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En direct. Second tour des municipales : la bataille des grandes villes

Un bureau de vote à Paris, le 22 mars 2026.
Un bureau de vote à Paris, le 22 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Thibault Camus
Tous droits réservés AP Photo/Thibault Camus
Par Alexander Kazakevich & Sophia Khatsenkova
Publié le
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Des scrutins particulièrement incertains à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille ou Nantes.

Un électeur sur trois retourne aux urnes dimanche pour le deuxième tour des élections municipales. Dans 96 % des communes, le maire est déjà connu – le vote se joue surtout dans les grandes villes.

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Suivez en direct : vote des candidats, ambiance dans les bureaux, participation, analyses d’experts toute la journée et premiers résultats dès 20 heures.

Une participation de 20,33 % à midi, en hausse

Le ministère de l'Intérieur a publié les chiffres de la participation à midi en France métropolitaine : elle atteignait 15,29 % à la même heure en 2020, en pleine pandémie, et 19,83 % en 2014.
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Quels enjeux pour les partis ?

En voix, les "anciennes maisons" le Parti socialiste (PS) et Les Républicains (LR) sont arrivées en tête au premier tour. Mais c'est la poussée de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN) qui a surtout frappé les esprits.

🔵 Les Républicains rêvent de se relancer et espèrent un alignement de planètes pour ravir la capitale à la gauche.

🟣 Partie dans différents attelages, la gauche vise ce dimanche neuf des dix plus grandes villes du pays, comme Toulouse, où se teste une union derrière LFI et son candidat François Piquemal.

🔴 Les socialistes ont joué la carte des alliances au cas par cas pour le second tour, comme à Nantes. En revanche, à Paris, la fusion avec LFI a été écartée : Emmanuel Grégoire mise sur le "vote utile" à gauche.

🟢 Six ans après la "vague verte", les Écologistes sont sous pression : leurs maires sortants sont challengés dans plusieurs villes emblématiques comme Lyon, Bordeaux et Strasbourg.

⚫ À l'extrême droite, le RN, qui conserve Perpignan où Louis Aliot a été réélu dès le premier tour, cherche à confirmer son ancrage local et tente la conquête à Marseille et Toulon malgré des scores très en dessous de sa dynamique nationale à Paris et Lyon.

🟡 Dans le camp présidentiel, les espoirs restent modestes pour Renaissance, avec un ancien ministre, Antoine Armand, aux portes d'Annecy, et un duel serré à Bordeaux entre le député Thomas Cazenave et le maire écologiste sortant Pierre Hurmic.

Municipales : le grand test à un an de l’élection présidentielle

À un an de la fin de mandat d’Emmanuel Macron, les partis politiques vont pouvoir compter leurs forces à l’issue du deuxième tour des élections municipales. Ap…

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Vous votez pour le maire : quel impact sur le Sénat ? Les experts font le point

Ces élections municipales sont souvent présentées comme un galop d'essai pour les partis politiques, qui y affinent leurs stratégies à un an de la présidentielle. Mais elles ont aussi un effet direct, plus discret et institutionnel, sur un autre scrutin : les sénatoriales de septembre.

Le Sénat compte 348 membres, élus pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans. Particularité majeure : les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens, mais par un collège électoral composé à environ 95 % de délégués des conseils municipaux (maires, adjoints et conseillers).

Ce mode de scrutin, combiné au renouvellement partiel, fait du Sénat une chambre peu sensible aux vagues nationales. Il tend à s'éloigner de la photographie politique du moment. "Un choc politique ne doit pas déstabiliser la chambre haute", résume Benjamin Morel, maître de conférences en droit public à l'université Paris II Panthéon-Assas.

Le Sénat est une sorte de contrepoids aux humeurs du moment.

Cette inertie tient aussi à sa sociologie électorale. Interrogé par Euronews, le constitutionnaliste souligne la surreprésentation des "villes moyennes qui vont bien", notamment situées dans l'ouest du pays, tandis que les grandes villes ne pèsent pas autant que leur poids démographique le laisserait penser.

Un groupe du Rassemblement national pourrait émerger à l'issue des sénatoriales, et quelques sénateurs de La France insoumise sont également attendus.

Quant au RN, Benjamin Morel évoque un mouvement "souterrain", "relativement profond et invisible". Dans près de 70 % des communes, une seule liste était en lice lors des municipales : dans ces configurations, une partie des grands électeurs, parfois sans étiquette mais proches du RN, pourrait se reporter sur ses candidats aux sénatoriales.

