Les perdants de ce second tour : LFI échoue à conquérir Toulouse, le RN est défait à Marseille et Toulon, tandis que les écologistes perdent la plupart de leurs bastions. Pendant ce temps, les chefs de partis, de Manuel Bompard à Jordan Bardella, se tournent déjà vers la présidentielle.
Entre dynamiques locales et stratégies pour 2027 : que révèle ce scrutin ?
- La gauche conserve les trois plus grandes villes du pays, à Paris, où un résultat serré était attendu, Emmanuel Grégoire s'impose avec près de neuf points d'avance sur Rachida Dati.
- Les alliances entre La France insoumise et d'autres composantes de la gauche donnent un tableau contrasté : victoire à Nantes pour Johanna Roland (PS) grâce au soutien de LFI, succès de l'accord "technique" Les Écologistes-LFI à Lyon, mais fiasco à Limoges, Poitiers et Toulouse, où la fusion avec les socialistes derrière l'Insoumis François Piquemal n'a pas suffi à déloger Jean-Luc Moudenc du Capitole.
- La "vague verte" de 2020 s'efface : Bordeaux, Besançon et Poitiers tombent entre les mains de la droite ou du centre. À Strasbourg, Catherine Trautmann, à la tête d'un attelage singulier PS-Horizons, reprend la ville aux Écologistes.
- Le RN est battu à Toulon, Nîmes et Marseille, mais progresse dans plusieurs villes moyennes. Son allié Éric Ciotti savoure sa victoire à Nice, cinquième ville du pays. Défait, Christian Estrosi déclare que "le front républicain est mort" à Nice et annonce se retirer de la vie politique locale.
- Réélu au Havre, Édouard Philippe peut rêver de la présidentielle et plaide pour un rassemblement de "ceux de bonne volonté" qui "écartent les extrêmes". Bruno Retailleau souhaite tracer une "troisième voie" pour 2027, entre l'extrême droite et LFI. Selon Jordan Bardella, son parti incarne désormais une "force tranquille". Manuel Bompard explique l'échec de certaines alliances avec la gauche traditionnelle par une "vague dégagiste", mais reste confiant dans la possibilité de "battre" le RN l'an prochain.
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Lyon : vers une "cohabitation" difficile entre la ville et la métropole. Analyse
La victoire de Grégory Doucet à Lyon, acquise à 3 000 voix, reste symbolique au regard du prestige de la mairie centrale. Mais la perte de la métropole, conquise par Véronique Sarselli (LR), alliée à Jean-Michel Aulas, pourrait bouleverser les rapports de force.
Pour Tommaso Germain, docteur en sciences politiques et spécialiste de la métropolisation, cette “cohabitation” inédite entre deux exécutifs risque d’être "source de blocages dans de nombreux domaines du quotidien, notamment l’aménagement et l’urbanisme".
L'expert nuance toutefois : une opposition entre les deux institutions pourrait "bénéficier à la métropole, plus puissante en budgets et en effectifs que les villes de Lyon et Villeurbanne réunies".
"La métropole s'appuierait alors davantage sur son conseil élu par circonscriptions, au détriment de la ville-centre qui l'avait jusque là portée", précise-t-il.
Au-delà des institutions, cette alternance révèle un clivage sociologique plus profond, "observé ailleurs en France et en Europe : les classes populaires et les diplômés urbains se concentrent dans la ville-centre, tandis que les classes moyennes se répartissent dans la périphérie”, observe-t-il.
Avec la métropole et la région à droite, l’équilibre politique local pourrait encore évoluer. "Il faudra suivre de près le positionnement de la ville de Lyon, désormais plus à gauche suite à cette alliance avec LFI. Ira-t-on vers davantage d’isolement et la poursuite de tensions politiques ?", s’interroge Tommaso Germain.
Emmanuel Grégoire : "Paris ne sera jamais une ville d'extrême droite"
Pas de discours triomphaliste pour Emmanuel Grégoire, malgré une ambiance euphorique devant la Rotonde Stalingrad et une avance de 15 points sur sa principale rivale, Rachida Dati.
Le socialiste a salué la mobilisation de ses électeurs, assurant que "l'union des droites ne dirigera pas Paris".
Ce soir, les Parisiennes et Parisiens ont adressé un message à Jordan Bardella, à Marine Le Pen et à Sarah Knafo, et à ceux qui ont œuvré en coulisses pour cette union : Paris ne sera jamais une ville d'extrême droite
"Mon devoir est de ressembler", a déclaré Emmanuel Grégoire, ajoutant que son bureau "sera toujours ouvert à l'opposition" et faisant cesser les huées dirigées contre Rachida Dati.
Selon le nouveau maire de Paris, cette campagne constitue "un avant-goût de la présidentielle", qu'il qualifie de "brutale".
Paris sera le cœur de la résistance face à cette droite qui veut vous prendre ce que nous avons de plus précieux et de plus fragile : la simple joie de vivre ensemble.

Recours d'Aulas à Lyon : "Cela montre l'estime qu'il porte aux services de la ville et aux assesseurs" (équipe de Doucet à Euronews)
Selon les informations du Progrès, le recours de Jean-Michel Aulas sur le résultat à la mairie centrale porterait sur "les bulletins nuls comptabilisés".
Interrogée par Euronews, l'équipe de Grégory Doucet souligne l'écart final de 3 000 voix entre les deux candidats. "Ça fait beaucoup", estime un représentant, ajoutant que cette contestation "montre l'estime que Jean-Michel Aulas porte aux services de la ville et aux assesseurs".
