not about me and it is… https://t.co/2xixBgMcnu
Sánchez s’oppose à Macron sur le nucléaire
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a affirmé son opposition au réarmement nucléaire.
À l'inverse, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont laissé entendre qu'ils pourraient lancer des discussions en vue d'une dissuasion nucléaire européenne commune.
Il y a soixante-dix ans, nos parents et grands-parents ont conclu que la dissuasion nucléaire était une manière bien trop coûteuse et risquée d'éviter les conflits entre nations. Trop coûteuse, car elle nécessitait des investissements publics colossaux, et trop dangereuse, car à plusieurs reprises, des erreurs techniques ou humaines ont frôlé le déclenchement d'une guerre nucléaire totale entre l'Occident et l'ex-Union soviétique.

AP Photo/Michael Probst
La Maison de l'Ukraine accueille un déjeuner avec des dirigeants et un athlète disqualifié
En marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, un déjeuner ukrainien organisé par la Victor Pinchuk Foundation s'est tenu à l'Ukraine House (Maison de l'Ukraine), avec un panel composé de dirigeants européens, parmi lesquels la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le président tchèque Petr Pavel.
Le spécialiste ukrainien de skeleton, Vladyslav Heraskevych, était également présent, tenant le casque honorant les athlètes morts à la guerre qui lui a valu son exclusion des Jeux olympiques d'hiver à Milan-Cortina. Il a été accueilli par une ovation debout.
Johanna Urbancik / Euronews
La commissaire européenne à l'Élargissement, Marta Kos, a souligné que l'Ukraine avait déjà apporté "beaucoup de choses positives" à l'Europe. Interrogée sur une éventuelle adhésion d'ici 2027, elle a reconnu que cela n'était "pas possible selon la procédure actuelle", mais a insisté : "Nous ne pouvons plus attendre, et nous en discutons déjà."
Barrot rend hommage à Navalny
"Il y a deux ans, Alexeï Navalny décédait des suites d’un empoisonnement lié à un des agents neurotoxiques les plus mortels", a écrit sur X le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rendant hommage à "cette figure de l’opposition, tuée pour son combat en faveur d'une Russie libre et démocratique".
Nous savons désormais que Vladimir Poutine est prêt à utiliser l’arme chimique contre son propre peuple pour se maintenir au pouvoir.
Il y a deux ans, Alexeï Navalny décédait des suites d’un empoisonnement lié à un des agents neurotoxiques les plus mortels. Nous savons désormais que Vladimir Poutine est prêt à utiliser l’arme chimique contre son propre peuple pour se maintenir au pouvoir. La France rend hommage…
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) February 14, 2026
Réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Munich
Les ministres des Affaires étrangères de la France, du Canada, de l'Italie, du Japon, d'Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis, ainsi que la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, se sont réunis en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité.
Selon un communiqué du Quai d'Orsay, cette rencontre informelle a été l’occasion pour le ministre Jean-Noël Barrot "de présenter à ses homologues les grandes priorités de la présidence française du G7" en 2026 :
- le traitement des grands déséquilibres macroéconomiques mondiaux,
- et la refonte du modèle de partenariats internationaux, notamment sur les questions de narcotrafic et de criminalité organisée.
"Bientôt 4 ans jour pour jour après l'invasion russe en Ukraine, [...] les membres du G7 ont réaffirmé leur soutien indéfectible à l'Ukraine dans la défense de sa liberté, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale", peut-on lire dans le communiqué.
Une attention particulière a été portée à la manière dont le G7 continuera à soutenir le secteur énergétique ukrainien, cible des attaques directes de la Russie.
Les participants ont aussi évoqué plusieurs crises internationales (Gaza, Iran, Venezuela, Indo‑Pacifique, Soudan, Haïti) et ont souligné l'importance d'associer les pays émergents aux travaux du G7, notamment sur la gouvernance mondiale et la sûreté maritime.
🔴 EN DIRECT | Suivez la conférence de presse de @jnbarrot, à la suite de la première réunion des ministres des Affaires étrangères sous présidence française du G7, à Munich. https://t.co/Y5L5WPH31h
— France Diplomatie 🇫🇷🇪🇺 (@francediplo) February 14, 2026
Yulia Navalnaïa : "Vladimir Poutine est un meurtrier. Il doit répondre de tous ses crimes"
"Des scientifiques de cinq pays européens ont établi que mon mari, Alexeï Navalny, a été empoisonné à l’épibatidine, une neurotoxine parmi les plus mortelles au monde", a déclaré la veuve de l'opposant russe, Yulia Navalnaïa, dans un message publié sur les réseaux sociaux.
"Dans la nature, ce poison se trouve sur la peau de la grenouille à flèches d’Équateur. Il provoque paralysie, arrêt respiratoire et mort douloureuse", a-t-elle ajouté.
J'étais certaine dès le premier jour que mon mari avait été empoisonné, mais maintenant j'en ai la preuve : Poutine a tué Alexeï avec une arme chimique.
Elle a exprimé sa gratitude envers les États européens "pour le travail méticuleux mené pendant deux ans et pour avoir mis au jour la vérité".
"Vladimir Poutine est un meurtrier. Il doit répondre de tous ses crimes", a conclu Yulia Navalnaïa.
L'épouse de l'opposant russe avait appris la mort de son mari le vendredi 16 février, alors qu’elle participait à la 60e Conférence de Munich sur la sécurité où elle avait été invitée. Elle est revenue à la Conférence l'an passé et y assiste de nouveau cette année pour poursuivre son engagement international.

