Le Conseil de l'Union européenne a mis fin au mécanisme de conditionnalité de 2022 visant la Hongrie pour risques de corruption, libérant 4,2 milliards d'euros et rétablissant l'accès à Erasmus+ et Horizon Europe après les réformes anticorruption du gouvernement Péter Magyar.
C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre pour la recherche et le monde universitaire en Hongrie. Après plus de 4 ans d'exclusion, Budapest a été autorisée à réintégrer le programme d’échange étudiant Erasmus+ et l’initiative de recherche Horizon Europe.
Une décision qui fait suite à la mise à l'arrêt par le Conseil de l'Union européenne du mécanisme de conditionnalité imposé à la Hongrie pour lutter contre les risques de corruption dans le pays.
Celui-ci avait été activé en 2022, lorsque le premier ministre hongrois de l'époque, Viktor Orbán, avait décidé de placer les 21 universités publiques du pays sous la tutelle de fondations privées opaques, au sein desquelles siégeaient plusieurs de ses proches.
Depuis son arrivée au pouvoir le 9 mai dernier, le nouveau Premier ministre, Péter Magyar, a adopté plusieurs mesures anti-corruption pour mettre fin à l'hégémonie du clan Orbán et relancer le dialogue avec Bruxelles.
Le dirigeant de centre-droit s’est également mis d’accord avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur le déblocage d’un montant total de 16,4 milliards d’euros en échange de réformes et de plans d’investissement.
Un premier versement de 4,2 milliards d’euros va être débloqué dans les prochaines semaines. Le reste pourrait arriver d'ici la fin de l'année si Budapest poursuit ses efforts en faveur de l'État de droit.