Pour exister politiquement au Sénat, un parti doit réunir au moins dix élus afin de constituer un groupe. Le RN n'en compte aujourd’hui que trois. Rachel Garrat-Valcarcel, journaliste politique et autrice de la newsletter "Blocs & Partis", cite le cas d'Aymeric Durox, en Seine-et-Marne dans un département où le RN dispose de peu d'élus locaux : preuve que des grands électeurs non encartés peuvent soutenir les candidats d'extrême droite, explique-t-elle à Euronews.

Et cette fois, la question est : combien de militants du RU auront été élus sous les radars ?

Benjamin Morel établit un parallèle historique : la droite gaulliste, dominante à l'Assemblée nationale dès 1962, a dû attendre les années 1980 pour être durablement installée au Sénat. À ce rythme, "le RN n'aura un groupe conséquent que dans 20 ans", estime l'expert.

Du côté de La France insoumise, il observe un vote "important mais très localisé" (nord du pays, Île-de-France), ce qui devrait se traduire par une progression sénatoriale modeste à ce stade.

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Un taux de participation exceptionnellement élevé à la mairie du IVe arrondissement de Lyon

Une anomalie de participation a été relevée à la mairie du IVe arrondissement de Lyon, selon des procès-verbaux consultés par Euronews.

À 35,71 % à midi, la participation y dépasse nettement celle observée dans les autres bureaux de vote situés en mairie d’arrondissement lyonnais :

  • Ier arrdt : 18,54 %
  • IIe arrdt : 26,67 %
  • IIIe arrdt : 23,95 %
  • IV arrdt : 35,71 %
  • V arrdt : 24,02 %
  • VI arrdt : 23,41 %
  • VII arrdt : 24,59 %
  • VIII arrdt : 22,46 %
  • IX arrdt : 19,45 %

À Lyon, comme au premier tour, les électeurs votent trois fois : 1) pour leurs conseillers d'arrondissement, 2) pour les conseillers de la mairie centrale, 3) un troisième vote est organisé pour désigner les conseillers métropolitains, chargés d'élire le ou la présidente de la métropole.

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Annecy : Armand réagit après la mort d'un électeur

"Choc et très grande émotion à l’annonce du décès d’un homme survenu dans un bureau de vote à Annecy ce matin", a écrit sur X le député de la Haute-Savoie et ex-ministre de l'Économie, Antoine Armand.

Tête de liste Renaissance, Antoine Armand a devancé de dix points au premier tour Alexandre Mulatier-Gachet, candidat de la gauche unie.

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Les municipales 2026, un tour de chauffe pour la généralisation de l'IA dans le jeu politique ?

Fausses images, voix synthétiques, propositions générées et chiffrées en quelques clics : l'intelligence artificielle s'est immiscée dans cette campagne des municipales, souvent sans que les électeurs en aient pleinement conscience. Entretien avec Ariane Ahmadi, présidente de Kerman Consulting et spécialiste de la communication politique.

Politiques en campagne : compétition des idées ou des IA ?

Les élections municipales 2026, un tour de chauffe pour la généralisation de l’intelligence artificielle dans le jeu politique ?

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Grégoire et Chikirou ont voté à Paris

Après Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche hors LFI, a voté en fin de matinée. Sa rivale à gauche de la gauche, Sophia Chikirou, s'est également rendue aux urnes.

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Dati a voté à Paris

Rachida Dati, candidate de la droite et du centre, a glissé son bulletin au bureau La Motte-Picquet-Grenelle.

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Annecy : un électeur meurt après un malaise, trois bureaux de vote temporairement fermés

Un homme de 81 ans est décédé après avoir fait un arrêt cardiaque peu avant 9 heures, dans un des bureaux de vote situés au gymnase des Glaisins, à Annecy, en Haute-Savoie.

Selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, il a été pris en charge sur place par les pompiers, mais n'a pas pu être réanimé. Les bureaux de vote 34, 35 et 36 ont été temporairement fermés et ont rouvert à 10 h 40, d'après BFMTV.

À Annecy, où s'affrontent trois listes (macronistes, gauche et RN), les bureaux restent ouverts jusqu’à 19 h.

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Piquemal a voté à Toulouse

Le candidat LFI à l'assaut du Capitole, François Piquemal, a voté au gymnase Pierre Montané. Dans la quatrième ville de France, qui tente de pousser Lyon du podium, sa liste a fusionné avec le PS et les Écologistes pour le second tour.

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