Loader
Suivez-nous
Publicité

À quel âge quitter le nid ? Les Européens qui vivent le plus longtemps chez leurs parents

Chargement de la vidéo
L'Europe en mouvement
L'Europe en mouvement Tous droits réservés  Euronews
Tous droits réservés Euronews
Par Alessio Dell'Anna & video by Baptiste Goudier
Publié le
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google
Partager Close Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article : Copy to clipboard Lien copié

Avec la hausse des prix de l'immobilier en Europe, les jeunes quittent le foyer parental en moyenne à 26 ans, mais ils dépassent 30 ans en Espagne, Italie, Croatie et Grèce.

Les jeunes Européens restent plus longtemps chez leurs parents dans les pays européens du sud et de l'est.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Selon les dernières données d'Eurostat, dans des pays comme l'Italie, l'Espagne ou la Grèce, par exemple, les jeunes ne prennent la route qu'à partir de 30 ans ou plus.

L'écart entre le nord et le sud du continent approche la décennie, avec des pays comme la Finlande, où la moyenne se situe dès 21 ans, le Danemark, 22 ans, et l'Estonie et la Suède, 23 ans.

La moyenne de l'Union européenne (UE) s'établit toutefois à 26 ans.

Fait notable, cette moyenne est restée quasiment stable depuis une vingtaine d'années, sans fortes fluctuations.

Rester plus longtemps chez ses parents est-il lié au faible taux d'emploi des jeunes ?

Comme souvent, ces statistiques s'expliquent difficilement sans prendre en compte la situation économique.

Dans les pays où les jeunes quittent plus tard le foyer parental, comme la Grèce, la Croatie, l'Espagne et l'Italie, le taux d'emploi des jeunes est également inférieur à la moyenne de l'UE.

Au sein du bloc, c'est l'Italie qui affiche le taux d'emploi des jeunes le plus bas avec 47,6 %, suivie de la Roumanie avec 52 % et de la Bulgarie avec 52,7 %. L'Espagne et la Grèce figurent elles aussi parmi les derniers.

La moyenne de l'UE est de 65,5 %.

Europe du Sud : "Éviter la location à tout prix ?"

La situation est plus nuancée lorsqu'il s'agit d'accès à la propriété.

Certes, les habitants du sud de l'Europe mettent plus de temps à quitter le nid, mais lorsqu'ils le font, ils visent une accession rapide et directe à la propriété plutôt qu'un passage par la location, perçue comme plus risquée.

En fait, en croisant les données d'Eurostat ci-dessus avec le rapport annuel (source en anglais)de RE/MAX sur les tendances du logement en Europe, on constate que l'âge auquel les jeunes quittent le domicile familial dans des pays comme l'Italie, l'Espagne et la Grèce correspond souvent, ou s'en approche beaucoup, à celui où ils accèdent à la propriété : 31 ans en Espagne, 33 ans en Italie, 35 ans en Grèce.

En résumé, les habitants de ces pays passent le moins de temps possible en location, ce qui se traduit aussi par un fossé frappant entre la majorité qui possède le logement qu'elle occupe et la minorité qui loue, à rebours de la situation dans des pays comme l'Autriche, l'Allemagne ou la Suisse.

Dans quelle mesure les parents aident-ils leurs enfants à acheter un logement en Europe ?

Pour autant, il serait réducteur de ne pas prendre en compte le "facteur parental".

En Espagne, en Croatie, en Grèce et en Italie, la plupart des habitants sont effectivement propriétaires, mais la majorité a reçu une aide familiale d'une manière ou d'une autre : 75 % en Grèce, 72 % en Italie et en Croatie, et un taux record de 78 % en Bulgarie.

Quelle génération a reçu le plus d'aide ?

La forme d'aide la plus courante est le don d'argent, mais aussi l'héritage ou des logements achetés auparavant dans lesquels les enfants s'installent ensuite.

Un décalage considérable avec des pays comme le Royaume-Uni, la France ou les Pays-Bas, où environ deux tiers des parents, voire davantage, ne contribuent en rien à l'achat de logement de leurs enfants, selon le European Housing Trend Report.

Vient ensuite le facteur générationnel, qui montre que l'aide des parents a augmenté au fil des décennies, la génération Z — les personnes âgées d'environ 18 à 27 ans — étant aujourd'hui la génération la plus aidée de l'histoire (74 %), devant les Millennials (68 %) et la génération X (59 %).

Les deux seules générations dont la majorité n'a pas bénéficié de soutien sont les Boomers (49 %) et la génération silencieuse (37 %).

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google

À découvrir également

Les Européens croient encore au rêve européen, mais ils le jugent hors de portée

Économie spatiale : qui mène la course des investissements en Europe ?

Où en Europe les logements sont-ils les plus exposés aux cambriolages ?