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  • Deux soldats israéliens blessés par des tirs venus du Sinaï égyptien ( armée ) – AFP
  • Total confirme la nomination du tandem Thierry Desmarest – Patrick Pouyanné à la tête du groupe
  • Sierra Leone : deux morts dans des violences liées à Ebola dans l’Est ( médécins et habitants ) – AFP
  • La Commission européenne Juncker investie par le Parlement européen ( officiel ) – AFP
  • Le Parlement européen accorde sa confiance à la Commission Juncker par 423 voix contre 209 – REUTERS
  • Total : Patrick Pouyanné nouveau directeur général et Thierry Desmarest président (syndicat) – AFP

Le quartorze juin dernier les Iraniens ont élu à une large majorité leur nouveau président Hassan Rohani. Avec plus de 50 pour cent de votes, Rohani le modéré a battu son rival conservateur. Il a été suffisamment convainquant dès le premier tour, évitant de fait un second tour de vote. L'élection de Rohani a été accueillie avec un optimisme circonspect par les pays occidentaux compte tenu des relations tendues entre l'Iran et la communauté internationale sous l'ère de Mahmoud Ahmadinejad. Mais elles devraient contribuer à améliorer ces liens.

A la une

Dernières infos

Les candidats

  • Mohammad Bagher Ghalibaf
    Mohammad Bagher Ghalibaf
    Né en 1961 dans la province de Razavi Khorasan dans le nord-est de l'Iran, cet ancien combattant de la guerre Iran-Irak, fils de commerçant, est à l'issue du conflit, un homme de confiance de Khamenei. En 1997, il est nommé à la direction des forces aériennes des Gardiens de la révolution, armée idéologique du régime.
    Lorsqu'éclatent les révoltes étudiantes deux ans plus tard, il dirige la répression. En 2000, le Guide suprême le nomme à la tête des forces de police. Sous son commandement, celles-ci multiplient les arrestations d'intellectuels opposants et de journalistes. Depuis 2005 et sa candidature manquée à l'élection présidentielle, il est maire de Téhéran. Il a transformé la capitale iranienne en faisant construire des autoroutes, des lignes de métro et des espaces verts.
    Politiquement, il est un fervent critique du président Mahmoud Ahmadinejad, mais aussi des deux candidats malheureux à la dernière présidentielle, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi.
  • Mohsen Rezaï
    Mohsen Rezaï
    A 58 ans, cet ancien chef des Gardiens de la révolution - force qu'il a dirigé pendant seize ans - en est à sa troisième candidature à la présidentielle iranienne. Economiste et ancien commandant militaire, il est actuellement secrétaire du Conseil du discernement de la République islamique d'Iran.
    En 2009, il s'est présenté contre Ahmadinejad et quand ce dernier a été réélu dès le premier tour, Rezaï n'a pas accepté les résultats officiels, mais il a retiré sa plainte après les mises en garde du Guide suprême, Ali Khamenei.
    Aujourd'hui, Mohsen Rezaï est le seul candidat à avoir certaines compétences en économie.
  • Hassan Rouhani
    Hassan Rouhani
    Religieux de formation et docteur en droit, il est actuellement membre du Conseil du discernement et de l'Assemblée des experts. Ce proche de l'ancien président Akbar Hashemi Rafsanjani, qualifié par certains de modéré, a été négociateur avec les Occidentaux dans le dossier nucléaire jusqu'à l'élection de Mahmoud Ahmadinejad en 2005. En 2003, il s'est distingué pour avoir obtenu de la part du Guide suprême, une suspension temporaire de l'enrichissement de l'uranium à l'heure où le programme nucléaire iranien venait tout juste d'être révélé. Les plus conservateurs du régime lui ont reproché la solution de compromis qu'il a alors conclue.
  • Saïd Jalili
    Saïd Jalili
    Cet homme discret de 47 ans, amputé de la jambe droite après avoir été blessé lors de la guerre contre l'Irak en 1987, occupe les fonctions de secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale. Il pourrait bien être le candidat favori de l'ayatollah Ali Khamenei. Il exerce actuellement en tant que représentant spécial du Guide suprême dans les négociations nucléaires. Il s'y distingue pour son intransigeance vis-à-vis des Occidentaux.
  • Ali Akbar Velayati
    Ali Akbar Velayati
    Ce conservateur de 67 ans peut lui aussi se targuer d'une certaine proximité avec le Guide suprême dont il est le conseiller pour les affaires internationales. Diplomate, il pourrait être l'homme du compromis avec l'Occident. Pédiatre de formation, diplômé d'une université américaine, Velayati a été quinze ans ministre des affaires étrangères (de 1981 à 1997) alors que Mir-Hossein Moussavi était premier ministre et sous les présidences d'Ali Khamenei et d'Akbar Hashemi Rafsanjani.
    Il fait partie d'une coalition dite "2+1" avec deux autres candidats : Mohammad Bagher Ghalibaf et Gholam Ali Haddad-Adel.
  • Mohammad Gharazi
    Mohammad Gharazi
    A 72 ans, cet ingénieur en électronique est le moins connu des huit candidats. Il a été député et ministre du pétrole et des télécommunications notamment. Retiré de la vie politique depuis des années, il entend former un "gouvernement anti-inflation."
    Avant la révolution de 1979, Gharazi a fait partie de l'Organisation des moudjahidine du peuple iranien (OMPI).
  • Gholam-Ali Haddad-Adel
    Gholam-Ali Haddad-Adel
    a retiré sa candidature
    Proche conseiller du Guide, cet ancien chef du Parlement de 68 ans est membre du Conseil du discernement. Sa fille est mariée au fils d'Ali Khamenei.
    Il exerce actuellement en tant que directeur de l'Académie de langue et de littérature persane et ne cache pas son hostilité aux sciences humaines occidentales.
  • Mohammad-Reza Aref
    Mohammad-Reza Aref
    a retiré sa candidature
    Ce membre du Conseil du discernement, ancien ministre des télécommunications et vice-président, fait figure d'unique réformateur dans ce scrutin. Professeur d'électronique à l'Université technologique de Téhéran, il s'est proche du "courant réformateur" porté par Mohammad Khatami.

