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France : le Parti socialiste a vendu son siège historique

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France : le Parti socialiste a vendu son siège historique

France : le Parti socialiste a vendu son siège historique
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Une page d’histoire va se tourner. Le Parti socialiste français a confirmé la vente de son siège national, situé dans l’un des quartiers les plus prisés de Paris. Le PS a en effet indiqué qu’un accord avait été trouvé avec Apsys, une société foncière française spécialisée dans la conception et la gestion de centres commerciaux. Le montant de la transaction, qui sera définitivement signée au plus tard en février 2018, est de 45 550 000 euros.

En vendant ses locaux, un ensemble de plus de 3 000m2 au 10 rue Solférino dans le VIIe arrondissement de la capitale française, le PS espère pouvoir face à la baisse de son budget grevé par les déroutes électorales subies lors des dernières élections. Avec 6,36% des votes en mai dernier à la présidentielle/presidentielle-2017/FE.html), Benoît Hamon avait récolté le plus mauvais score de l’histoire du parti. Même chose, un mois plus tard, concernant les législatives/legislatives-2017//FE.html) où le PS avait terminé à la cinquième place avec 5,68% des suffrages au second tour. Or en France, le résultat aux élections détermine le montant des aides publiques que les formations politiques reçoivent. Et suite à ses revers électoraux, le manque à gagner pour le PS serait de pratiquement cent millions d'euros pour les cinq prochaines années.

Le Parti socialiste avait pris possession des lieux après la victoire de François Mitterrand à la présidentielle en 1981. Interrogé sur la vente, Stéphane Le Foll, l’ancien ministre de François Hollande, a déclaré que “pour les militants, ce doit être un petit pincement”. Le PS, qui s’est également séparé d’une dizaine de salariés, n’a pas communiqué l’adresse de son future siège.  

La vente du siège du PS trouvera peut-être un écho à droite. En effet, Les Républicains ont annoncé ce mardi qu’ils songeaient également à se séparer de leur siège situé dans le XVe arrondissement de Paris, pour éponger une partie de la dette du parti qui s'élève à 55 millions d'euros.