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Les marchés sont mitigés, les investisseurs surveillent le pétrole et les bons du Trésor américains

Photo d'archive : Justin Kanda travaille sur le parquet de la Bourse de New York, à New York, lundi 14 septembre 2026. (Photo AP/Seth Wenig)
Photo d'archive : Justin Kanda au travail sur le parquet de la Bourse de New York, à New York, le lundi 14 septembre 2026. (AP Photo/Seth Wenig) Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Angela Barnes
Publié le Mis à jour
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Les marchés actions évoluaient en ordre dispersé jeudi matin, les investisseurs tentant de digérer les récents soubresauts des cours du pétrole et du marché obligataire américain.

Les principaux indices européens ont ouvert majoritairement dans le rouge jeudi matin, l'indice allemand DAX reculant de 0,49 % à 25 287,42, le CAC 40 français cédant 0,37 % à 8 093,68, et l'Euro Stoxx 50 perdant également 0,41 % à 6 273,71 au moment de la rédaction, tandis que les investisseurs surveillaient l'évolution des cours du pétrole et du marché obligataire américain.

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Avant l'ouverture des marchés européens, l'indice de référence japonais Nikkei 225 a gagné 1,3 % lors des échanges matinaux, à 65 883,41, alors que certains fabricants de semi-conducteurs ont profité de l'essor récent de l'intérêt pour l'intelligence artificielle. L'indice australien S&P/ASX 200 a perdu 0,7 % à 8 700,50.

L'indice Hang Seng de Hong Kong a cédé 0,5 % à 24 715,95, tandis que le Shanghai Composite a reculé de 0,8 % à 3 902,33. Les échanges étaient fermés en Corée du Sud en raison des congés de Chuseok, la fête des récoltes d'automne.

Sur le marché de l'énergie, le brut américain de référence a reculé de 0,82 % à 91,40 dollars le baril. Le Brent, référence internationale, a perdu 0,83 % à 102,22 dollars le baril.

Le prix du baril de Brent reste bien supérieur aux quelque 72 dollars qu'il coûtait avant le début de la guerre avec l'Iran, et les inquiétudes sont vives que ce conflit maintienne le pétrole bloqué au Moyen-Orient pendant longtemps. Des discussions se poursuivent entre responsables américains et iraniens, ainsi qu'avec des médiateurs, mais elles n'ont pas encore débouché sur des résultats concrets.

Marché obligataire américain : pression sur Wall Street

Dans la nuit, Wall Street a subi la pression du marché obligataire américain après la publication d'un rapport sur l'économie jugé étonnamment solide, qui a ravivé les craintes d'inflation.

Le S&P 500 a perdu 0,8 % après avoir terminé la séance précédente seulement 0,4 % sous son record établi le mois dernier. L'indice Dow Jones a lâché 352 points, soit 0,7 %, tandis que le Nasdaq composite a chuté de 1,1 % par rapport à son propre sommet historique.

Le rendement des emprunts d'État américains à 10 ans a bondi à 5,10 %, contre 4,96 %, un mouvement considérable pour le marché obligataire. Des rendements élevés pèsent sur les prix des actions et d'autres investissements, et freinent l'économie en renchérissant le coût du crédit pour tous.

La poussée observée mercredi a brièvement propulsé le rendement à 10 ans vers 5,14 %, un niveau proche de celui de 2007, avant que la crise financière mondiale ne provoque l'effondrement des rendements. Ceux-ci ont accéléré ces derniers temps sur fond d'inquiétudes liées à une inflation élevée, à l'endettement important du gouvernement américain et à d'autres facteurs.

Les craintes d'inflation ont été ravivées après qu'un rapport préliminaire a indiqué que la croissance de l'activité des entreprises aux États-Unis a atteint son niveau le plus fort depuis plus de cinq ans.

L'inflation américaine reste si obstinément élevée que la Réserve fédérale a relevé son taux d'intérêt à court terme la semaine dernière, une première depuis trois ans. Dans un discours prononcé cette semaine, le gouverneur de la Fed Michael Barr a estimé que de nouvelles hausses "sont probablement nécessaires" pour ramener l'inflation vers l'objectif de 2 % de l'institution.

Même si la Banque du Japon a récemment relevé son taux directeur pour freiner la glissade du yen, cette décision était largement anticipée depuis des semaines. Le yen ne s'est donc pas réellement repris. Une monnaie japonaise faible pénalise un pays importateur de pétrole comme le Japon lorsque les cours du brut s'envolent.

Sur le marché des changes, le dollar américain a légèrement reflué à 157,94 yens, contre 158,30 yens. L'euro valait 1,1382 dollar, quasiment inchangé par rapport à 1,1388 dollar.

Au total, le S&P 500 a perdu 58,61 points, à 7 706,03. Le Dow a cédé 352,10 points, à 51 511,59, et le Nasdaq composite a reculé de 308,24 points, à 26 936,04.

Sources additionnelles • AP

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