Les blessés ont été transférés à l’hôpital de Negombo après des affrontements nocturnes entre détenus de deux gangs de la drogue, selon la police
Des affrontements dans une prison sri-lankaise ont fait au moins 19 morts, dont quatre gardiens, et plus de 100 blessés, lors de la plus grave mutinerie carcérale depuis plus de cinq ans, ont indiqué lundi les autorités.
Les blessés ont été transférés en urgence à l’hôpital de Negombo, au nord de la capitale Colombo, après des heurts nocturnes entre détenus appartenant à deux bandes rivales de trafiquants de drogue, selon la police.
La directrice de l’hôpital, Pushpa Gamlath, a indiqué que 19 corps avaient été amenés dans son établissement public et que plus de 100 détenus et gardiens blessés y avaient également été admis.
« Certaines victimes présentent des blessures par balles », a déclaré Gamlath à l’agence de presse AFP par téléphone.
Les violences ont éclaté dimanche soir à la prison de Negombo, qui accueillerait près de 10 000 détenus, ont précisé les responsables.
Des commandos spéciaux de la police ont été mobilisés, mais n’ont pas été déployés à l’intérieur de la prison.
Lundi, de nombreux proches de détenus se sont rassemblés devant l’établissement.
Des riverains ont affirmé avoir entendu des coups de feu, tandis que les autorités déployaient des drones pour surveiller la situation.
« Quatre gardiens ont été tués alors qu’ils tentaient de mettre fin à la mutinerie », a indiqué à l’AFP un responsable de la police. « La situation a dégénéré ce matin. »
En décembre 2020, des émeutes dans une autre prison du Sri Lanka avaient fait 11 morts et 117 blessés parmi les détenus, au plus fort de la pandémie de COVID-19, poussant le gouvernement à libérer des centaines de prisonniers pour désengorger les établissements surpeuplés.
Selon les chiffres officiels, les prisons du pays comptaient dimanche 41 250 détenus, soit environ quatre fois leur capacité théorique.