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France – violences : le gouvernement pointe la responsabilité de « l’ultragauche »

Paris, le 18.10.2026, (AP Photo/Emma Da Silva)
Paris, le 18.10.2026, (AP Photo/Emma Da Silva) -  Tous droits réservés  AP Photo
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Par Romain Gutkind avec AFP
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Le ministre de l’Intérieur dénonce les exactions commises par des « individus d’ultragauche » en marge des manifestations contre la vie chère. 1 800 personnes ont été interpellées.

Selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur, ce samedi, la police a interpellé 1 800 personnes. Les policiers et les gendarmes comptent eux plus de 500 blessés dans leurs rangs.

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Le ministre Laurent Nunez précise qu’il s’agit d’un bilan provisoire et annonce qu’il se rendra lundi à Marseille. Dans la deuxième ville de France, Laurent Nunez dénonce "des exactions (ont été) commises par plusieurs milliers d'individus d'ultragauche", ensuite "rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces".

Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Etienne Guyot évoque de son côté des émeutes d'une "ampleur totalement inédite".

Rien qu’à Lyon les policiers ont procédé à 160 interpellations et comptent une centaine de blessés dans leurs rangs.

D’après le maire écologiste de la ville Grégory Doucet, la manifestation « pacifique » dans sa ville a vite laissé place à des "radicaux beaucoup plus violents, agressifs qui ont envahi l'espace public (…) Et sur ces émeutiers se sont greffés des pilleurs, des voleurs, qui ont méthodiquement pillé un certain nombre de magasins".

À Limoges, où des casseurs ont incendié l’hôtel de ville, le maire Guillaume Guérin (LR-Modem-PRG) estime que la police a « manqué de moyens ». "La police nationale a manqué de moyens. Les renseignements territoriaux vous le disent, la police nationale vous le dit, la préfecture vous le dit" explique-t-il.

L’ancien président François Hollande partage son analyse. "Les forces de l'ordre, dont nul ne peut contester l'extrême difficulté de leur mission et qui ont elles-mêmes été agressées, ont été débordées" constate-t-il sur X. François Hollande y voit une incapacité de l’État à garantir l’ordre public.

L’un des co-organisateurs des manifestations contre la vie chère se réjouit au contraire des violences qui ont secoué le pays.

"On m'a demandé de condamner les violences, les émeutes, les barricades. De condamner la colère du peuple. Je refuse d'ajouter ma voix au concert de l'indignation. Cette colère, je ne la condamne pas : je la salue", écrit ainsi Benjamin Ball, l’éditeur du site 17octobregiletjaune.net

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