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Le Maroc affirme avoir déjoué une nouvelle tentative de passage de migrants vers Ceuta

Ceuta et le Maroc verrouillent la frontière
Ceuta et le Maroc renforcent la frontière Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Jesús Maturana
Publié le Mis à jour
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Les forces de sécurité marocaines ont dispersé samedi plusieurs centaines de migrants qui s'étaient regroupés près de la frontière dans l'intention de rejoindre Ceuta. Cette opération intervient quelques semaines après la tragédie qui a fait au moins 141 morts.

Les forces de sécurité marocaines ont annoncé samedi avoir empêché plusieurs centaines de personnes de tenter de rejoindre Ceuta. Selon les informations disponibles, le groupe, composé en majorité de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, se trouvait aux abords de Fnideq, connue sous le nom de Castillejos en espagnol.

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D’après les médias marocains, 294 personnes ont été interpellées, dont 46 Marocains et les autres originaires d’Afrique subsaharienne.

Selon des sources sécuritaires marocaines citées par l'agence EFE, l'incident s'est produit dans une zone montagneuse au sud-ouest de Ceuta, où les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser le groupe.

Les mêmes sources indiquent que les migrants se trouvent toujours dans le secteur et qu’aucune nouvelle tentative d’approche de la clôture frontalière n’a, pour l’heure, été signalée.

Chams Edine Yakoub, un Soudanais de 25 ans qui espère rejoindre Ceuta, a expliqué à l’AFP qu’il était à la recherche d’une opportunité. "À Ceuta, en Europe, les gens sont mieux pris en charge", a-t-il déclaré. "Ici, il n’y a pas de travail. Pas d’argent. Pas de logement. Il n’y a absolument rien, je vous le jure."

Cette nouvelle tentative intervient seulement deux semaines après une arrivée massive de quelque 72 000 personnes, pour la plupart des Marocains, à Ceuta, ville autonome espagnol ne faisant pas partie de l'espace Schengen. La grande majorité d’entre elles ont depuis été renvoyées au Maroc.

Déploiement policier et contrôles sur les routes d’accès

Le centre-ville de Fnideq s’est réveillé samedi dans le calme, mais sous un important dispositif policier. Les autorités maintiennent des contrôles sur les principaux axes d’accès à la ville, notamment sur les routes en provenance de Tétouan et de Tanger.

Dans la nuit, la surveillance a été renforcée à terre comme en mer aux abords de la frontière avec Ceuta, avec la mobilisation de vedettes de la Marine royale marocaine et de drones de surveillance.

Malgré ce dispositif, une jeune fille de 17 ans est parvenue à rejoindre Fnideq dans la nuit. Elle a déclaré à l’agence EFE avoir voyagé depuis Tétouan dans un bus contrôlé à trois reprises sur les quelque 35 kilomètres séparant les deux villes, illustrant l’ampleur du filtrage mis en place par les autorités marocaines dans la région.

Le dispositif déployé samedi s’inscrit dans une opération plus vaste menée par Rabat pour empêcher une tentative de passage massif vers Ceuta, organisée à l’appel de messages diffusés sur les réseaux sociaux.

Cet appel est intervenu quelques semaines seulement après la tragédie des 30 et 31 juillet, lorsque des dizaines de milliers de personnes avaient tenté de rejoindre l’enclave espagnole à pied ou à la nage. Selon des organisations humanitaires, l’épisode a fait au moins 141 morts, l’un des bilans les plus lourds jamais enregistrés à la frontière entre le Maroc et l’Espagne.

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