Au zoo de Taronga, à Sydney, deux lions de mer d'Australie et deux otaries à fourrure ont participé à une expérience originale : appuyer sur un bouton à chaque son perçu pour recevoir du poisson en récompense. Publiée le 8 octobre, l’étude indique que les deux espèces sont particulièrement sensibles aux sons autour de 3,2 kilohertz.
Ces premiers audiogrammes détaillés fournissent une référence pour évaluer les effets du bruit d’origine humaine. Les chercheurs ont également constaté que de nombreux sons produits par les bateaux, les navires, les avions, les trains et les chantiers peuvent être entendus par les otaries à fourrure lorsqu’elles sont à terre.
Les résultats sont particulièrement importants pour le lion de mer australien, espèce menacée dont la population est estimée à environ 12 000 individus. L’audition contribue à la communication, à la recherche de nourriture, à l’orientation et à la détection des dangers, selon Christine Erbe, chercheuse à l’université Curtin et responsable de l’étude.
Les travaux pourraient éclairer les évaluations d’impact environnemental et la gestion du bruit. L’étape suivante sera d’étudier ses effets sous l’eau et de déterminer à partir de quel seuil il perturbe le comportement ou l’audition des animaux.