Kay Nietfeld/dpa via AP
Navalny tué par l'État russe, affirment cinq pays européens
L'opposant russe Alexeï Navalny, décédé il y a deux ans dans une colonie pénitentiaire en Arctique, a été assassiné par l'État russe à l'aide d'un puissant agent neurotoxique, affirment, dans une déclaration commune en marge de la Conférence de Munich, les gouvernements allemand, britannique, suédois et néerlandais.
Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas sont convaincus qu'Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine mortelle. Nous et nos partenaires utiliserons tous les leviers politiques à notre disposition pour continuer à demander des comptes à la Russie.
Les cinq pays ont déclaré que " la Russie disposait des moyens, du mobile et de l'occasion pour administrer ce poison". Ils ont indiqué qu'ils allaient saisir l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques pour violation de la Convention sur les armes chimiques.
The UK, Sweden, France, Germany and The Netherlands are confident that Alexei Navalny was poisoned with a lethal toxin.
— Foreign, Commonwealth & Development Office (@FCDOGovUK) February 14, 2026
We and our partners will make use of all policy levers at our disposal to continue to hold Russia to account. pic.twitter.com/amXI9bx9cp
Zelensky : "On ne sauve pas des vies en disant merci"
Interrogé sur ses prévisions pour l'année à venir, le président ukrainien a répondu que sa priorité immédiate est "le lendemain".
"On ne sauve pas des vies en disant merci", a-t-il ajouté, soulignant que l'Ukraine a besoin de garanties de sécurité solides pour rester protégée lorsque le conflit prendra fin.
Il est également revenu sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Le dirigeant ukrainien a réclamé un calendrier fixe pour l'intégration de Kyiv, poussant l’exécutif européen à repenser sa politique traditionnelle d'élargissement "fondée sur le mérite".

AP Photo/Michael Probst
Rutte : "Aucune raison historique" pour l’invasion russe de l'Ukraine
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a fermement rejeté l'idée selon laquelle il existerait des "raisons historiques" justifiant l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "Il n'y avait absolument aucune raison pour que les Russes envahissent l'Ukraine", a-t-il déclaré.
Ni en 2014 avec l'[annexion] de la Crimée, ni lors de l'invasion à grande échelle fin février 2022 : c'est absolument, absolument faux.
Sur les garanties de sécurité, il a insisté : la priorité absolue pour l’OTAN est que l’alliance reste unie.
Ces derniers jours, il y a eu un énorme changement de mentalité au sein de l'OTAN : les Européens prennent désormais davantage de responsabilités et un rôle de leadership pour leur propre défense.
Rutte a également défendu le rôle du président américain Donald Trump dans le processus de paix, qualifiant de "réussie" une réunion qui s’est tenue le 6 janvier à Paris.

