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Pèlerinage à Kerbala en Irak malgré la pandémie

Le mois de deuil chiite de moharram qui débute vendredi est habituellement l'occasion de processions et flagellations spectaculaires. Mais cette année, Covid-19 oblige, les pèlerins sont appelés à se confiner ou à commémorer ensemble, mais à bonne distance, le martyre du gendre du prophète.

Autorités gouvernementales et dignitaires religieux en Irak, en Iran ou dans le Golfe n'ont cessé d'appeler à des pèlerinages virtuels et à des commémorations limitées à la maison, uniquement avec la famille proche, après que l'Arabie saoudite a déjà organisé début août un hajj très réduit.

Car la menace est grande : l'Iran chiite est le pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie (plus de 20 000 morts), l'Irak, lui, est en deuxième position avec plus de 6 200 morts et un système de santé en piteux état depuis des années. Quant au Liban, où vivent également de nombreux chiites, nombre de ses hôpitaux ont été détruits dans une récente explosion spectaculaire.

Mais dès jeudi soir, à Kerbala, la ville sainte chiite du sud de l'Irak où a été tué l'imam Hussein lors d'une bataille en 680 qui constitue l'un des actes fondateurs de l'islam chiite, des milliers de pèlerins se pressaient déjà, masqués ou pas, dans les mausolées dorés.

Dans les immenses tentes accueillant les rituels à Bagdad, Bassora ou Kerbala, les autorités chiites ont tenté de mettre en place des gestes barrières: au sol, des marques de pas ou de grandes croix permettent à chacun de savoir où se placer pour respecter la distanciation sociale.

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