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Combattre la COVID-19 au-delà des frontières : l’approche multilatérale du Japon face à la pandémie

Au Vietnam, les rues animées révèlent les succès que le pays a enregistré avec l'aide du Japon dans sa lutte contre la COVID-19.
Au Vietnam, les rues animées révèlent les succès que le pays a enregistré avec l'aide du Japon dans sa lutte contre la COVID-19.   -   Tous droits réservés  MOFA Japan
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Les pays du monde entier prennent des mesures exhaustives pour lutter contre la COVID-19, mais une nation ne peut résoudre seule cette crise. Ce nouvel agent pathogène pose un défi global qui transcende les frontières nationales. Même si une nation parvenait à endiguer le virus, le caractère transitoire des biens et des personnes implique que le risque d’une future nouvelle flambée épidémique demeure. La COVID-19 est un ennemi invisible, qui ignore les frontières et frappe chaque partie du monde.

Depuis la première apparition du virus, le Japon a pris des mesures drastiques au niveau national, conjuguées à des initiatives à l'étranger menées dans le cadre d’une action multilatérale pour aider les pays à mieux lutter contre la propagation du virus. Cette approche s’appuie sur le concept de « sécurité humaine », tel qu’il est défini par les Nations Unies comme « une approche pour aider les États membres à identifier et résoudre les problèmes généralisés et transversaux pour la survie, la subsistance et la dignité de leurs populations ». Cette approche souligne les efforts conjugués des États, de la société civile et des ONG pour relever les défis qui impactent l'humanité toute entière. La sécurité humaine est le principe fondamental de l'aide et de l'assistance que le Japon fourni aux pays en développement, y compris en matière de lutte contre la COVID-19.

Face à cette crise, le Japon a apporté une aide extérieure de plus de 1,54 milliard USD aux secteurs médical et de la santé. En poursuivant ses initiatives multilatérales pour lutter contre le virus, le Japon vise non seulement à fournir des équipements médicaux, mais aussi à mettre en place des plans de renforcement des capacités basés sur une projection à moyen et long terme. Grâce à cette approche, les pays en développement pourront renforcer des systèmes de santé et médicaux durables et financièrement indépendants, et faire en sorte que la couverture sanitaire universelle (CSU) devienne un droit fondamental dont pourront bénéficier les citoyens de chaque nation. En outre, le Japon a créé un Prêt d’urgence en réponse à la crise de la COVID-19 (plafonné à 4,5 milliards USD sur la période 2020 - 2022) à destination des pays en développement pour aider à redynamiser leurs activités économiques.

Éradication du virus au Vietnam : le succès d'un réseau de santé et de recherche solide et durable

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L'aide fournie n'est pas uniquement financière. Avec le soutien du Japon, le NIHE et les institutions dans le pays ont bénéficié d’une formation technique de haute qualité.© MOFA Japan

Le Vietnam illustre une des réussites asiatiques les plus remarquables en matière d’endiguement de la COVID-19. Le succès de ce pays, qui a connu une modernisation accélérée, a été rendu possible en partie grâce à son réseau de recherche et de dépistage. Depuis 2006, le Japon apporte son soutien à l'Institut national d'hygiène et d'épidémiologie (NIHE) de Hanoï pour développer ses capacités. Grâce à des subventions et à une coopération technique, le NIHE est à présent entièrement équipé et son personnel formé pour rechercher des agents pathogènes dangereux.

« L'une de nos activités au Vietnam consiste à renforcer les capacités analytiques des centres de médecine préventive des différentes régions et à mettre en place des formations, » déclare le docteur KAI Masanori. « Je pense que le renforcement des capacités des structures locales sera très important pour assurer le futur du système de santé. »

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Le personnel vietnamien écoute attentivement le docteur KAI, l'un des experts japonais envoyés pour aider à la formation technique.© MOFA Japan

Le Japon continue de soutenir le NIHE, ainsi que l'Institut Pasteur de Ho Chi Minh et 10 autres centres régionaux de contrôle et de prévention des maladies, afin d'améliorer leur réponse pour lutter contre la COVID-19. Ces organismes constituent l’épine dorsale de la réponse sanitaire du Vietnam et de ses capacités de dépistage dans tout le pays. En outre, ils forment les personnels des différents ministères afin de fournir à tous les habitants un accès à des services de santé de qualité.

Concernant l'approche du Japon vis-à-vis des efforts du Vietnam, le directeur du NIHE, M. Dang Duc Anh, a déclaré que « grâce à l’assistance qu’il a fournie au NIHE, notamment dans le renforcement des interconnections entre les services de santé vietnamiens, la population vietnamienne a été le premier bénéficiaire quand nous avons dû éviter une propagation de la COVID-19. »

Efforts du Ghana pour lutter contre la COVID-19 : soutien de longue date du Japon pour lutter contre les maladies en Afrique

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L'Institut Noguchi a fait d’énormes progrès en matière de dépistage au Ghana avec l’aide de spécialistes chevronnés comme OZAWA Maki de la JICA.© MOFA Japan

Le Japon travaille aussi à améliorer la situation sanitaire quantitativement et qualitativement au Ghana en Afrique occidentale. L’Institut Noguchi pour la recherche médicale de l’Université du Ghana, se trouve au centre de cette action. Créé en 1979 avec le soutien du Japon, cet institut porte le nom du microbiologiste NOGUCHI Hideyo, qui mourut au Ghana en 1928 en menant des recherches sur la fièvre jaune. Ce centre est désormais en première ligne dans la lutte contre la COVID-19 et continue de bénéficier d’une aide matérielle et technique du Japon.

