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4ème jour de manifestation en Haïti pour réclamer le départ du président

Dimanche, plusieurs centaines de manifestants ont pour la quatrième journée consécutive défilé à Port-au-Prince, pour exiger le départ du président Jovenel Moïse.

"Cela fait quatre jours que le peuple est dans la rue et le président ne dit rien. Ça prouve bien qu'il n'est pas compétent", commentait Louis-Paul Vlanel, l'un des manifestants. "Si Jovenel (Moïse) ne démissionne pas dans les heures qui viennent, demain à partir de midi, ça va être la casse totale pour les bourgeois qui le soutiennent."

Plusieurs véhicules ont été incendiés et les vitrines de commerces brisées. Non déclarée, la manifestation de dimanche n'était pas encadrée par des forces de police.

Jeudi, des milliers de personnes à travers le pays avaient manifesté, répondant à l'appel lancé par les principaux groupes d'opposition. Au moins deux personnes ont perdu la vie lors de ces mobilisations, selon le bilan partiel dressé jeudi soir.

Des appels au dialogue

La communauté internationale a appelé les acteurs politiques haïtiens au dialogue alors que depuis jeudi des manifestations parfois violentes paralysent la capitale et les principales villes de province.

Le Core Group (composé de représentants des Nations unies, de l'Union européenne et de l'Organisation des Etats américains ainsi que des ambassades d'Allemagne, du Brésil, du Canada, de la France, des Etats-Unis et de l'Espagne) a également déploré "les pertes de vies humaines et les dégâts matériels occasionnés par les inacceptables actes de violences qui ont eu lieu en marge des rassemblements", dans un communiqué.

Face à la pauvreté extrême et l'inflation dépassant les 15% depuis deux ans, la colère populaire a été attisée par la publication, la semaine dernière, d'un rapport édifiant de la Cour supérieure des comptes sur la gestion calamiteuse et les possibles détournements des fonds prêtés depuis 2008 par le Venezuela à Haïti pour financer son développement économique et social.

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