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Le Kenya enregistre un deuxième cas d'Ebola, l'épidémie progresse en RDC

Des soignants et des responsables marchent devant un centre d'isolement contre Ebola à l'hôpital de Nairobi, au Kenya, mercredi 7 octobre 2026.
Des soignants et des responsables marchent devant une unité d'isolement pour l'Ebola à l'hôpital Nairobi, au Kenya, mercredi 7 octobre 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo/Andrew Kasuku
Tous droits réservés AP Photo/Andrew Kasuku
Par Marta Iraola Iribarren
Publié le
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Kenya confirme un deuxième cas d'Ebola, chez un proche de la première victime, alors que l'épidémie en RDC continue de progresser.

Le Kenya a enregistré un deuxième cas d'Ebola, a annoncé mercredi le ministère de la Santé, en ajoutant qu'il n'y avait "aucun indice" de transmission du virus à grande échelle.

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Le pays a signalé son premier décès lié à Ebola la semaine dernière, après la mort d'un homme qui vivait en République démocratique du Congo (RDC) et qui est décédé à son retour au Kenya. Le deuxième patient est un proche du défunt, a confirmé le ministère.

L'épicentre de l'épidémie se trouve dans la province de l'Ituri, en République démocratique du Congo, mais l'Ouganda et le Kenya ont également signalé des cas.

"Le ministère de la Santé confirme un deuxième cas d'Ebola", a-t-il indiqué dans un communiqué, en précisant que l'homme de 39 ans était un membre proche de la famille de la première victime et qu'il se trouvait déjà en quarantaine et sous surveillance lorsque le virus a été détecté. Il s'agit des deux premiers cas d'Ebola jamais signalés dans le pays, toutes épidémies confondues.

Le patient a été isolé "dès l'apparition de la fièvre, de la fatigue et de douleurs articulaires", a précisé le ministère, avant d'être testé et déclaré positif au virus.

Le ministère a souligné qu'une détection précoce "limite les risques de transmission du virus à d'autres personnes" et qu'"il n'y a aucun indice de propagation au sein de la population générale".

Le ministère a indiqué avoir retrouvé 113 des 128 personnes que le patient avait identifiées comme des contacts étroits.

La première victime au Kenya était un ressortissant, tombé malade il y a environ un mois et pris en charge en RDC, avant de voyager par voie terrestre jusqu'à la capitale ougandaise, Kampala, puis de prendre un vol pour Nairobi le 3 octobre.

Il a été hospitalisé à Nairobi, mais est décédé le 5 octobre, selon le ministre de la Santé Aden Duale.

RDC : les cas continuent d'augmenter

Plus de 4 000 personnes sont mortes en République démocratique du Congo depuis que le pays a déclaré l'épidémie en mai.

Les autorités de santé publique ont confirmé plus de 9 000 cas et 899 patients étaient hospitalisés en isolement au 13 octobre.

La province la plus touchée est l'Ituri, où 6 734 cas, dont 3 177 décès, ont été recensés.

Alors que les cas ne cessent d'augmenter en République démocratique du Congo, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) avertit que l'épidémie reste une urgence de santé publique de portée internationale et que la riposte est particulièrement difficile dans les zones reculées et difficiles d'accès.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a également relevé que le suivi des contacts constitue "une pression opérationnelle majeure" et qu'il est passé en dessous des objectifs ces dernières semaines.

L'épidémie actuelle est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n'existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique.

Les soignants en première ligne en République démocratique du Congo sont vaccinés avec Ervebo — le seul vaccin anti-Ebola homologué ciblant d'autres souches.

Le vaccin s'est révélé "hautement efficace" contre le virus Ebola Zaïre par le passé, mais on ignore encore s'il peut offrir "une protection significative" contre la maladie Bundibugyo, qui continue de se propager en RDC, a indiqué l'Organisation des Nations unies (ONU) dans un communiqué de presse (source en anglais).

Le risque d'importation en Europe depuis les zones touchées par l'épidémie reste très faible, selon l'ECDC.

"Si des importations sporadiques ne peuvent être exclues, la probabilité de multiples importations indépendantes est très faible, même dans un scénario pessimiste où l'incidence continue d'augmenter dans les régions touchées", écrit l'agence sur son site internet.

Sources additionnelles • AFP

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