Le suspect a été interpellé rapidement par des policiers à Coignières, dans les Yvelines, a précisé la source policière à l'AFP. Le parquet national antiterroriste a été saisi, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Un homme a ouvert le feu depuis un véhicule sur la voie publique à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, à environ 30 kilomètres au sud-ouest de Paris, ce vendredi 23 octobre, vers 10 h 30.
Selon un premier bilan rapporté par l'AFP, qui cite une source policière, une personne au moins a été tuée et quatre autres blessées, dont une fillette de 12 ans, touchée par plusieurs impacts de balle.
Le suspect a rapidement été interpellé par la police à Coignières et placé en garde à vue, a précisé cette même source.
Selon plusieurs médias, le suspect est âgé de 39 ans et est connu des services de police mais pas des services de renseignements. Selon le maire, Ali Rabeh, il aurait "tiré au hasard" en voulant faire "un carnage".
Le parquet national antiterroriste saisi
Selon la préfecture des Yvelines, les secours sont toujours en intervention et le bilan "n'est pas stabilisé".
"Des faits très graves viennent de se produire à Trappes", a écrit Sébastien Lecornu, sur X. Le Premier ministre a assuré que "l'ensemble des moyens des forces de sécurité et de l'autorité judiciaire sont pleinement mobilisés". "Le parquet national antiterroriste a annoncé se placer en observation", a-t-il précisé.
Quelques minutes plus tard, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que le parquet national antiterroriste a été saisi.
J’adresse mes sincères condoléances à la famille et aux proches de la personne décédée, ainsi que tout mon soutien aux autres victimes", a écrit, sur Instagram, le maire de Trappes.
"Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de ces faits et les motivations de l’auteur des tirs", a-t-il également indiqué, précisant que la Ville mettra en place une cellule d'aide psychologique dans les prochaines heures.
Ces tirs surviennent alors que la France reste sous tension après les émeutes qui ont éclaté en marge des manifestations de masse contre la vie chère le week-end dernier.
De nouvelles manifestations sont attendues ce week-end, après une semaine marquée par l'instauration de couvre-feux nocturnes dans plusieurs villes du pays.
Le gouvernement a annoncé un dispositif de sécurité renforcé, avec la présence de militaires de la force Sentinelle et d'unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI.