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Google conteste l'ordre de partage des données de l'UE, alerte sur des dommages irréversibles

Une enseigne est visible sur un bâtiment de Google sur le campus de Mountain View, en Californie, le 24 septembre 2019.
Une enseigne est visible sur un bâtiment de Google, sur son campus de Mountain View, en Californie, le 24 septembre 2019. -  Tous droits réservés  AP Photo/Jeff Chiu
Tous droits réservés AP Photo/Jeff Chiu
Par Roselyne Min avec AFP
Publié le
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Google assure qu'Android est déjà ouvert à d'autres services et que les règles sur les données de recherche manquent de garanties, d'information et de consentement des utilisateurs.

Google a annoncé mardi avoir contesté des mesures de l'Union européenne annoncées en juillet, qui l'obligent à partager des données avec des moteurs de recherche concurrents et à offrir un accès élargi à Android à des services d'IA rivaux, en mettant en garde contre un risque pour la vie privée des utilisateurs.

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Le groupe a déposé son recours devant le Tribunal de l'Union européenne, à Luxembourg.

"Nous contestons des décisions qui vont nous obliger à partager l'historique privé de recherche des utilisateurs sans anonymisation suffisante et à affaiblir des protections de sécurité essentielles sur Android", a déclaré Oliver Bethell, directeur senior de la concurrence chez Google.

La Commission européenne a indiqué (source en anglais) que Google devra commencer à partager des données de recherche à partir de janvier 2027 afin de "rééquilibrer les conditions de concurrence" au bénéfice des moteurs de recherche rivaux.

Des modifications d'Android doivent également intervenir l'année prochaine. Selon la Commission, elles permettront aux assistants d'IA concurrents d'accéder à des fonctionnalités déjà offertes par les services de Google, comme Gemini, ce qui donnera aux utilisateurs la possibilité d'activer un assistant concurrent à la voix ou de lui demander d'effectuer des tâches dans d'autres applications.

Google soutient qu'Android est déjà ouvert aux autres services et que les obligations relatives aux données de recherche ne prévoient pas de garanties suffisantes, ni une information et un consentement adéquats des utilisateurs.

"Les internautes utilisent la recherche pour leurs questions les plus personnelles, des inquiétudes médicales aux relations proches, et nous imposer de partager ces requêtes personnelles sans garanties adéquates provoquerait un préjudice irréversible pour la vie privée des utilisateurs", a ajouté Bethell.

La Commission a toutefois indiqué, lors de l'annonce de ces mesures en juillet, qu'elles intègrent des protections pour la vie privée des utilisateurs et la sécurité des appareils.

Elle a précisé que les données de recherche seraient anonymisées avant d'être partagées et que Google pourrait déterminer si le destinataire présente des risques sérieux pour la sécurité ou la protection des données.

Ce recours constitue le dernier épisode du bras de fer entre Google et Bruxelles dans le cadre du règlement sur les marchés numériques (Digital Markets Act, DMA), qui fixe des règles pour les grandes entreprises technologiques dominantes sur des marchés numériques clés.

Dans une autre affaire en juillet, la Commission a infligé à Google une amende de 890 millions d'euros pour avoir favorisé ses propres services dans les résultats de recherche et pour avoir restreint la possibilité, pour les développeurs d'applications, d'orienter les clients vers d'autres modes d'achat de leurs produits.

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