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La CPI réplique après de nouvelles sanctions américaines contre des hauts responsables

Le secrétaire d'État Marco Rubio écoute le président Donald Trump lors d'une table ronde sur l'industrie minière américaine, vendredi 7 août 2026, au Département d'État.
Le secrétaire d'État Marco Rubio écoute le président Donald Trump lors d'une table ronde sur l'industrie minière américaine, vendredi 7 août 2026, au département d'État. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Nathan Rennolds
Publié le
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En réponse à la décision américaine, la CPI indique dans un communiqué que les nouvelles sanctions "sapent l'État de droit".

Washington a annoncé mardi des sanctions contre la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), alors que l’administration Trump intensifie ses efforts pour "démanteler" l’institution.

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Dans un communiqué, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué que les États-Unis sanctionnaient la présidente de la CPI, Tomoko Akane, ainsi que l’avocat principal Abdoulaye Seye, les accusant de s’être "directement" engagés "dans les efforts de la CPI pour enquêter sur, arrêter, détenir ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas consenti à la compétence de la CPI".

Rubio, qui a qualifié la CPI de "cour supranationale corrompue et irrémédiablement politisée", a ajouté qu’elle avait "abusé de son autorité de manière malveillante et outrepassé son mandat", affirmant qu’elle avait "cherché à plusieurs reprises à exercer son autorité sur des ressortissants des États-Unis et d’autres pays qui n’ont pas accepté sa compétence ni ratifié le Statut de Rome".

Washington a à plusieurs reprises accusé la CPI de mener des "actions politisées" et de "viser Israël". La CPI a délivré en novembre 2024 un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, en lien avec la guerre à Gaza.

En réaction à la décision américaine, la CPI a déclaré dans un communiqué que ces nouvelles sanctions "minent l’état de droit".

"Quand des acteurs judiciaires sont menacés pour avoir appliqué la loi, c’est l’ordre juridique international lui-même qui est mis en danger", a-t-elle ajouté.

En juillet, le département d’État a annoncé son intention de lancer une campagne pour faire tomber la cour et "neutraliser systématiquement" sa "capacité à fonctionner".

Il a évoqué parmi les mesures possibles un renforcement des sanctions et des révocations de visas, ainsi que des interdictions de voyage visant le personnel de la CPI.

Les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions à plusieurs membres de la cour, dont plusieurs juges.

Sources additionnelles • AFP

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