Après les violences qui ont éclaté en marge des manifestations contre la vie chère, le 17 octobre dernier, le bilan judiciaire s'alourdit. Le gouvernement prépare un dispositif de sécurité "massif" pour la nouvelle mobilisation du 24 octobre.
En France, cinq jours après les manifestations du 17 octobre contre la vie chère, marquées par des violences et des pillages dans plusieurs villes françaises, le bilan judiciaire s’alourdit.
Depuis samedi, 2 700 personnes ont été placées en garde à vue, a annoncé le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à l’issue d’un déplacement à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne.
"Plus d’un tiers de ces gardes à vue sont déférées avec des poursuites", a précisé le garde des Sceaux.
Au total, 217 personnes ont été incarcérées à la suite des violences du week-end dernier. Un chiffre qui pourrait encore augmenter, selon Gérald Darmanin, alors que les dernières gardes à vue viennent de s’achever et que les comparutions immédiates se poursuivent cette semaine.
Le ministre de la Justice a également demandé aux procureurs de retenir, lorsque les faits le justifient, la qualification de "criminalité organisée". Celle-ci pourrait notamment permettre de prolonger certaines gardes à vue de 48 à 72 heures, sous réserve d'une autorisation judiciaire.
Un dispositif de sécurité renforcé pour le 24 octobre
À deux jours d’une nouvelle journée de mobilisation, samedi 24 octobre, le gouvernement prépare un dispositif de sécurité qualifié de "massif" par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Environ 80 000 policiers et gendarmes seront mobilisés samedi dans toute la France, soit 20 000 de plus que lors des manifestations du 17 octobre.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le déploiement d’unités d’élite, notamment le GIGN, la BRI et le RAID, ainsi que d’hélicoptères, de canons à eau et de véhicules blindés Centaure.
Les militaires de l’opération Sentinelle seront également mobilisés pour sécuriser certains bâtiments, afin de permettre aux policiers et aux gendarmes de se concentrer sur les opérations de maintien de l’ordre.
Emmanuel Macron se rendra vendredi 23 octobre auprès des forces de l’ordre, a annoncé l’Élysée ce jeudi, sans préciser le lieu du déplacement. Une visite destinée à leur témoigner son soutien après les violences du week-end dernier.
Le chef de l’État présidera également vendredi un conseil de défense consacré à la situation sécuritaire et aux préparatifs de la mobilisation du 24 octobre.