Jordan Bardella revendique une percée du RN
Sur X, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, affirme que son parti a remporté "près de 70 communes" à l'issue de ce second tour.
Il écrit également que "3 000 élus RN font leur entrée au sein des conseils municipaux dans toute la France", saluant une "belle campagne" et estimant que le RN est devenu "cette force tranquille dont la France a besoin pour entamer sa renaissance".
Le parti d'extrême droite avait déjà revendiqué une progression marquée dès le premier tour.
Historiquement moins implanté localement, le RN a cherché à convertir sa dynamique nationale en ancrage territorial durable.
Près de 70 communes gagnées.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) March 22, 2026
3 000 élus RN font leur entrée au sein des conseils municipaux dans toute la France.
Très fier de nos candidats exemplaires et de cette belle campagne.
Le RN est devenu cette force tranquille dont la France a besoin pour entamer sa renaissance ! 🇫🇷
Catherine Trautmann reprend Strasbourg
À Strasbourg, Catherine Trautmann, à la tête d'un attelage singulier PS-Horizons, s'impose au second tour et reprend la mairie. Elle devance la maire écologiste sortante Jeanne Barseghian et le candidat de droite Jean-Philippe Vetter, dans une triangulaire très suivie.
L’ancienne maire de Strasbourg et ex-ministre fait part de son "soulagement", saluant une victoire qu'elle juge nette : "La victoire qui m'est accordée ce soir est claire".
Jean-Michel Aulas savoure la victoire à la métropole de Lyon et annonce un recours sur le résultat à la mairie
L'ex-président de l'OL a déclaré prendre "acte de l'avance infime de Monsieur Doucet" et a annoncé le dépôt d'un recours pour des “irrégularités” présumées lors du dépouillement.
Jean-Michel Aulas dénonce à nouveau un accord "technique" entre les Écologistes et LFI et a affirme n'avoir "aucun regret d'avoir refusé toute compromission avec les extrêmes, d'où qu'ils viennent".
Nous avons porté un projet clair, d'apaisement et de redressement, car la ville est en mauvais état. Ce projet ne disparait pas ce soir, il continuera d'exister et je continuerai à le défendre.
Renaissance met en avant deux prises symboliques à Bordeaux et Annecy
Le camp présidentiel peut revendiquer ce soir deux gains marquants dans des villes importantes, malgré les difficultés du parti à s'ancrer territorialement depuis sa fondation.
À Bordeaux, le député Thomas Cazenave a fait basculer la mairie avec 50,95 % des voix face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic.
À Annecy, Antoine Armand, ancien ministre de l'Économie, s'est imposé avec 49,36 % des suffrages au second tour.
Deux résultats dont le parti d’Emmanuel Macron devrait se prévaloir pour montrer qu'il conserve des points d'ancrage locaux.
Résultats définitifs à la Ville de Lyon
L'écologiste l’emporte de justesse, après un écart qui a fondu au fil de la soirée :
Grégory Doucet : 104 702 voix (50,67 %)
Jean-Michel Aulas : 101 940 voix (49,33 %)
Doucet bat Aulas à la mairie, mais les écologistes perdent la puissante métropole de Lyon
Bruno Bernard, la président sortant de la métropole de Lyon, a reconnu sa défaite face à la liste Grand Cœur Lyonnais de Véronique Sarselli (LR), déplorant l'absence d'union à gauche :
Contrairement à la ville de Lyon, ce rassemblement n’a pas pu se faire à la Métropole de Lyon (...) Dans ce contexte, les électeurs ont tranché. Ils ont donné aux listes Grand Cœur Lyonnais une majorité absolue au Conseil de la Métropole. J'adresse à Madame Sarselli mes félicitations républicaines.
Je remercie l’ensemble des électrices et des électeurs qui se sont déplacés
— Bruno Bernard (@brunobernard_fr) March 22, 2026
aujourd’hui, comme dimanche dernier. Je félicite également l’ensemble des
conseillères et conseillers métropolitains, ainsi que les conseillères et conseillers
municipaux de notre Métropole, élus…
François Bayrou perd sa ville
Un séisme dans le Béarn : l'ex-Premier ministre François Bayrou est battu à Pau de seulement 344 voix. Le candidat socialiste Jérôme Marbot recueille 42,45 % des suffrages contre 41,14 % pour Bayrou, qui détenait ce mandat local depuis 2014.
Toulouse : Jean-Luc Moudenc réélu, revers pour LFI
La ville rose confirme sa tradition paradoxale : bien que ses électeurs se tournent généralement vers la gauche à la présidentielle, Toulouse choisit des maires de droite. Ce dimanche, le sortant Jean-Luc Moudenc arrive en tête avec 53,5 % des voix.
Gros revers pour l'Insoumis François Piquemal, qui avait pourtant fusionné avec la liste PS de François Briançon : au premier tour, le cumul des voix de gauche dépassait 52 %. Le renversement de tendance est spectaculaire.
Anne Hidalgo : "Je donne la clef de la ville à Emmanuel Grégoire"
Des centaines de personnes sont rassemblés devant le parvis de l'Hôtel de ville. La foule scande " Merci Anne !".