Les questions-clé du scrutin

Dossier nucléaire iranien

Ces dernières années, les Etats-Unis et l'Union européenne ont renforcé les sanctions internationales contre l'Iran en ciblant en particulier les exportations de pétrole essentielles à l'économie du pays et en limitant son accès aux marchés financiers mondiaux.
Les ventes de pétrole qui représentent pour les Iraniens, leur principale source de devises étrangères ont été réduites de plus de 50%.
De plus, les nouvelles mesures qui seront appliquées en juillet frapperont les ports du pays et les transports maritimes, mais sanctionneront aussi la vente d'or à l'Iran - une source essentielle de revenus pour le pays -.
Dans ce contexte, Téhéran a affirmé réduire sa dépendance au pétrole en mettant en place une "économie de la résistance", par exemple en remplaçant les importations par des produits fabriqués localement, en procédant à des échanges avec d'autres pays et en vendant des produits pétroliers raffinés qui ne sont pas concernés par les sanctions. L'Iran envisage par ailleurs, d'augmenter ses investissements à l'étranger et de réduire les taxes dans le but d'encourager l'industrie nationale.

Sanctions

Ces dernières années, les Etats-Unis et l'Union européenne ont renforcé les sanctions internationales contre l'Iran en ciblant en particulier les exportations de pétrole essentielles à l'économie du pays et en limitant son accès aux marchés financiers mondiaux.
Les ventes de pétrole qui représentent pour les Iraniens, leur principale source de devises étrangères ont été réduites de plus de 50%.
De plus, les nouvelles mesures qui seront appliquées en juillet frapperont les ports du pays et les transports maritimes, mais sanctionneront aussi la vente d'or à l'Iran - une source essentielle de revenus pour le pays -.
Dans ce contexte, Téhéran a affirmé réduire sa dépendance au pétrole en mettant en place une "économie de la résistance", par exemple en remplaçant les importations par des produits fabriqués localement, en procédant à des échanges avec d'autres pays et en vendant des produits pétroliers raffinés qui ne sont pas concernés par les sanctions.
L'Iran envisage par ailleurs, d'augmenter ses investissements à l'étranger et de réduire les taxes dans le but d'encourager l'industrie nationale.

Economie

Comme lors des précédentes élections, l'économie est au coeur des débats. Bon nombre de candidats critiquent le président sortant Mahmoud Ahmadinejad pour sa politique de subventions et de dépenses.
La monnaie nationale, le rial, s'est fortement dépréciée face au dollar américain : en deux ans, le cours est passé de 10.000 à 35.000 rials pour un dollar. Ce qui a alimenté l'inflation et triplé le prix de certains produits.
Alors que le taux officiel du chômage atteint 13%, de nombreux économistes estiment qu'en réalité, le chiffre pourrait être plus de deux fois supérieur.

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