Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Guerre au Moyen-Orient : les craintes concernant les prêts français au Louvre Abu Dhabi

Un voilier est ancré au coucher du soleil devant le Louvre Abu Dhabi, à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le jeudi 16 décembre 2021.
Un voilier est ancré au coucher du soleil devant le Louvre Abu Dhabi, à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le jeudi 16 décembre 2021. Tous droits réservés  Jon Gambrell/Copyright 2021 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Jon Gambrell/Copyright 2021 The AP. All rights reserved.
Par Serge Duchêne avec AFP
Publié le Mis à jour
Partager Discussion
Partager Close Button

Le musée, qui a ouvert ses portes aux Émirats arabes unis en 2017, a jusqu'à présent échappé aux dommages causés par près de 1 800 frappes de drones et de missiles iraniens lancées depuis le début du conflit le 28 février.

L'escalade du conflit au Moyen-Orient a suscité des inquiétudes quant à la sécurité des chefs-d'œuvre prêtés par la France au Louvre Abou Dhabi, soulevant des questions sur la sécurité de l'unique antenne étrangère du célèbre musée.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Le musée, ouvert aux Émirats arabes unis en 2017, a jusqu'à présent échappé aux dommages causés par près de 1 800 frappes de drones et de missiles iraniens lancées depuis le début du conflit le 28 février.

Le Louvre Abou Dhabi, qui reste ouvert, a déclaré que « la sécurité de nos visiteurs, de notre personnel, ainsi que de nos collections (celles du musée ou celles en prêt) demeure notre priorité absolue ».

Mais les inquiétudes grandissent en France.

« Les œuvres doivent être mises à l'abri », a déclaré Didier Selles, qui a contribué à la négociation de l'accord initial entre la France et les Émirats arabes unis.

Il a expliqué au magazine Télérama que les artefacts étaient menacés suite au déclenchement de la guerre opposant Israël et les États-Unis à l'Iran.

Le journal français La Tribune de l'Art a relayé cette inquiétude : « Les œuvres du Louvre à Abou Dhabi doivent être mises en sécurité ! »

Le ministère français de la Culture a cherché à rassurer les critiques, déclarant à l'AFP que les autorités françaises étaient « en contact étroit et régulier avec les autorités des Émirats arabes unis afin d'assurer la protection des œuvres prêtées par la France au Louvre Abou Dhabi ».

Risques de rapatriement

Aux termes de l'accord conclu avec les Émirats arabes unis, la France s'est engagée à fournir son expertise, à prêter des œuvres d'art et à organiser des expositions, en échange d'un milliard d'euros (1,1 milliard de dollars), dont 400 millions d'euros pour la seule licence d'utilisation du nom « Louvre ».

Cet accord historique a été prolongé en 2021 de dix ans, jusqu'en 2047, pour un montant supplémentaire de 165 millions d'euros.

France Musées, le cabinet de conseil international chargé du développement du Louvre Abou Dhabi, a indiqué qu'en plus des 600 œuvres de la collection permanente du musée, quelque 250 œuvres sont prêtées par la France, sans toutefois fournir davantage de précisions.

Une grande opacité entoure les œuvres issues des collections publiques françaises provisoirement exposées dans cet écrin de 24.000 m2.

Aucun des établissements français contactés, dont Le Louvre, Versailles, Beaubourg ou Orsay, ne souhaite indiquer quels tableaux ou sculptures sont en prêt à Abou Dhabi, dans le cadre d’un partenariat rémunéré à hauteur de 190 millions sur dix ans selon la Cour des comptes (hors expositions temporaires).

Tous renvoient à France Muséums, structure de droit privé qui accompagne le développement du Louvre Abou Dhabi, dont la collection permanente compte quelque 600 pièces. Cette agence consent à indiquer que 250 œuvres sont actuellement en prêt mais refuse d’en donner le détail.

A l’ouverture en 2017, 300 œuvres avaient été prêtées par la France, dont des toiles de Vinci, Monet, Van Gogh ou Warhol et une statue de Ramsès II. Sur son site, le Louvre indique confier « chaque année 100 chefs-d’œuvre de ses collections » à Abou Dhabi.

Sur son site web, le Louvre indique confier chaque année une centaine d'objets au musée d'Abou Dhabi.

Une source proche du dossier, s'exprimant sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP, a affirmé qu'il n'y avait pas de danger imminent, soulignant que le musée est conçu pour protéger ses collections des menaces sécuritaires et des catastrophes naturelles.

Un rapatriement comporterait ses propres risques, a ajouté la source.

« Peut-on imaginer un pont aérien pour transporter des œuvres en pleine zone de conflit ? », s'est-elle interrogée.

Sources additionnelles • 20 minutes

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

Desmond Child sur euronews : "Les sculptures du Parthénon devraient y être retournées"

« Tambour parleur » pillé par la France en 1916 en Côte d'Ivoire

Nuit d'enfer en Espagne : Morrissey annule son concert à Valence