Euronews
Emmanuel Grégoire se rend à l'Hôtel de ville à deux roues (journalistes sur place)
L’héritier d’Anne Hidalgo a effectué une traversée symbolique depuis la Rotonde Stalingrad jusqu'à la mairie centrale, adoptant le moyen de transport emblématique de la majorité sortante de gauche : le Vélib’, lancé en 2007 sous le mandat de Bertrand Delanoë (PS).
Première action du maire élu à #Paris, Emmanuel Grégoire : enfourcher un Velib’ pour aller de la Rotonde Stalingrad à l’Hotel de Ville. « Allez, au bureau ! » pic.twitter.com/pWTcfCAldi
— Helene Bekmezian (@Bekouz) March 22, 2026
Les soutiens d'Emmanuel Grégoire : "On a gagné"
L'ambiance est électrique à la Rotonde Stalingrad :
Euronews
Jordan Bardella : "Les candidats du RN réalisent la plus grande percée de son histoire"
"Jamais le Rassemblement national et ses alliés n'ont compté autant d’élus sur le territoire français, dans plusieurs dizaines de communes. Nous sommes appelés à faire nos preuves", a déclaré le président du parti d'extrême droite, saluant les victoires de ses troupes à Agde, Carcassonne, Orange, Menton et Nice.
Le Rassemblement National réalise ce soir la plus grande percée de son histoire.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) March 22, 2026
Après le premier tour, à l'issue duquel nos maires sortants ont été plébiscités, nous comptons ce soir de nouvelles victoires par dizaines ! #Municipales2026 pic.twitter.com/FclSlPTyKM
Rachida Dati : "Le poison de la division a produit ses effets"
L'ex-ministre de la Culture, battue par le socialiste Emmanuel Grégoire, a remercié les militants de droite et a dénoncé un "poison de la division", même si la candidate LR a bénéficié de la fusion partielle avec la liste du centriste Pierre-Yves Bouranzel et du retrait pur et simple de Sarah Knafo, d'extrême droite.
Je veux dire à l'équiepe sortante : vous ne pourrez pas ignorer les attentes de changement.
Paris et Lyon restent à gauche
Le candidat de la gauche unie, hors LFI, succèdera à Anne Hidalgo à Paris, remportant une triangulaire à haut risque face à Rachida Dati (LR) et Sophia Chikirou (LFI) avec 53,1 % des voix.
À Lyon, l'écologiste Grégory Doucet reste à la tête de la mairie, devançant Jean-Michel Aulas (centre et droite) avec 53,1 % contre 46,9 % (résultats provisoires)
Nice : Éric Ciotti victorieux
À Nice, cinquième ville de France, Éric Ciotti recueille 45 % des suffrages exprimés, contre 39,5 % pour son principal rival, Christian Estrosi (Horizons).
"Je suis heureux de vous annoncer que nous avons gagné la mairie de Nice", a déclaré Éric Ciotti à ses sympathisants le chef de l'UDR, allié du RN.
C'est une immense victoire que vous avez construite.
Les électeurs d'Emmanuel Grégoire rassemblés devant la Rotonde Stalingrad
Une centaine de sympathisants d'Emmanuel Grégoire commencent à se rassembler devant la soirée électorale du candidat socialiste dans le XIXe arrondissement.
Beaucoup scrutent les écrans géants installés devant la Rotonde Stalingrad et réagissent : ils applaudissent et acclament Benoît Payan à Marseille, ou huent dès que des candidats d'extrême droite apparaissent à l'écran.

Benoît Payan restera maire de Marseille
Premier trophée de taille pour le Parti socialiste à Marseille : le maire sortant, Benoît Payan, l'emporte largement avec 54,6 % des voix, devant le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, crédité de 39,1 %, selon les premières estimations d’Ipsos‑BVA.
Martine Vassal, candidate de la droite maintenue au second tour, n'a recueilli que 6,3 % des voix, selon la même source.
Édouard Philippe : "La fierté d'être Havrais et la fierté d'être Français"
Édouard Philippe, qui avait lié son destin national à sa réélection dans son fief, a remercié ses électeurs pour une "avance de 3 500 voix" qui lui a permis de gagner.
Dans un discours de victoire aux accents présidentiels, il a assuré que "Les Havrais savent qu’il y a des raisons d’espérer quand tous ceux qui sont de bonne volonté se rassemblent pour écarter les extrêmes".
Manuel Bompard : "L'année prochaine, la nouvelle France peut battre l'extrême droite"
Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, s'est félicité de la percée des listes de La France insoumise qui, selon lui, "se confirme, s'amplifie et se renforce".
Il a néanmoins regrettée la "plus faible participation pour une élection municipale, hors période de COVID", et a souligné ce qu'il appelle "un besoin de fonder une nouvelle République".
Alors que les résultats à Toulouse ne sont pas encore connus, les listes LFI ont déjà remporté Roubaix et Le Tampon (Réunion), qui s'ajoutent à la victoire à Saint-Denis au premier tour, a rappelé Bompard.
Selon lui, la formation de gauche radicale a réalisé "une entrée fracassante dans les conseils municipaux", tandis que la gauche traditionnelle subit un "désaveu".
"L'année prochaine, le peuple français sera amené à voter pour l'élection présidentielle. Avec LFI, il dispose d'un outil puissant qui a permis d’amener dans les conseils municipaux une nouvelle génération de politiques", a-t-il déclaré, lançant un appel à s'engager auprès de LFI et ajoutant que "la Nouvelle France peut battre l'extrême droite".
