Le train roulait à 90 km/h au moment de l'impact et ralentissait à l'approche d'une gare située quelques centaines de mètres plus loin. Le conducteur a actionné le frein d'urgence, mais n'a pas pu éviter la collision.
En Belgique, une collision entre un train et un bus scolaire à un passage à niveau, mardi matin dans la petite ville belge de Buggenhout, a fait quatre morts et cinq enfants blessés.
"Il s’agit de l’un des pires accidents de l’histoire de la Belgique sur un passage à niveau", a déclaré Thomas Baeken, porte-parole du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge Infrabel.
Neuf personnes se trouvaient à bord du minibus, dont sept enfants et deux adultes. Le bus se rendait dans une école pour enfants à besoins spécifiques à Buggenhout.
"Malheureusement, deux enfants ont perdu la vie, un âgé de 12 ans et un autre de 15 ans. Le chauffeur et l’accompagnateur ont également perdu la vie", a indiqué à Euronews la porte-parole de la police fédérale, An Berger.
Les blessés ont été transportés à l’hôpital et leur pronostic vital n’est pas engagé, a-t-elle souligné.
Environ cent passagers se trouvaient à bord du train. Tous ont été évacués et aucun n’a été blessé, a précisé Dimitri Temmerman, porte-parole de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.
"Au moment de l’impact, le passage à niveau était fermé, ce qui signifie que les feux étaient au rouge et que les barrières étaient baissées", a expliqué Thomas Baeken. " Pourquoi le chauffeur a-t-il quand même traversé ? Nous l’ignorons."
Le train qui venait de Bruges et se dirigeait vers Malines roulait à 90 kilomètres à l’heure au moment de l’impact, vers 8 h 15, selon Infrabel.
Il était en phase de ralentissement à l’approche de la gare de Buggenhout, située à quelques centaines de mètres.
Le conducteur du train a actionné le frein d’urgence, mais n’a pas pu éviter la collision.
"Le passage à niveau était déjà fermé depuis un certain temps avant que le bus ne s’engage dessus. Mais l’impact a été presque instantané, car le train était déjà très proche du passage à niveau et il n’y avait plus de temps pour s’arrêter", a détaillé Thomas Baeken.
Le bus a été projeté contre un poteau avant de s’écraser quelques mètres plus loin, devant une maison.
Vingt accidents à des passages à niveau en 1 an en Belgique
Les accidents aux passages à niveau sont en baisse en Belgique, selon Infrabel, avec une vingtaine d’incidents recensés l’an dernier. Le dernier accident à ce passage à niveau précis remonte à 2007, a-t-elle indiqué.
La Belgique compte près de 1 600 passages à niveau, équipés de dispositifs de sécurité différents selon l’emplacement et les conditions de circulation.
"Chaque passage à niveau dispose d’un équipement de sécurité décidé par Infrabel et aussi par les autorités", a expliqué Thomas Baeken à Euronews. "Ici, le passage est équipé de deux barrières, de quatre feux et d’un signal sonore avec cloche. "
Les normes d’équipement des passages à niveau varient d’un pays de l’Union européenne à l’autre.
"Chaque pays peut décider du type d’équipement. En Belgique, nous avons choisi d’installer deux feux rouges avec un feu blanc. Par exemple, en France, il n’y a qu’un feu rouge et aucun feu blanc", a expliqué Vincent Godeau, conseiller sécurité chez Infrabel, à Euronews.
Il existe toutefois des règles de circulation communes. La Convention de Vienne de 1968 sur la circulation routière prévoit que les conducteurs doivent s’arrêter au feu rouge et que la croix de Saint-André constitue le symbole international d’un passage à niveau sans barrières ni demi-barrières.