AP Photo/Michael Probst
Zelensky : "Donnez-nous un cessez-le-feu de deux mois et nous organiserons des élections"
Le président ukrainien a déclaré que son pays est "prêt" à organiser des élections, mais seulement si un cessez-le-feu de deux mois est respecté.
Organiser des élections sous les bombardements est tout simplement impossible. Je ne sais pas qui a une telle expérience. Nous, nous n'en avons pas.
Le Kremlin et ses relais médiatiques ont régulièrement remis en question la légitimité du gouvernement ukrainien, insinuant que Kyiv utiliserait la guerre comme prétexte pour prolonger le mandat de ses dirigeants et éviter un véritable scrutin démocratique. De son côté, le président Donald Trump a critiqué l'Ukraine pour ne pas avoir organisé d’élections après mai 2024, date à laquelle le mandat présidentiel de Volodymyr Zelensky devait initialement prendre fin.
Donnez-nous un cessez-le-feu, le président Trump peut le faire. Notre parlement peut modifier la loi et nous irons aux élections si les États-Unis et la Russie exigent que celles-ci se tiennent en Ukraine.
Dans une pique à Moscou, il a même affirmé qu'il serait "heureux" d'instaurer un cessez-le-feu pour permettre la tenue d'élections libres en Russie.
En Ukraine, la loi électorale et la Constitution prévoient que les élections nationales (présidentielles ou législatives) ne peuvent se tenir en temps de guerre ou sous état de siège. Sur ce point, ni l'Union européenne ni d'autres grandes organisations internationales n'ont publiquement critiqué Kyiv pour le report des scrutins. Fin janvier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a adopté une résolution rappelant qu'il est impossible de tenir des élections conformes aux normes internationales en période de loi martiale.
Zelensky appelle l’UE à agir davantage contre la flotte fantôme de la Russie
Le président ukrainien a remercié l'Union européenne pour le prêt de 90 milliards d'euros destiné à financer les besoins militaires et le fonctionnement de l'État pour les deux prochaines années.
Il a qualifié cette aide de "garantie sérieuse de la stabilité financière de l’Ukraine", mais a appelé à davantage de mesures pour assécher les revenus du Kremlin.
"Ne fermons pas les yeux sur le problème : la Russie compte encore sur des régimes complices", a-t-il ajouté, citant la Corée du Nord, ainsi que des entreprises qui lui permettent de contourner les sanctions, évoquant la Chine.
Poutine continue de bénéficier d'une stabilité financière assurée.
Il a évoqué notamment la flotte fantôme de pétroliers que Moscou utilise pour continuer à vendre du pétrole malgré les sanctions occidentales.
Le président ukrainien a précisé avoir abordé la question avec ses alliés européens, dont Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, afin de mettre à jour la législation européenne pour que ces pétroliers puissent non seulement être arrêtés, mais aussi bloqués et confisqués.
Sans l'argent du pétrole, Poutine n'aurait pas de ressources pour cette guerre.
Zelensky : "L'absence de l'Europe à la table des négociations est une grave erreur"
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié de "grave erreur" le fait que l’Europe ne soit pas présente à la table des négociations pour mettre fin à la guerre d'agression de la Russie.
"Nous, Ukrainiens, essayons d'impliquer pleinement l'Europe dans le processus", a-t-il expliqué, afin que les intérêts et la voix de l’Europe soient pris en compte, et parce que "la paix ne peut être construite que sur des garanties de sécurité claires", dont l'Europe devra supporter le poids.
L'Ukraine participera la semaine prochaine à un nouveau cycle de pourparlers de paix avec les États-Unis et la Russie, que le président ukrainien espère "sérieux" et "utiles". Il a toutefois souligné que, bien souvent, il semble que les différentes parties "parlent de choses complètement différentes".
Les Américains reviennent souvent sur le sujet des concessions, et trop souvent ces concessions ne sont attendues que de la part de l'Ukraine.
Il a ajouté que Kyiv veut que le résultat de tous ces efforts soit "une sécurité réelle" et la paix, "une vraie paix".
Marco Rubio croise la caméra d'Euronews
Johanna Urbancik / Euronews
Von der Leyen tacle Rutte
Ursula von der Leyen passe à l'offensive. Elle a d'abord ciblé Mark Rutte, le patron de l'Otan, qui avait récemment déclaré au Parlement européen que l’Europe pouvait "rêver" si elle pensait pouvoir se défendre sans les États-Unis.
J'aimerais lui dire, mon cher ami, qu'il n'y a pas que le statu quo ou la division et le chaos. Il y a beaucoup d'autres possibilités.
Elle a ajouté que cela profiterait à la fois à l’Europe et aux États-Unis.
Il y a bien plus de nuances, et une Europe indépendante signifie développer nos forces sans dépendre constamment de quelqu’un d'autre.
Sur un autre sujet, ce sont cette fois les États-Unis qui se sont retrouvés dans son viseur.
Je veux être très claire : notre souveraineté numérique est notre souveraineté numérique.
L'UE ne reculera pas sur ce point, a-t-elle ajouté.
Von der Leyen se dit "très rassurée" par le discours de Rubio
Interrogée par la prestation du chef de la diplomatie américaine, la présidente de la Commission a décrit Rubio comme "un bon ami, un allié solide" et a souligné que, si certains dans l'administration Trump adoptent un ton plus dur sur les relations transatlantiques, le secrétaire d’État a été très clair : "Nous voulons une Europe forte au sein de l'alliance".

AP Photo/Michael Probst
Les États-Unis veulent "rompre" avec le statu quo, affirme Rubio
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a adressé un message rassurant à ses alliés européens, affirmant que les États-Unis ne souhaitent pas couper les liens, mais "revitaliser" une "vieille amitié".
À une époque où les titres annoncent la fin de l'ère transatlantique, qu’il soit clair pour tous que ce n'est ni notre objectif ni notre souhait, car pour nous, les Américains, notre foyer peut être dans l'hémisphère occidental, mais nous resterons toujours des enfants de l'Europe.
Son intervention a suivi plusieurs discours majeurs prononcés vendredi par des dirigeants européens.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a dressé le constat sévère d’un ordre mondial "qui n’existe plus", dans lequel les États-Unis auraient peut-être déjà perdu leur position de leadership. De son côté, le président français Emmanuel Macron a affirmé que l'Europe devrait repenser son architecture de sécurité face à un monde nouveau, évoquant l'idée d'une dissuasion nucléaire européenne commune.
Rubio appelle l’Europe à sauver l’Occident en s’alignant sur les USA
Pour le secrétaire d’État américain, l’Amérique et l’Europe partagent des racines et un destin commun, mais il met en garde contre un déclin économique et cult…