L'année prochaine aura lieu une élection décisive pour l'avenir du pays.
— Manuel Bompard (@mbompard) March 22, 2026
J'appelle le peuple de France à nous rejoindre pour mener cette bataille.
L'année prochaine, la nouvelle France peut balayer les politiques de malheur de la macronie. L'année prochaine, la nouvelle France… pic.twitter.com/RjcQFKTlBc
Fin de la "vague verte" ? Les candidats écologistes battus à Besançon ou à Poitiers
Besançon bascule à droite : le candidat LR Ludovic Fagaut est crédité de 53,1 %, selon une estimation Ipsos‑BVA‑Cesi.
À Poitiers, la maire sortante écologiste Léonore Moncond'huy, soutenue par La France insoumise, a été battue par le centriste Anthony Brottier, d’après une estimation Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL.
Échec du RN à Toulon
La députée du Rassemblement national Laure Lavalette, arrivée largement en tête au premier tour, a été battue par la maire sortante de droite Josée Massi, selon plusieurs estimations d'instituts de sondage.
Pas de surprise au Havre : Édouard Philippe réélu
L'ex-Premier ministre et fondateur d'Horizons a été réélu maire du Havre avec environ 47% des voix, selon des chiffres provisoires. Il avait conditionné la suite de sa campagne présidentielle à une réélection dans son fief.
Limoges reste à droite
Guillaume Guérin (LR) a été élu maire, malgré la fusion des listes PS et LFI, selon une estimation d'Ipsos BVA. Limoges avait été dirigée par les socialistes pendant plus d'un siècle jusqu'en 2014.
David Guiraud (LFI) remporte Roubaix
l'Insoumis David Guiraud, favori du premier tour, l'emporte avec 53,2% des voix, d'après les estimations Ifop-Fiducial.
"Je crois en un avenir meilleur pour Lyon et pour nous"
Lilia a voté dans le bureau n°144 des Pentes de la Croix-Rousse, à Lyon I.
Naturalisée française en 2020, elle dit voter depuis, "et avec plaisir". "J’ai grandi et voté dans un pays où tout était joué d’avance (...) En France, au contraire, on attend les résultats avec une certaine excitation, parce que le pays est divisé –peut-être même un peu trop à mon goût. Mais c’est aussi ce qui rend les choses plus intéressantes, non ?"
"Je n'avais jamais connu ça auparavant, et c’est très agréable de sentir que sa voix compte vraiment", confie-t-elle à Euronews.
"À Lyon, la bataille oppose le maire sortant à un homme qui, selon moi, a beaucoup fait pour la ville. Certes, ce n'est pas un politicien et il est âgé, mais j'ai envie de croire qu'il peut faire bouger les choses", ajoute-t-elle.
Selon Lilia, l'insécurité a "nettement augmenté à Lyon" au cours du mandat actuel, "et en tant que mère de deux enfants, cela m'inquiète beaucoup".
"Mais bon, au moins, on a plus de pistes cyclables maintenant", ironise-t-elle. "Je crois en un avenir meilleur pour Lyon et pour nous", conclut-elle.


Les électeurs tardifs de l'Île Saint-Louis
Dans le IV arrondissement de Paris, sur l'Île Saint-Louis, la participation a été plus élevée que lors du premier tour dans ce bureau de vote n°44.
La journée s'est déroulée sans difficulté particulière et le nombre de volontaires pour le dépouillement a été suffisant.
Euronews a vu passer de nombreuses familles, avec des électeurs venus voter avec leurs enfants.
“J'étais sur les quais et je me suis précipité pour voter dans la dernière heure,” nous souffle un électeur. Comme lui, plusieurs habitants du quartier son arrivés au moment du coucher de soleil, après avoir profité du beau temps.
Lors du premier tour, la gauche était arrivée légèrement en tête dans ce bureau qui compte au total 1 157 électeurs inscrits.




Plus qu'une heure pour voter dans ce bureau à Montchat (Lyon IIIe)




Vote à Villeurbanne : "Une bataille après l'autre ici"
Malik, 29 ans, a voté dans le quartier de Grandclément, à Villeurbanne.
"Peu de monde dans mon bureau à 18h", nous confie-t-il, ajoutant qu'il est "tout de même content d'aller voter pour essayer de faire bouger les choses".
"Cela n'a l'air de rien, mais voter aux municipales et à la métropole, c'est aussi désigner les futurs "grands électeurs" qui voteront aux prochaines sénatoriales. Une bataille après l'autre ici", souligne-t-il.
Pour Malik, il faut "plus de variété, et des politiques qui ressemblent un peu plus au peuple".
Nous revenions dans notre direct sur l'impact de ces élections sur le Sénat et, plus largement, sur la vie législative du pays. Les analyses d'experts sont à retrouver ici.




Devant le QG de Rachida Dati dans le XIIe, les journalistes s'impatientent
Le vote est terminé dans la plupart des bureaux
La plupart des bureaux de vote en France ont fermé à 18 heures. Il est encore possible de voter jusqu'à 19 heures dans certaines grandes villes, comme Brest, Rennes, Lille, Sète et Pau.
Les bureaux restent ouverts jusqu'à 20 heures à :
- Paris,
- Marseille,
- Lyon,
- Toulouse,
- Bordeaux,
- Grenoble,
- Montpellier,
- Nice.
