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Corruption en Roumanie : le président désapprouve le gouvernement

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Corruption en Roumanie : le président désapprouve le gouvernement

Corruption en Roumanie : le président désapprouve le gouvernement
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A Bruxelles, le président roumain a pris le contre-pied de son gouvernement.

Mercredi, Klaus Iohannis a pointé du doigt les nouvelles mesures, adoptées par le Parlement en décembre, pour limiter les poursuites judiciaires dans des cas de corruption. Des mesures, qui avaient poussé les Roumains à sortir dans la rue :

"C'est pourquoi, chose qu’habituellement je ne fais pas, j'ai pris la parole au cours du processus législatif. J'essaie d'expliquer pourquoi il est vital pour la Roumanie de garantir l'indépendance de la justice roumaine et je me battrai pour cela" a-t-il déclaré en conférence de presse.

Ces réformes, soumises par la majorité parlementaire, devraient limiter les prérogatives des magistrats, et du parquet anti-corruption. Le président est en droit de les refuser, mais au risque de se mettre à dos le gouvernement :

"D'une manière ou d'une autre, cela pourrait être un moyen de persuader la diaspora, la jeune génération de revenir en arrière, de les payer un peu plus, de les envoyer dans les villages et les petites villes et de s’investir dans conseils locaux. Cela va de la base vers le haut, bien sûr que le sommet peut contrôler, mais les changements devront venir de la base vers le haut. Le sommet est trop enraciné", commente Judy Dempsey, chercheuse au Carnegie Europe.

Après la Pologne et la Hongrie, c’est au tour de la Roumanie de jouer avec les principes fondamentaux de l’État de droit, et d’attiser la colère de l’Union européennne.