Des images tournées sur place montrent un immense panache de fumée grise s'élevant au-dessus du site, tandis que les pompiers tentent de maîtriser l'incendie. Les secours ont rapidement été déployés après cette attaque que les autorités de la région de Léningrad affirment avoir ciblé des infrastructures civiles.
Le gouverneur de la région, Alexander Drozdenko, a indiqué que trois personnes avaient été blessées et que la défense aérienne russe avait intercepté 33 drones ukrainiens au cours de la nuit. Wildberries a confirmé la suspension des activités de deux de ses entrepôts à Saint-Pétersbourg, sans donner davantage de précisions. Le trafic aérien à l'aéroport de Pulkovo a également été interrompu pendant plusieurs heures avant de reprendre dans la matinée.
Cette attaque s'inscrit dans une série de frappes ukrainiennes de longue portée contre des infrastructures logistiques, énergétiques et industrielles situées en Russie. Selon les autorités russes et Wildberries, il s'agit de la troisième attaque nocturne visant les installations du groupe en une semaine. Le week-end dernier, deux entrepôts situés à Elektrostal, près de Moscou, et dans la région de Tambov ont été détruits, faisant huit morts parmi les employés de nuit et plusieurs dizaines de blessés. Plus tôt dans la semaine, d'autres incendies avaient déjà touché des sites de Wildberries à Krasnodar et Nevinnomyssk, provoquant au moins un mort et une quinzaine de blessés.
Kyiv présente ces opérations comme des « sanctions de longue portée », estimant que ces plateformes logistiques participent à l'approvisionnement de l'industrie militaire russe en composants électroniques et en biens à double usage. Moscou rejette cette analyse et affirme que les frappes visent des infrastructures civiles, perturbant l'activité économique et la vie quotidienne. Alors que les efforts diplomatiques restent au point mort, les attaques de longue portée entre les deux camps continuent de s'intensifier.