Marseille : les militants RN accusent la gauche de distribuer café et nourriture près d'un bureau de vote
Antoine Baudino, colistier du candidat RN Franck Allisio et assistant parlementaire de Stéphane Ravier, a signalé sur X que les militants d'une liste concurrente avaient installé un stand de distribution de café et de petit-déjeuner devant l’école de la Busserine, dans les quartiers Nord de Marseille.
Selon Le Figaro, citant la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, les forces de l'ordre sont intervenues pour faire respecter la réglementation électorale.
Après avoir été dégagée par les policiers, la distribution de café a repris à la Busserine. La police est prévenue. https://t.co/tdP2fOFswN pic.twitter.com/41uDMwRKvb
— Antoine Baudino (@AntoineBaudino) March 22, 2026
Forte mobilisation dans ce bureau du XIIe arrondissement de Paris
La participation semblait soutenue ce dimanche dans le bureau de vote n°58, selon Alice Brassens, présidente suppléante.
À 17 heures, le taux de participation y atteignait 56 %, soit un niveau légèrement supérieur à celui observé à la même heure lors du premier tour. Dimanche dernier, la participation finale avait grimpé à 66 % dans ce bureau.
Alice Brassens souligne que les électeurs "se sentent très concernés" par ce scrutin. Ce bureau, historiquement favorable aux socialistes, se distingue aussi par sa taille : avec 1 534 inscrits, il dépasse largement la moyenne, située autour de 900 électeurs par bureau.
Autre signe de mobilisation : 32 personnes s'étaient déjà portées volontaires pour le dépouillement en fin d'après-midi, un chiffre jugé inhabituellement élevé à cette heure. Selon la présidente suppléante, le dépouillement devrait durer environ une heure et demie.



Euronews
Lyon : Aulas vote le jour de son 77e anniversaire
Candidat à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas s'est rendu ce dimanche à l'école Créqui dans le VIe arrondissement, jour de ses 77 ans.
L'ex-président de l’Olympique Lyonnais, soutenu par la droite et le centre, s'affronte au second tour avec le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, qui a conclu une "fusion technique" avec la candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi.
Si la campagne pour la mairie de Lyon a largement capté l'attention médiatique, une autre bataille – celle pour la puissante métropole, qui pilote la plupart des politiques publiques – est souvent passée inaperçue. Alors que les troupes de Jean-Michel Aulas se sont rassemblées pour les deux scrutins (ville et métropole), la gauche n'a pas systématiquement fait alliance au second tour pour la métropole, provoquant même une grève de la faim de deux jours d'un militant écologiste local, Arnaud Martin.
Au dernier jour de la campagne, La France insoumise a annoncé le retrait de sa liste dans la circonscription métropolitaine Lyon-Ouest, afin d'"augmenter les chances des listes de gauche d'être majoritaires en sièges dimanche".
À 17 heures, le taux de participation moins élevé qu'au premier tour
Le ministère de l'Intérieur vient de publier de nouveaux chiffres provisoires sur la participation en France métropolitaine : 48,1 % des électeurs se sont déplacés. C’est légèrement moins qu'au premier tour dimanche dernier à la même heure (48,9 %).
Paris : des électeurs de gauche partagés
À Paris, l'entre-deux tours a laissé des traces chez certains électeurs de gauche, notamment après le refus d'un accord entre le Parti socialiste et La France insoumise (LFI).
Dans le XIVe arrondissement, Antoine explique avoir voté socialiste au premier tour, à la fois pour son arrondissement et pour la mairie.
Mais il dit avoir été déçu par la stratégie du PS entre les deux tours.
J'ai voté pour la première fois pour LFI aujourd'hui.
Il a choisi LFI dans son arrondissement, tout en soutenant Emmanuel Grégoire à l'échelle de la ville "pour faire barrage à Rachida Dat".
"Je trouvais LFI beaucoup plus proche du terrain, notamment sur la question du logement", ajoute-t-il.
Même sentiment pour Romain, dans le IXe arrondissement, qui se dit lui aussi désabusé par les socialistes. Il a finalement voté pour Emmanuel Grégoire, tout en reconnaissant qu'il aurait préféré soutenir la candidate LFI, Sophia Chikirou.
Juliette, habitante du XIe arrondissement, n'a pas pu voter aujourd'hui car elle était en déplacement. Elle nous explique qu'elle ne regrette pas l'absence d'alliance entre le PS et LFI dans la capitale.
LFI a une très mauvaise réputation ; je pense que c'est mieux de ne pas avoir fait cette alliance.
À Menton, des électeurs entre alliances et vote stratégique
Le second tour s’annonce particulièrement tendu à Menton, après une recomposition des forces à droite.
Au premier tour, la candidate du Rassemblement national, Alexandra Masson, est arrivée en tête avec 36,3 % des voix, devant Sandra Paire (divers droite, 19,7 %) et Louis Sarkozy (soutenu par LR, 18 %).
Dès le lendemain, Sandra Paire et Louis Sarkozy ont annoncé une alliance, donnant naissance à une liste commune face au RN et à une troisième liste de droite menée par Florent Champion. Le second tour se jouera donc dans une triangulaire.
Certains électeurs expliquent avoir adapté leur vote suite à ces alliances. Marine raconte avoir voté pour Florent Champion au premier tour avant de se tourner vers le RN au second. "Je suis déçue car Sarkozy a fait alliance avec Paire (…) ça me saoule, je ne voulais pas voter RN", confie-t-elle, dénonçant cette coalition qu'elle rejette.
