La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a réagi jeudi à la proposition du leader de La France insoumise (LFI), candidat à l'élection présidentielle française de 2027.
La mesure proposée par Jean-Luc Mélenchon d'annuler la dette de la France détenue par la Banque centrale européenne (BCE) ne manque pas de faire réagir.
Après le prix Nobel d'Économie 2025 Philippe Aghion qui la juge "catastrophique" ou encore le Premier ministre français Sébastien Lecornu qui estime que cela "détruirait l'actif le plus important" de la France, à savoir "la confiance", la présidente de la BCE Christine Lagarde s'est exprimée sur le sujet.
Lors de la conférence de presse suivant l'annonce d'une nouvelle hausse des taux directeurs de l'institution monétaire, Christine Lagarde a jugé que la proposition du leader de La France insoumise (LFI), candidat à l'élection présidentielle de 2027, n'était "vraiment pas une bonne idée".
La présidente de la BCE estime même que cela constituerait une "violation pure du traité" sur l'Union européenne. L'article 123 du traité constitutif de l'UE interdit en effet à la BCE d'annuler la dette d'États qu'elle a elle-même rachetée.
Jean-Luc Mélenchon avait déjà lancé cette idée lors de sa campagne pour la présidentielle de 2022. Fin août, il a récidivé en lançant : "Il suffit d’aller à la Banque de France, de prendre les titres de dette et de les foutre au feu".