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Après la libération d'un Français, Paris annonce le début d'une "normalisation" avec l'Azerbaïdjan

La skyline de Bakou, 11 août 2025
La ligne d'horizon de Bakou, 11 août 2025 Tous droits réservés  Public domain/Viceskeeni2
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Par Peter Barabas & Saida Rustamova
Publié le
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Au lendemain de la grâce accordée par l'Azerbaïdjan à Martin Ryan dans le cadre de l'accord multinational autour d'Alicher Ousmanov, la France affirme que sa libération est le fruit d'un dialogue "patient" avec Bakou, qu'elle "entend poursuivre".

Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que la décision de l'Azerbaïdjan de libérer le ressortissant français Martin Ryan "marque une étape vers la normalisation des relations" entre l'Azerbaïdjan et la France, après des décennies de fortes tensions entre les deux pays.

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Dans un bref communiqué publié jeudi, au lendemain du départ de Ryan, gracié, de Bakou pour Paris, le Quai d'Orsay a salué une décision intervenue dans le cadre d'un accord plus large prévoyant notamment le retrait de l'oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov de la liste des personnes sanctionnées par l'Union européenne au titre des sanctions liées à la Russie.

"Cette décision est le fruit d'un dialogue patient et exigeant avec les autorités azerbaïdjanaises, que nous entendons poursuivre et qui marque une étape vers la normalisation de nos relations", a déclaré la diplomatie française.

Sur fond de relations extrêmement tendues entre la France et l'Azerbaïdjan, l’homme d'affaires français Martin Ryan a été arrêté en décembre 2023, avant d'être condamné à dix ans de prison pour espionnage.

La France a contesté la procédure engagée par les autorités azerbaïdjanaises, dénonçant une procédure arbitraire et un procès inéquitable.

La semaine dernière, Euronews a rapporté que, dans le cadre des efforts déployés par plusieurs pays turciques pour faire pression sur l'UE afin d'obtenir le retrait de l'oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov de la liste des personnes sanctionnées par l'UE en lien avec la Russie, Paris avait plaidé en faveur de sa radiation. Cette démarche aurait été liée aux demandes françaises adressées à l'Azerbaïdjan pour obtenir la libération de Martin Ryan ainsi que celle d'un autre ressortissant français, Anass Derraz.

La France a obtenu mardi le retrait d'Ousmanov de la liste des sanctions de l'UE, et mercredi, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a signé un décret accordant sa grâce à Ryan, entre autres, et le ressortissant français a quitté Bakou peu après.

Le communiqué français de jeudi ne fait aucune référence au cas Ousmanov, mais décrit un "dialogue patient et exigeant" et qualifie la grâce présidentielle accordée à Ryan de "geste humanitaire que la France salue".

Cette avancée diplomatique, possiblement historique, vers ce que Paris qualifie désormais de "étape vers la normalisation" entre la France et l'Azerbaïdjan coïncide avec le processus de paix et de réconciliation en cours entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan après des décennies de guerre autour du Karabakh.

La France compte depuis de nombreuses décennies parmi les plus fermes soutiens de l'Arménie.

Parallèlement, l'annonce française s'inscrit dans un mouvement politique et économique plus large visant à renforcer les relations entre l'Union européenne et les pays du Caucase du Sud et d'Asie centrale, sur fond de recomposition géopolitique rapide en Eurasie et au-delà.

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