Pascal, lui, dit avoir voté pour une liste de gauche au premier tour – finalement éliminée – avant de se tourner vers le Rassemblement national au second. "Pour les municipales, les étiquettes ne comptent pas vraiment pour moi (…) je me focalise plutôt sur le projet et la personne", précise-t-il, en ajoutant qu’il ne ferait pas le même choix lors d'une élection présidentielle.
Trois morts dans des bureaux de vote ce dimanche
Après le décès d'un électeur de 81 ans à Annecy, un autre incident mortel est survenu dans un bureau de vote.
À Saint-Étienne, comme le rapporte Le Progrès, un colistier du candidat RN, Corentin Jousserand, est mort, apparemment des suites d’un arrêt cardiaque, dans le bureau Jules-Ferry où il était assesseur.
Un troisième décès a endeuillé le second tour des municipales à Carcassonne : une électrice de 82 ans, victime d'un malaise, est décédée dans l'ambulance qui la transportait du bureau de vote à l'hôpital, selon France 3 Occitanie.
Les maires élus les 15 et 22 mars pourraient rester en fonction un an de plus
Le mandat des maires élus en 2026 sera très probablement prolongé d'un an, en raison du calendrier électoral national, avec l'élection présidentielle de 2032 et une probable législative. On vous en dit plus.
Christophe Chabrot, maître de conférences en droit public à l'université Lumière-Lyon-II, préside ce dimanche le bureau de vote 612 à Lyon, "le seul qui vote à gauche" dans le très droitier VIe arrondissement. C'est une première pour ce chercheur, qui a accepté de s'entretenir avec Euronews pendant une courte pause.
Selon lui, "les collectivités territoriales ne sont que des administrations soumises à la loi", et leur calendrier peut tout à fait être modifié, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises sous la Ve République. D'ailleurs, les élections départementales et régionales ont été repoussées d'un an, de 2027 – année de la présidentielle – à 2028, pour éviter "une surcharge électorale".
Christophe Chabrot souligne qu'il vaut mieux étaler les scrutins plutôt que de laisser plus de deux élections se chevaucher, afin de limiter la "fatigue" des électeurs et éviter que les campagnes locales soient influencées par les enjeux nationaux, ce qui pourrait entraîner une "insincérité" du vote. L'argument budgétaire joue également : l'organisation des municipales coûte environ 200 millions d'euros.
Le chercheur rappelle que le Conseil constitutionnel autorise le législateur à intervenir sur les modes de scrutin, et qu'il est "au-dessus des collectivités territoriales". La loi peut donc apporter des changements importants : il cite l'exemple des départementales, passées en 2013 à un scrutin binominal homme-femme, unique au monde, pour garantir la parité.
Christophe Chabrot salue aussi la loi PLM, qui a rendu les élections locales plus lisibles dans les trois plus grandes villes de France. À Lyon, où les électeurs votent trois fois (arrondissement, ville, métropole), "chacun sait pour quelle instance il vote", même si les attributions de la métropole sont parfois méconnues.
Le spécialiste rappelle que ces modifications de calendrier sont tolérées tant que :
- les principes démocratiques du vote sont respectés,
- la périodicité du scrutin, à un an près, reste "raisonnable".
Une autre option serait de réduire les mandats locaux, mais il estime que ce débat n'existe pas dans l'opinion : "Les élus et les électeurs ont pris l’habitude des six ans".
Il note qu'à partir de 2032 (présidentielle et probable législative), puis 2033 (municipales) et 2034 (régionales et départementales), les scrutins devraient s'espacer davantage, au moins jusqu'aux années 2050.
Un décret d'application issu des arbitrages politiques précisera le calendrier électoral final.
Paris : que pensent les électeurs de Rachida Dati ?
À Paris, certains électeurs de Rachida Dati affirment vouloir un changement après plusieurs décennies de gestion de la capitale par la gauche.
Dans le XVIIe arrondissement, Vincent, qui attend un enfant, explique avoir voté pour Sarah Knafo au premier tour avant de se tourner vers Dati au second. "Je trouve que l'arrondissement de Dati est celui qui se porte le mieux", confie-t-il.
Il évoque notamment le scandale du périscolaire à Paris, qui l'inquiète. Depuis 2025, plusieurs affaires ont secoué la capitale, avec une série de signalements visant des animateurs périscolaires pour des soupçons de violences sexuelles sur de très jeunes enfants. Ces dossiers, ravivés en pleine campagne, ont nourri le débat municipal et renforcé les critiques sur la gestion de la Ville.
Dans le XIe arrondissement, Sara exprime également son mécontentement face à l'administration actuelle de la capitale : "Ça fait très longtemps que la gauche est au pouvoir à Paris et la vie des habitants devient chaque année moins agréable et moins pratique".
Elle pointe notamment le coût du logement et certaines dépenses publiques : " C'est très difficile d'envisager un avenir familial à Paris intra-muros pour les classes moyennes et même élevées".
Paris : quels maires d'arrondissement ont été réélus dès le premier tour ?
À Paris, trois maires d’arrondissement ont été réélus dès le premier tour.
Dans le VIIe arrondissement, Rachida Dati (Les Républicains) l'emporte haut la main avec 58,77 % des voix, un score bien supérieur à celui de 2020.
