L'envoi, qui transporte environ 40 000 tonnes de diesel, fait suite à un accord ayant provisoirement assoupli les sanctions américaines contre le diesel russe, alors que Trump cherche à faire baisser les prix du carburant.
Un pétrolier transportant du diesel russe fait route vers New York après que le président américain Donald Trump a annoncé début octobre un accord avec Moscou, selon les données de la société de suivi maritime Kpler.
Le pétrolier Agioi Fanendes, battant pavillon maltais, a chargé environ 40 000 tonnes de diesel à très faible teneur en soufre, soit près de 300 000 barils, dans le port baltique russe de Primorsk.
Le navire indique New York comme port de destination, avec une arrivée estimée au 7 novembre, d'après Kpler. Cela tomberait quatre jours après les élections de mi-mandat américaines.
D'autres données de transport maritime de LSEG évaluent elles aussi la cargaison à 40 000 tonnes.
Si la livraison se confirme, il s'agira du premier chargement de diesel ou de gazole russe à destination des États-Unis suivi par Kpler depuis juillet 2023, et du premier envoi de diesel de Primorsk vers New York depuis janvier 2022.
L'acheteur et le vendeur n'étaient pas immédiatement identifiés.
Mercredi, les agences de presse russes ont cité le vice-Premier ministre Alexandre Novak, chargé de la politique énergétique, selon lequel le premier envoi de diesel russe à destination des États-Unis devait partir le lendemain. Il a ajouté que d'autres cargaisons suivraient, le temps que les entreprises russes et américaines finalisent les contrats de livraison.
Le 9 octobre, Donald Trump a annoncé un accord entre Washington et Moscou sur la livraison de diesel russe vers les États-Unis et les marchés mondiaux, assouplissant temporairement les sanctions américaines visant le diesel russe. La Russie a également accepté de lever sa propre interdiction d'exporter du diesel.
Donald Trump a indiqué que la Russie fournira immédiatement 300 000 tonnes, suivies de 500 000 tonnes en novembre et de 1 million de tonnes "immédiatement après".
Cette mesure a été perçue comme une tentative de faire baisser les prix du carburant pour les consommateurs américains avant les élections de mi-mandat américaines. Elle a suscité de vives critiques de l'Ukraine et de ses alliés, y compris au sein du Parti républicain de Donald Trump.
Cette décision intervient aussi après la réorientation des exportations de diesel russe principalement vers le Brésil, la Turquie et des pays africains, à la suite de l'embargo de l'Union européenne sur les produits pétroliers russes en février 2023.