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Incendie, tirs de mortiers... Un lycée près de Toulouse endommagé en marge des manifestations

Des policiers montent la garde lors d'une manifestation contre le manque de moyens dans les écoles, à Paris, vendredi 2 octobre 2026.
Des policiers montent la garde lors d'une manifestation contre le manque de moyens dans les écoles, à Paris, vendredi 2 octobre 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo/Aurelien Morissard
Tous droits réservés AP Photo/Aurelien Morissard
Par Nathan Joubioux
Publié le
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En début de matinée, une trentaine de personnes sont entrées dans un lycée de Tournefeuille, dans le sud-ouest du pays, et ont déclenché un incendie. Aucune personne n'a été blessée.

Une trentaine de personnes masquées et habillées en noir se sont introduites dans un lycée de Tournefeuille, près de Toulouse (Haute-Garonne), ce jeudi 5 novembre vers 8 h, avant de tirer des mortiers d'artifice à l'intérieur de l'établissement.

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Ils ont ensuite provoqué un incendie dans le local de la vie scolaire, qui a été endommagé, précise la préfecture. 60 sapeurs-pompiers et quatorze engins ont été dépêchés sur l'incendie, qui a rapidement été éteint, est-il précisé. La préfecture précise que les sapeurs-pompiers ont été "victimes de tirs de mortier et de tentatives de vol de matériel" pendant leur intervention.

Ces individus "particulièrement violents, équipés et préparés, dont le profil n’est pas connu à ce stade" ont été interpellés, poursuit la préfecture dans un communiqué, qui indique qu'un dispositif de sécurité avait été mis en place avant les faits, mais que les forces de l'ordre avaient été contraintes d'intervenir sur d'autres "actions violentes".

La préfecture a dénoncé "une atteinte d'une particulière gravité à l'intégrité physique des élèves, de la communauté éducative et des forces de sécurité comme de secours, mais aussi une attaque contre l'école et ce qu'elle représente".

L'établissement restera fermé pour la journée et la reprise des cours ne sera assurée qu'une fois les conditions de sécurité réunies.

Cet incident s'est déroulé en marge de la nouvelle journée de manifestations lycéennes et syndicales qui réunissait entre 250 000 personnes et 270 000 selon les chiffres respectifs de la CGT et des autorités publiés à la mi-journée. Environ un tiers des lycées étaient fermés ou dans l'incapacité de fonctionner, certains en raison de blocages organisés par les élèves, d'autres parce que les enseignants étaient en grève.

"Comportement criminel"

Le préfet de région Fabrice Rigoulet-Roze et le recteur d'académie Karim Benmiloud se sont rendus sur place, condamnant "ces agissements avec la plus grande fermeté".

"Les dégâts sont très importants. Tout un symbole : la vie scolaire a notamment brûlé", a écrit Carole Delga, présidente de la région Occitanie. "Ces actes sont une honte car ils avaient un seul objectif : détruire les locaux éducatifs et blesser les personnels. On ne touche pas à l’École de la République."

Le vice-président PS de la région Occitanie Kamel Chibli a, lui, parlé "d'actes barbares" qui vont "coûter très cher à la collectivité". "Au-delà des dégradations matérielles, c’est la mise en danger de nos personnels qui me révolte particulièrement. On ne peut pas accepter que celles et ceux qui travaillent quotidiennement au service de notre jeunesse soient exposés à de tels risques", a-t-il également écrit sur ses réseaux sociaux.

Il a également indiqué que la Région allait porter plainte. "Les images des caméras de vidéosurveillance sont transmises à la police et au parquet afin que toute la lumière soit faite sur ces faits", a souligné Kamel Chibli.

Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a dénoncé "un comportement criminel [...] absolument scandaleux". "Cet incendie volontaire aurait pu avoir des conséquences humaines dramatiques. Je le condamne avec la plus grande fermeté et appelle chacun à le condamner sans la moindre ambiguïté : aucune revendication ne peut servir d’excuse ou de paravent à des criminels", a-t-il également écrit, sur X.

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