Dans le XVIe arrondissement, le maire sortant Jérémy Redler est reconduit de justesse avec 50,62 %, tandis que dans le XIIIe arrondissement, le maire de gauche Jérôme Coumet est réélu avec 51,52 %.
Malgré ces réélections locales, les habitants de ces arrondissements sont tout de même appelés à voter ce dimanche pour élire les représentants qui siégeront au Conseil de Paris, comme expliqué dans notre article.
Double vote, nouvelles règles : ce qui change pour les municipales
Avec un nouveau mode de scrutin et une prime majoritaire abaissée, les prochaines municipales pourraient favoriser davantage de listes et rendre les majorités…
Cas unique en France : en Mayenne, aucun électeur n'est appelé à voter ce dimanche
Dans ce département de l'ouest, les 240 communes ont toutes élu leur maire dès le premier tour, la semaine dernière.
Il s'agit du seul département à avoir désigné l'ensemble de ses conseils municipaux sans second tour.
Participation en hausse et vote partagé à Nice
À Nice, où le second tour s'annonce serré, les électeurs se déplacent malgré la pluie. Au premier tour, le député Éric Ciotti (UDR, allié du RN) est arrivé largement en tête, avec près de 13 points d’avance sur le maire sortant Christian Estrosi (Horizons).
Sur place, les avis sont partagés. Matthieu, jeune propriétaire, hésite encore : "Soit je vote pour Ciotti, soit blanc", confie-t-il, précisant qu'il n'est "absolument pas d'extrême droite".
Sa priorité reste la fiscalité : "Moi ce qui m’importe, c’est la taxe foncière (…) malheureusement, seul Ciotti a l’air de proposer quelque chose d’intéressant sur ce plan."
À l'inverse, Irina, naturalisée française il y a deux ans, explique avoir voté pour faire barrage à l'extrême droite : "En tant qu'immigrée, je ne pourrais jamais accepter l’extrême droite."
Selon la préfecture, la participation atteint 20,66 % à midi, en hausse par rapport à 2020 (18 %) à la même heure, et nettement supérieure au premier tour la semaine dernière (15,86 %).
Vous votez pour le maire : quel impact sur le Sénat ? Explications
Ces élections municipales sont souvent présentées comme un galop d'essai pour les partis politiques, qui y affinent leurs stratégies à un an de la présidentielle. Mais elles ont aussi un effet direct, plus discret et institutionnel, sur un autre scrutin : les sénatoriales de septembre.
Le Sénat compte 348 membres, élus pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans. Particularité majeure : les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens, mais par un collège électoral composé à environ 95 % de délégués des conseils municipaux (maires, adjoints et conseillers).
Ce mode de scrutin, combiné au renouvellement partiel, fait du Sénat une chambre peu sensible aux vagues nationales. Il tend à s'éloigner de la photographie politique du moment. "Un choc politique ne doit pas déstabiliser la chambre haute", résume Benjamin Morel, maître de conférences en droit public à l'université Paris II Panthéon-Assas.
Le Sénat est une sorte de contrepoids aux humeurs du moment.
Cette inertie tient aussi à sa sociologie électorale. Interrogé par Euronews, le constitutionnaliste souligne la surreprésentation des "villes moyennes qui vont bien", notamment situées dans l'ouest du pays, tandis que les grandes villes ne pèsent pas autant que leur poids démographique le laisserait penser.
Un groupe du Rassemblement national pourrait émerger à l'issue des sénatoriales, et quelques sénateurs de La France insoumise sont également attendus.
Quant au RN, Benjamin Morel évoque un mouvement "souterrain", "relativement profond et invisible". Dans près de 70 % des communes, une seule liste était en lice lors des municipales : dans ces configurations, une partie des grands électeurs, parfois sans étiquette mais proches du RN, pourrait se reporter sur ses candidats aux sénatoriales.
Pour exister politiquement au Sénat, un parti doit réunir au moins dix élus afin de constituer un groupe. Le RN n'en compte aujourd’hui que trois. Rachel Garrat-Valcarcel, journaliste politique et autrice de la newsletter "Blocs & Partis", cite le cas d'Aymeric Durox, en Seine-et-Marne dans un département où le RN dispose de peu d'élus locaux : preuve que des grands électeurs non encartés peuvent soutenir les candidats d'extrême droite, explique-t-elle à Euronews.
Et cette fois, la question est : combien de militants du RU auront été élus sous les radars ?
Benjamin Morel établit un parallèle historique : la droite gaulliste, dominante à l'Assemblée nationale dès 1962, a dû attendre les années 1980 pour être durablement installée au Sénat. À ce rythme, "le RN n'aura un groupe conséquent que dans 20 ans", estime l'expert.
Du côté de La France insoumise, il observe un vote "important mais très localisé" (nord du pays, Île-de-France), ce qui devrait se traduire par une progression sénatoriale modeste à ce stade.
Un taux de participation exceptionnellement élevé à la mairie du IVe arrondissement de Lyon
Une anomalie de participation a été relevée à la mairie du IVe arrondissement de Lyon, selon des procès-verbaux consultés par Euronews.
