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Ces artistes européens qui s'imposent sur la scène culturelle de Dubaï

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Ces artistes européens qui s'imposent sur la scène culturelle de Dubaï
Tous droits réservés  euronews   -   Credit: Dubai Tourism
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Street artist reconnu, Paparazzi présente pour la première fois, son art au Moyen-Orient. Ce graffeur originaire de Géorgie et installé à Chypre figure parmi les nombreux artistes européens qui marquent de leur empreinte la scène culturelle de Dubaï en exposant dans son cas au sein du Capital Club.

"Cela représentait une bonne opportunité de montrer mon travail, de faire une grande exposition ici à Dubaï, j'aime cette ville, elle est très différente de Chypre et d'Athènes où j'ai exposé," souligne ​Paparazzi.

"Ce que je fais aujourd'hui, c'est du nouveau muralisme, mais je conserve des éléments du graffiti et je ne m'arrêterai jamais de graffer dans la rue parce que c'est un mode d'expression fort," affirme-t-il.

Autrefois considéré comme du vandalisme, le street art a fait son apparition dans les plus grandes institutions culturelles.

"Continuer à admirer les œuvres" sans sortir de chez soi

Aujourd'hui, le monde de l'art comme d'autres secteurs, en particulier de la création, doit repenser son fonctionnement alors que la pandémie de coronavirus a obligé de nombreuses galeries à fermer temporairement leurs portes.

"De manière générale, les gens ne veulent pas sortir de chez eux, mais ils veulent continuer à admirer les œuvres, ils veulent pouvoir découvrir les créations nouvelles," explique Jasper Hope, PDG de Proscenium Arts.

"Je trouve extrêmement important d'un point de vue personnel de se dire que la créativité n'est pas morte, qu'elle s'exprime toujours," insiste-t-il.

At the moment humanity has plenty of time to think and contemplate about where we are and what direction we should...

Publiée par Paparazzi ART Studio sur Samedi 25 avril 2020

​"Il y a toujours une interaction différente avec le public selon la culture locale"

Nous nous rendons à l'Alserkal Avenue à Al Quoz, le quartier artistique de Dubaï. Le duo d'artistes britanniques The Connor Brothers aurait dû présenter leur toute première exposition au Moyen-Orient, en l'occurrence dans l'entrepôt "The Fridge" de l'Alserkal Avanue, et plutôt que de la reporter, ils ont décidé de l'organiser en ligne. Ce qu'ils n'avaient jamais fait auparavant.

"On a exposé partout dans le monde sauf au Moyen-Orient," indique Mike Snelle, l'un des membres de ce duo, lors d'une liaison à distance. "Pour nous, il y a toujours une interaction différente avec le public selon le pays, la culture locale, chacun porte un regard différent sur nos œuvres selon le lieu, c'est très enrichissant, cela nous permet d'envisager notre art autrement à travers la réaction qu'il suscite," dit-il avant de conclure : "On était content de faire cette expo et on est un peu déçu de ne pas pouvoir être sur place."

​Son partenaire artistique James Golding, interrogé via internet, renchérit : "Il faut espérer que cette situation ne soit qu'une période négative temporaire et qu'elle générera quelque chose de positif et de fou."

"Ne pas perdre totalement cette émotion que l'on ressent devant les œuvres"​

Mais les expositions numériques sont-elles comparables à la visite physique d'une galerie ?

"Je pense que pour l'art, c'est la même chose que pour la musique : vous voulez être dans la salle de concert et c'est aussi vrai pour l'art," précise Jasper Hope.

"Mais quand ce n'est pas possible, il faut se contenter d'autre chose et à Dubaï, nous utilisons la technologie pour montrer les œuvres et ne pas perdre totalement cette émotion que l'on ressent face à elles et qui reviendra, car cette situation est temporaire," lance-t-il.

En attendant un retour à la normale, les affaires continuent chez les marchands d'art sur rendez-vous et en ligne.