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Guerre en Ukraine : les restrictions de Starlink maintenues, contrairement à ce qu'affirmait Donald Trump

Des opérateurs du renseignement militaire ukrainien pilotent des drones missiles contre les Russes, dans un lieu tenu secret en Ukraine, tard jeudi 28 mai 2026.
Des opérateurs du renseignement militaire ukrainien pilotent des drones armés de missiles contre la Russie dans un lieu non dévoilé en Ukraine, tard jeudi 28 mai 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo
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Par Sasha Vakulina
Publié le •Mis à jour
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Les forces ukrainiennes subissent encore des coupures dans leurs communications de combat malgré l'affirmation de Donald Trump que les restrictions ont été levées, ce qui relance les doutes sur la dépendance de Kyiv à un réseau satellitaire américain.

Les restrictions pesant sur Starlink et sa version de qualité militaire, Starshield, n'ont pas été entièrement levées le long des lignes de front en Ukraine, ont indiqué, ce vendredi 23 octobre, des responsables de la défense ukrainienne, malgré l'affirmation du président américain Donald Trump selon laquelle Elon Musk les avait supprimées.

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Les responsables qui surveillent ces systèmes disent continuer à enregistrer des cas où les terminaux perdent la connexion lorsqu'ils se déplacent à des vitesses de 161 kilomètres par heure.

Serhii Beskrestnov, conseiller du président Volodymyr Zelensky, connu sous son indicatif Flash, a confirmé que les restrictions restaient en vigueur. "Nous ne voyons actuellement aucun signe indiquant que les restrictions sur Starlink ont été levées", a-t-il écrit vendredi sur Facebook. "Il y a des cas isolés où Starlink peut fonctionner à des vitesses légèrement supérieures à la limite, mais cela tient probablement aux algorithmes de SpaceX ou à des conditions particulières d'utilisation, plutôt qu'à la levée des restrictions."

Ces déclarations font suite à un article du Wall Street Journal affirmant que Donald Trump a appelé Elon Musk le 21 octobre pour lui demander de lever les restrictions sur Starshield, la version militaire du service de communications par satellite Starlink de SpaceX.

Après cet appel, des responsables américains et ukrainiens ont signalé des améliorations de la connectivité, même si certains ont averti que le fonctionnement complet n'avait pas été rétabli.

Donald Trump a ensuite affirmé qu'Elon Musk avait levé les restrictions de vitesse, mais il a refusé de confirmer s'il avait personnellement contacté le milliardaire.

La perturbation a débuté sans avertissement le 14 octobre, lorsque les terminaux Starshield utilisés par les forces ukrainiennes ont commencé à perdre la connexion lorsqu'ils approchaient des vitesses d'environ 160 kilomètres par heure.

Ces restrictions inattendues ont perturbé les opérations militaires, notamment les missions de drones d'attaque de moyenne portée et l'emploi de drones intercepteurs déployés pour défendre les villes ukrainiennes contre les attaques aériennes russes.

Plus d'une semaine plus tard, la responsabilité de cette décision reste publiquement contestée. Le Wall Street Journal a rapporté qu'Elon Musk avait ordonné ces restrictions, tandis que d'autres récits évoquaient une possible implication de la Maison-Blanche. Donald Trump a nié avoir ordonné cette mesure, et ni SpaceX ni l'administration américaine n'ont, à ce stade, reconnu publiquement leur responsabilité.

Cet épisode a mis en lumière la forte dépendance de l'Ukraine à Starlink, un élément crucial de ses communications sur le champ de bataille, de ses opérations de drones et de sa défense aérienne, ainsi que les risques liés au fait de s'appuyer sur un réseau satellitaire contrôlé par un fournisseur étranger.

L'Ukraine cherche à réduire sa dépendance à Starlink

Parallèlement, l'Ukraine cherche à développer ses propres capacités de communications par satellite, une initiative qui pourrait à terme réduire sa dépendance à SpaceX.

Jeudi, le ministère ukrainien de la Défense a signé une lettre d'intention avec les entreprises technologiques finlandaises ICEYE et Nokia pour examiner une coopération en vue de développer un système souverain de communications par satellite.

Volodymyr Zelensky a annoncé cet accord lors de la visite à Kyiv du Premier ministre finlandais Petteri Orpo, en le décrivant comme "important pour notre défense et pour la résilience de l'Ukraine".

Les systèmes envisagés donneraient aux pays participants la propriété et le contrôle de leurs satellites, de leurs infrastructures au sol et de leurs terminaux, réduisant ainsi leur exposition aux décisions prises par des gouvernements étrangers ou des prestataires commerciaux.

"L'Ukraine a besoin de systèmes de communications par satellite sécurisés, souverains et performants qu'elle contrôle", a déclaré le directeur général d'ICEYE, Rafal Modrzewski.

Mikko Hautala, président de Nokia Défense, a abondé dans ce sens, affirmant que ce partenariat donnerait à l'Ukraine "le contrôle de la connectivité dont elle dépend". Cet accord en est toutefois à un stade précoce, ce qui laisse, pour l'instant, l'Ukraine dépendante de Starlink pour ses communications critiques sur le champ de bataille.

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