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Élections sénatoriales 2026 : le RN s'offre un groupe, LFI son premier siège

Ce dimanche 27 septembre, 178 sièges de sénateurs ont été remis en jeu.
Ce dimanche 27 septembre, 178 sièges de sénateurs ont été remis en jeu. -  Tous droits réservés  AP Photo/Lewis Joly
Tous droits réservés AP Photo/Lewis Joly
Par Alexander Kazakevich
Publié le
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Une élection qui n'a pas bouleversé les équilibres à la chambre haute du Parlement français, mais qui marque deux nouveautés : la création à venir d'un groupe réunissant le Rassemblement national et son allié l'UDR, et l'entrée symbolique de La France insoumise au Palais du Luxembourg.

Le pari est réussi pour Marine Le Pen et Jordan Bardella. Dernier scrutin avant la présidentielle de 2027, les sénatoriales permettent au Rassemblement national et à ses alliés de l'UDR de franchir un cap au Sénat, avec au moins 15 élus et la perspective de former un groupe.

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Ce dimanche, la moitié de la chambre haute a été renouvelée au suffrage universel indirect, par des grands électeurs – essentiellement des élus locaux – dans 63 départements, notamment dans le sud du pays, mais pas en région parisienne.

Si les grands équilibres du Sénat restent inchangés, l'un des principaux enjeux de ces sénatoriales se jouait du côté du Rassemblement national. Douze ans après l'entrée de ses premiers élus au Sénat, le parti est désormais en mesure de constituer son propre groupe. Une avancée qui traduit son implantation locale, notamment sur le pourtour méditerranéen, et les gains enregistrés lors des municipales de mars dernier.

S'exprimant devant les médias, le président du parti, Jordan Bardella, s'est félicité des résultats qui "marquent une étape dans l'enracinement du RN dans notre pays". Il y voit aussi "une étape supplémentaire pour l'élection de Marine Le Pen dans quelques mois".

La candidate du RN à la présidentielle de 2027 a, elle, salué "une victoire historique", estimant qu'"une étape majeure" venait d'être franchie avec la constitution, pour la première fois, d'un groupe au Sénat.

Un groupe au Sénat permettrait au Rassemblement national d'obtenir davantage de financements et de demander chaque année la création d'une commission d'enquête sénatoriale.

La majorité de droite stable, les macronistes reculent

Les Républicains restent largement majoritaires avec 123 sénateurs, aux côtés de ses alliés de l'Union centriste, qui en comptent 71. Le Parti socialiste, lui, résiste. Le décompte définitif, attendu lundi, dira s'il conserve sa place de deuxième force de l'hémicycle, devant les centristes.

Le groupe soutenant Emmanuel Macron au Sénat, le RDPI (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants), devrait en revanche passer de 19 à 14 sénateurs. Il se retrouverait ainsi quasiment au même niveau que le futur groupe RN-UDR et que Les Écologistes.

LFI décroche son premier siège

La France insoumise fait son entrée au Palais du Luxembourg avec l'élection de Gabriel Amard, le gendre de Jean-Luc Mélenchon, dans le Rhône.

Le chef des Insoumis s'est félicité de résultats qui, selon lui, montrent que "dans tous les départements, LFI fait des scores bien plus larges que son nombre de grands électeurs".

"Heureux augure pour 2027", affirme le quadruple candidat à l'Élysée.

Il reste à savoir dans quel groupe siégera Gabriel Amard. "Quand on en a un dans une Assemblée, c’est le début de la fin pour les autres", a-t-il déclaré au micro de Public Sénat, dans une allusion aux relations tendues entre LFI et les différents partis de gauche.

Dans un message sur X, le président sortant du Sénat, Gérard Larcher (LR), a dit "prendre acte" de l'émergence du neuvième groupe, RN-UDR, qu'il présente comme une "conséquence du résultat des élections municipales". Il a toutefois appelé le Sénat à "rester une assemblée du débat apaisé, de la raison, de la réflexion", "une assemblée où se fait la loi et où l'action du gouvernement est contrôlée".

Gérard Larcher a par ailleurs annoncé sa candidature à un sixième mandat à la tête de la chambre haute.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a, lui, adressé ses félicitations "aux sénatrices et sénateurs élus ou réélus aujourd’hui", assurant que "le gouvernement travaillera avec chacun, dans le respect du débat parlementaire et de nos institutions".

Les nouveaux élus prendront leurs fonctions jeudi 1er octobre, jour de l'élection du président du Sénat. Les groupes constitués devront, eux, déposer leurs listes de membres lundi 5 octobre.

Dans notre couverture des élections municipales des 15 et 22 mars derniers, nous revenions dans notre direct sur leur impact sur le Sénat et, plus largement, sur la vie législative du pays. Retrouvez les analyses de nos experts ici.

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