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La croissance du Royaume-Uni relevée à 0,5 %: quels moteurs ?

Photo d'archives — l'Old Royal Naval College à Greenwich encadre les immeubles du quartier financier de Canary Wharf, à Londres, jeudi 27 mars 2025.
Photo d'archive — Le Old Royal Naval College de Greenwich encadre les immeubles du quartier financier de Canary Wharf, à Londres, jeudi 27 mars 2025. -  Tous droits réservés  AP Photo/Kirsty Wigglesworth, File
Tous droits réservés AP Photo/Kirsty Wigglesworth, File
Par Doloresz Katanich
Publié le
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La hausse plus marquée des services est à l'origine de la révision à la hausse de la croissance du PIB au deuxième trimestre, alors que le Royaume-Uni fait face à des coûts d'emprunt élevés, des pressions inflationnistes et un marché du travail en perte de vitesse.

L'économie du Royaume-Uni a augmenté plus qu'initialement estimé au deuxième trimestre, selon des données révisées publiées mercredi par l'Office for National Statistics (ONS), l'agence nationale de statistiques, ce qui apporte un soutien au Premier ministre Andy Burnham avant la mise à jour annuelle du budget prévue le mois prochain.

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La croissance trimestrielle du produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni s'est établie à 0,5 % au deuxième trimestre, légèrement revue à la hausse par rapport aux 0,4 % annoncés auparavant.

Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement par rapport à l'expansion de 0,6 % enregistrée au premier trimestre.

Cette révision à la hausse s'explique principalement par de meilleurs résultats dans les services professionnels, scientifiques et techniques, à la lumière de nouvelles enquêtes auprès des entreprises. La production de services a augmenté de 0,6 %, contre 0,5 % estimé auparavant.

"La croissance plus soutenue des services au dernier trimestre signifie que l'économie est désormais légèrement plus grande qu'on ne l'estimait auparavant", a déclaré dans un communiqué Liz McKeown, directrice des statistiques économiques à l'ONS.

La publicité, la recherche scientifique, les services juridiques et la programmation informatique ont compté parmi les principaux moteurs de la croissance des services. Le secteur de la construction a également progressé de 0,8 %, tandis que la production industrielle a reculé de 0,1 %.

La situation financière des ménages s'est améliorée, le revenu disponible réel par habitant ayant augmenté de 1,0 %, après une baisse de 0,8 % au premier trimestre.

"La croissance s'est révélée légèrement meilleure qu'attendu au départ, mais elle reste difficile à atteindre, les ménages et les entreprises devant composer avec des coûts d'emprunt élevés, des pressions inflationnistes et un marché du travail en perte de vitesse", a estimé Richard Carter, responsable de la recherche sur les titres à revenu fixe chez Quilter Cheviot.

Il a relevé que, depuis le deuxième trimestre, "les perspectives sont devenues plus incertaines" à la suite de la récente envolée des prix de l'énergie et des coûts d'emprunt.

L'économie britannique subit des pressions croissantes, l'inflation repartant à la hausse et les rendements des obligations d'État ayant atteint ce mois-ci des niveaux inédits depuis plusieurs décennies.

Le chancelier de l'Échiquier John Healey, qui présentera le budget le 28 octobre, a promis de maintenir une discipline budgétaire rigoureuse.

Selon Carter, des hausses d'impôts ou des mesures similaires dans le budget pourraient compromettre les tendances positives naissantes qui soutiennent la croissance économique.

"Au bout du compte, le budget sera le premier véritable test pour savoir si le chancelier peut concilier discipline budgétaire et nécessité de soutenir la croissance", a déclaré Carter, ajoutant que "les marchés chercheront un plan crédible et il est peu probable qu'ils accordent au gouvernement beaucoup de bénéfice du doute".

Sources additionnelles • AFP

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