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L’UE veut empêcher la concurrence déloyale de la Chine

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Par Euronews
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L’UE veut empêcher la concurrence déloyale de la Chine
Tous droits réservés  Yves Herman/AP
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La Commission européenne veut limiter l'influence économique de la Chine sur le continent. Elle propose de nouvelles dispositions pour empêcher l'acquisition d'une entreprise ou pour remporter un marché public en cas de trop forte distorsion en matière de subventions publiques. Autrement dit si l'UE interdit des aides d'Etat, les sociétés étrangères doivent appliquer cette même règle.

La proposition législative faite par l'institution concerne toutes les entreprises issues de pays tiers mais elle vise particulièrement Pékin sans jamais la nommer. La Commission veut donc mettre un terme à cette pratique anti-concurrentielle.

Certaines entreprises "ont pu offrir de meilleurs prix que leurs concurrents sur des marchés publics non pas parce qu'elles étaient plus efficaces mais parce qu'elles bénéficiaient d'un soutien financier de pays étrangers", regrette la vice-présidente de la Commission Margrethe Vestager, "cela n'est pas équitable pour les entreprises qui ne disposent pas de ces subventions". Pour la responsable danoise il faut mettre un terme à cette distorsion.

Ce n'est pas juste ni pour les travailleurs européens ni pour les consommateurs
Margrethe Vestager
vice-présidente de la Commission européenne

La Commission pourra aussi enquêter et empêcher des fusions si ces rapprochements ne respectent pas ces nouvelles règles. Les amendes pourraient alors s'élever à 10% du chiffre d'affaire des entreprises. Pour certains cette proposition est nécessaire si l'UE veut se protéger d'une concurrence déloyale.

Selon Alicia García Herrero, chercheuse à l’institut Bruegel, personne n’avait anticipé une concurrence à cette échelle ce qui explique les failles du marché. "Comme les temps ont changé je pense que nous devons nous adapter à ce nouveau défi", précise-t-elle. Cette proposition intervient à un moment délicat des relations entre l'Union européenne et Pékin. La Commission suspend la ratification de l'accord d'investissement conclu en décembre avec Pékin.