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Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann progresse dans les sondages après sa victoire à la primaire

Raphaël Glucksmann le 4 octobre 2026 lors d'un des débats de la primaire sociale-démocrate
Raphaël Glucksmann le 4 octobre 2026 lors d'un des débats de la primaire sociale-démocrate -  Tous droits réservés  AP Photo
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Par Jean-Philippe Liabot
Publié le •Mis à jour
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Avec 15 % des intentions de vote selon une nouvelle enquête OpinionWay, Raphaël Glucksmann se rapproche de Jean-Luc Mélenchon et d’Édouard Philippe, mais le candidat social-démocrate devra confirmer cette dynamique en dévoilant son projet présidentiel.

Raphaël Glucksmann peut-il prétendre à une place au second tour de l’élection présidentielle française de 2027 ?

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Quelques jours après sa victoire à la primaire sociale-démocrate, le coprésident du parti Place publique enregistre une nette progression dans les intentions de vote. Au point de se rapprocher de Jean-Luc Mélenchon et d'Édouard Philippe, deux figures de la gauche radicale et du centre.

Selon un sondage OpinionWay pour Les Échos et Radio Classique publié jeudi 15 octobre, Raphaël Glucksmann recueille 15 % des intentions de vote au premier tour dans l'un des scénarios étudiés, talonnant ses deux concurrents. Son score pourrait même atteindre 16 %, devant Mélenchon, si Gabriel Attal représentait le bloc central à la place d'Édouard Philippe.

Cette évolution marque un changement par rapport aux enquêtes publiées en septembre. À la fin du mois dernier, un sondage Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL dessinait plutôt la perspective d'un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. Raphaël Glucksmann, déjà testé parmi les candidats potentiels, ne semblait pas en mesure de rivaliser avec le leader de La France insoumise.

L'effet candidature a-t-il joué ?

Entre les deux enquêtes, la donne politique a changé. Raphaël Glucksmann a remporté haut la main la primaire organisée par les forces sociales-démocrates avec près de 66 % des suffrages exprimés. Cette victoire lui donne plus de visibilité et une nouvelle légitimité pour tenter de rassembler un électorat de gauche qui reste très divisé.

La progression observée dans les sondages pourrait ainsi traduire un effet de mobilisation autour de sa désignation. Elle arrive cependant dans un contexte où les intentions de vote restent incertaines et où les hypothèses de candidature, surtout au centre, peuvent modifier sensiblement les rapports de force.

Réalisé les 13 et 14 octobre, quelques jours seulement après les résultats de la primaire, le sondage OpinionWay ne permet pas, de mesurer la part de cette progression directement liée à la victoire de Raphaël Glucksmann. Les intentions de vote restent par ailleurs une photographie de l'opinion à un instant donné et ne préjugent pas du résultat du scrutin.

En octobre 2021, à six mois de la précédente présidentielle, le candidat nationaliste Éric Zemmour était crédité à l'époque de 13 % dans un sondage OpinionWay. Lors du vote réel en avril 2022, il n'a finalement recueilli que 7 %.

Un programme encore à préciser

Cette dynamique constitue une opportunité pour Raphaël Glucksmann, mais elle ne règle pas les questions qui attendent l'eurodéputé du centre gauche. S’il a déjà avancé plusieurs propositions, notamment sur l’éducation, l’immigration ou les retraites, il n’a pas encore présenté un programme présidentiel détaillé permettant d’évaluer l’ensemble de son projet.

Son discours met en avant une ligne sociale-démocrate et pro-européenne, un soutien à l'Ukraine et le refus d'une alliance avec La France insoumise. Reste à transformer ces marqueurs politiques en propositions précises, notamment sur les questions économiques et sociales.

Sa progression dans les sondages le rapproche de ses principaux concurrents, mais le chemin de la qualification au second tour reste long : Marine Le Pen reste en tête des intentions de vote, tant au premier qu'au second tour, tandis que la gauche reste divisée entre une candidature insoumise et une candidature sociale-démocrate, qui paraissent plus irréconciliables que jamais.

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