À 35,71 % à midi, la participation y dépasse nettement celle observée dans les autres bureaux de vote situés en mairie d’arrondissement lyonnais :
- Ier arrdt : 18,54 %
- IIe arrdt : 26,67 %
- IIIe arrdt : 23,95 %
- IV arrdt : 35,71 %
- V arrdt : 24,02 %
- VI arrdt : 23,41 %
- VII arrdt : 24,59 %
- VIII arrdt : 22,46 %
- IX arrdt : 19,45 %
À Lyon, comme au premier tour, les électeurs votent trois fois : 1) pour leurs conseillers d'arrondissement, 2) pour les conseillers de la mairie centrale, 3) un troisième vote est organisé pour désigner les conseillers métropolitains, chargés d'élire le ou la présidente de la métropole.
Annecy : Armand réagit après la mort d'un électeur
"Choc et très grande émotion à l’annonce du décès d’un homme survenu dans un bureau de vote à Annecy ce matin", a écrit sur X le député de la Haute-Savoie et ex-ministre de l'Économie, Antoine Armand.
Tête de liste Renaissance, Antoine Armand a devancé de dix points au premier tour Alexandre Mulatier-Gachet, candidat de la gauche unie.
Choc et très grande émotion à l’annonce du décès d’un homme survenu dans un bureau de vote à Annecy ce matin.
— Antoine Armand (@antoine_armand) March 22, 2026
Toutes nos pensées vont à ses proches et à celles et ceux qui ont tenté de lui porter secours.
Les municipales 2026, un tour de chauffe pour la généralisation de l'IA dans le jeu politique ?
Fausses images, voix synthétiques, propositions générées et chiffrées en quelques clics : l'intelligence artificielle s'est immiscée dans cette campagne des municipales, souvent sans que les électeurs en aient pleinement conscience. Entretien avec Ariane Ahmadi, présidente de Kerman Consulting et spécialiste de la communication politique.
Politiques en campagne : compétition des idées ou des IA ?
Les élections municipales 2026, un tour de chauffe pour la généralisation de l’intelligence artificielle dans le jeu politique ?
Grégoire et Chikirou ont voté à Paris
Après Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche hors LFI, a voté en fin de matinée. Sa rivale à gauche de la gauche, Sophia Chikirou, s'est également rendue aux urnes.
🗳️ A voté !
— Sophia Chikirou (@chikirouparis) March 22, 2026
Aujourd’hui, c’est le second tour des municipales !
À Paris, les bureaux de vote restent ouverts jusqu’à 20h. pic.twitter.com/6JSjXDb0Hb
Une participation de 20,33 % à midi, en hausse
Dati a voté à Paris
Rachida Dati, candidate de la droite et du centre, a glissé son bulletin au bureau La Motte-Picquet-Grenelle.
A voté ! 🗳️💙 pic.twitter.com/rblXF6hlB7
— Rachida Dati ن (@datirachida) March 22, 2026
Annecy : un électeur meurt après un malaise, trois bureaux de vote temporairement fermés
Un homme de 81 ans est décédé après avoir fait un arrêt cardiaque peu avant 9 heures, dans un des bureaux de vote situés au gymnase des Glaisins, à Annecy, en Haute-Savoie.
Selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, il a été pris en charge sur place par les pompiers, mais n'a pas pu être réanimé. Les bureaux de vote 34, 35 et 36 ont été temporairement fermés et ont rouvert à 10 h 40, d'après BFMTV.
À Annecy, où s'affrontent trois listes (macronistes, gauche et RN), les bureaux restent ouverts jusqu’à 19 h.
Piquemal a voté à Toulouse
Le candidat LFI à l'assaut du Capitole, François Piquemal, a voté au gymnase Pierre Montané. Dans la quatrième ville de France, qui tente de pousser Lyon du podium, sa liste a fusionné avec le PS et les Écologistes pour le second tour.
A voté 🗳️
— François Piquemal (@FraPiquemal) March 22, 2026
Vous avez jusque 20h pour le faire à Toulouse avec pièce d’identité ou même carte vitale.
Merci aux assesseurs et citoyen/nes qui se mobilisent pour la bonne tenue du scrutin. pic.twitter.com/k0ewoCzzvt
Quels enjeux pour les partis ?
En voix, les "anciennes maisons" – le Parti socialiste (PS) et Les Républicains (LR) – sont arrivées en tête au premier tour. Mais c'est la poussée de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN) qui a surtout frappé les esprits.
🔵 Les Républicains rêvent de se relancer et espèrent un alignement de planètes pour ravir la capitale à la gauche.
🟣 Partie dans différents attelages, la gauche vise ce dimanche neuf des dix plus grandes villes du pays, comme Toulouse, où se teste une union derrière LFI et son candidat François Piquemal.
🔴 Les socialistes ont joué la carte des alliances au cas par cas pour le second tour, comme à Nantes. En revanche, à Paris, la fusion avec LFI a été écartée : Emmanuel Grégoire mise sur le "vote utile" à gauche.
🟢 Six ans après la "vague verte", les Écologistes sont sous pression : leurs maires sortants sont challengés dans plusieurs villes emblématiques comme Lyon, Bordeaux et Strasbourg.
⚫ À l'extrême droite, le RN, qui conserve Perpignan où Louis Aliot a été réélu dès le premier tour, cherche à confirmer son ancrage local et tente la conquête à Marseille et Toulon – malgré des scores très en dessous de sa dynamique nationale à Paris et Lyon.
🟡 Dans le camp présidentiel, les espoirs restent modestes pour Renaissance, avec un ancien ministre, Antoine Armand, aux portes d'Annecy, et un duel serré à Bordeaux entre le député Thomas Cazenave et le maire écologiste sortant Pierre Hurmic.
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