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Film de la semaine : "The Dog Stars", Jacob Elordi ne sauve pas le film

Film de la semaine : The Dog Stars
Film de la semaine : The Dog Stars Tous droits réservés  20th Century Studios
Tous droits réservés 20th Century Studios
Par David Mouriquand
Publié le Mis à jour
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Le nouveau film de Ridley Scott montre que, dans un désert post-apocalyptique, Jacob Elordi et son chien ne nous sauvent pas, mais la barbe de Josh Brolin rallume l'espoir.

Ridley Scott a connu son lot de réussites et de ratés.

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Pour chaque Alien, Blade Runner, Gladiator et The Martian, il y a un Kingdom of Heaven, A Good Year, ce que The Counselor a bien pu être, Napoleon, et un Glad-II-ator en petite forme.

On ne dira pas de mal de Alien : Covenant ni de House of Gucci. Le premier est bien meilleur que dans vos souvenirs, et le second est un chef-d'œuvre de kitsch, et c'est tout.

Le problème, c'est que son dernier film se range très confortablement dans la catégorie des ratés.

Adapté du roman éponyme de Peter Heller, paru en 2012, The Dog Stars met en scène Jacob Elordi dans le rôle de Hig, monsieur Tout-le-monde ridiculement beau, ancien pilote qui tente de s'en sortir dans une Amérique post-pandémie. Après une apocalypse virale qui a anéanti la majeure partie de la population humaine, dont sa femme, notre héros survit en récupérant des provisions avec son chien, Jasper. Un très joli nom pour un chien. Bien vu.

À la différence de son compagnon de survie Bangley (Josh Brolin), un ex-marine devenu survivaliste, Hig s'accroche à l'idée que l'humanité finira par trouver une issue. Il fait voler son Cessna à la recherche de signes de vie et est attiré par un mystérieux signal radio, qui le mène à une base militaire. Là, il rencontre Cima (Margaret Qualley) et son père bourru (Guy Pearce), et commence à imaginer une vie qui ne soit plus seulement de la survie.

Cependant, des gangs sauvages de "reapers" menacent tout projet d'avenir...

The Dog Stars
The Dog Stars 20th Century Studios

Quels que soient vos états de service derrière la caméra, et aussi impressionnant soit-il de tourner encore à 88 ans, rien ne justifie de rendre l'après-apocalypse aussi ennuyeux et aussi convenu.

On retrouve un peu de 28 Days / Weeks / Years Later dans The Dog Stars, un soupçon de I Am Legend, des échos de Mad Max, et même un peu de Fallout pour faire bonne mesure. Autant de références de choix, mais qui ne se combinent jamais en quelque chose de vraiment intéressant. Elles vous donnent simplement envie de regarder un film assez effrayant, haletant ou profond pour retenir votre attention.

En l'état, The Dog Stars voudrait être à la fois une étude de personnage introspective et un film d'action post-apocalyptique, et échoue sur les deux tableaux. Il ne se passe pas assez de choses pour que ce soit excitant, ce n'est pas assez effrayant pour marquer, et la réflexion a la profondeur d'une flaque. Pire, le film n'a pas grand-chose à dire sur l'apocalypse, l'effondrement de la société ou le deuil partagé. Contrairement au matériau d'origine, le scénario de Mark L. Smith n'affronte jamais vraiment ces thèmes et choisit au contraire de sous-développer les personnages à chaque étape.

Hormis la superbe photographie d'Erik Messerschmidt, le rythme interminablement lent m'a poussé à me concentrer sur un élément inattendu dans The Dog Stars : la pilosité faciale. Plus précisément, le bouc de légende de Josh Brolin.

The Dog Stars
The Dog Stars 20th Century Studios

Bon sang, quel talent il a pour les poils du visage.

Peu d'hommes en sont capables. Idris Elba, oui. Adam Driver, non. Ethan Hawke est un maître. Orlando Bloom ne l'est pas. Christian Bale peut en laisser pousser un complètement sauvage. Timothée Chalamet y parviendra peut-être un jour.

C'est un art subtil, et Brolin – et ce n'est pas la première fois – arbore ici un bouc majestueux, avec une énergie d'oncle grisonnant qui m'a fait penser : si c'est la fin du monde tel que nous le connaissons, je trouverai du réconfort à rester loin des signaux radio et à me tenir près de ta barbe hirsute, qui m'assure que je serai en sécurité.

Donc, à moins d'avoir très envie de regarder un Jacob Elordi ténébreux en veste Carhartt, le regard perdu au loin – ou de vouloir lancer, comme j'y songe sérieusement, une société d'appréciation du bouc – mieux vaut éviter cette tentative trop longue et étrangement fade d'un cinéaste dont on espère qu'il nous offrira encore un dernier grand film avant qu'une nouvelle pandémie ne frappe.

The Dog Stars est actuellement en salle.

Video editor • Amber Louise Bryce

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