Selon Mme OZAWA Maki, directrice adjointe du bureau au Ghana de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), la coopération entre le Japon et l'institut Noguchi dure depuis près de 40 ans et « porte principalement sur la formation de jeunes chercheurs et le développement de projets de recherche communs ». Mme OZAWA a noté qu'au moins 50 chercheurs ont reçu une formation au Japon pour observer de nouvelles techniques et méthodologies expérimentales, afin de « développer rapidement leur appréhension » et de contribuer au dépistage et à la recherche médicale au Ghana.

Au côté des 50 chercheurs formés au Japon, 120 pathologistes se relaient jour et nuit pour effectuer des tests PCR à l'institut. Le Ghana occupe désormais la 3e place en Afrique pour ce qui est du nombre de tests COVID-19 (depuis juillet 2020) et peut couvrir près de 80% des besoins en tests du pays.

En plus de renforcer des mesures contre le virus, l’institut Noguchi conseille aussi les autres établissements médicaux ghanéens dans le renforcement de leurs capacités à conduire des tests. En mars 2019, la JICA a contribué à la création au sein de l'institut du Centre de recherche avancée sur les maladies infectieuses, un établissement de classe internationale doté d’équipements modernes et de laboratoires. L'objectif du Japon est d'aider le pays à être à la pointe de la recherche et à jouer un rôle plus important dans la formation de personnels et la recherche en Afrique de l'Ouest.

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Le professeur Abraham Kwabena ANNAN parle de l'engagement du Japon en faveur de la santé au Ghana et en Afrique de l’Ouest.© MOFA Japan

« La contribution du Japon à l’Institut Noguchi est considérable et elle se traduit par une réactivité des services et une résilience en matière de santé publique, non seulement au Ghana mais aussi dans toute l'Afrique de l'Ouest », déclare le professeur Abraham Kwabena ANNAN, directeur de l’Institut Noguchi pour la recherche médicale. « Et c’est quelque chose dont nous sommes vraiment reconnaissants au Japon. »

Égalité de la vaccination et contribution du Japon aux organisations multilatérales

Avec le développement de la fabrication et de la gestion des vaccins contre la COVID-19 dans plusieurs pays, le Japon considère qu'il est impératif que tous les pays, indépendamment de leur richesse ou de leur niveau de développement, bénéficient d’un accès équitable à des vaccins sûrs, efficaces et de qualité. C'est pourquoi le Japon soutient le Mécanisme COVAX en collaborant avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l’Alliance Gavi.

Le Mécanisme COVAX vise à assurer un modèle de distribution équitable avec le soutien financier des pays développés et de partenaires pour permettre aux pays à faible revenu d’avoir accès aux vaccins. Depuis son lancement en juin 2020, le Japon a joué un rôle clé dans cette initiative mondiale. Le ministre japonais des Affaires étrangères a ainsi annoncé lors de la 4e réunion du Conseil de facilitation de l’Accélérateur ACT du 9 février 2021 que le Japon y contribuerait à hauteur de 200 millions USD.

Par ailleurs, le Japon est depuis longtemps un contributeur important au Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). Grâce à l'UNICEF, le Japon œuvre pour fournir un soutien matériel et éducatif, notamment aux pays du Moyen-Orient, d’Asie-Pacifique et d’Afrique. Cela comprend la fourniture d'équipements de protection individuelle (EPI) indispensables dans les écoles et les hôpitaux, mais aussi du savon, du désinfectant et des formations aux personnels médicaux pour créer un environnement plus sain apte à freiner la propagation épidémique.

Le Myanmar n’est qu’un exemple de l’aide fournie par le Japon à travers l’UNICEF, avec la fourniture de matériel médical, la formation des professionnels de la santé et une campagne d’éducation sur la prévention au virus. Le lavage des mains étant une mesure essentielle pour éviter la propagation de la COVID-19, le Japon a contribué à l’installation de dispositifs de lavage des mains dans plus de 4 000 lieux publics qui peuvent être utilisés par plus de 770 000 personnes. De tels efforts ont permis de créer un environnement sanitaire plus sûr pour éviter une propagation de l'épidémie.

Vers une « nouvelle normalité » et un monde de nouveau ouvert

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Les pays comme le Vietnam, le Ghana et le Myanmar prouvent l’efficacité de l'approche multilatérale du Japon pour créer un monde post-COVID équitable.© MOFA Japan

Ce n’est qu’avec le multilatéralisme que le monde pourra se débarrasser de la COVID-19, et que nous pourrons commencer à reconstruire nos économies nationales, nos vies et notre quotidien. Le Japon est conscient qu'une action véritablement globale et équitable est la voie à suivre.

Même s’il nous faudra du temps pour permettre à ce monde de trouver une « nouvelle normalité ». Nous sommes sur le point d’atteindre ce but grâce à une coopération sans précédent.

Dans cette optique, le Japon poursuit les préparatifs de l'un des plus grands événements internationaux : les Jeux olympiques et paralympiques. Le Premier ministre SUGA Yoshihide a déclaré : « avec la volonté d’organiser des Olympiades porteuses d’un message d’espoir et de courage au monde entier, nous poursuivrons leurs préparatifs en prenant toutes les mesures possibles pour éviter une propagation de l’épidémie ».

En prenant comme modèle l'approche multilatérale et globale du Japon, nous pourrons faire en sorte d’atteindre ce noble objectif. Dans ce processus, nous souhaitons créer une société mondiale plus saine et plus équitable, qui continuera de prospérer même une fois que la menace de la COVID-19 aura disparu.