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Une femme frappée par un harceleur à Paris : "Je ne peux pas me taire !"

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Une femme frappée par un harceleur à Paris : "Je ne peux pas me taire !"

Photo prétexte agression d'une jeune femme filmée à Paris 24/07/2018.
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête après la plainte de la jeune femme ayant dénoncé, vidéo à l'appui, son agression à Paris par un homme qui l'a frappée au visage en pleine rue lorsqu'elle a répondu après des remarques obscènes, a-t-on appris lundi de source judiciaire

La vidéo de son agression dans Paris fait l'effet d'une petite bombe sur les réseaux sociaux, à tel point que la victime, une jeune Française de 22 ans, se dit maintenant dépassée par l'événement. Marie Laguerre a subi un harcèlement sexuel flagrant de la part d'un homme qui la suivait, alors qu'elle rentrait chez elle à pied mardi dernier dans le 19ème arrondissement de la capitale française. L'individu a fini par la frapper au visage parce qu'elle lui tenait tête.

Sur sa page Facebook, la jeune femme raconte que son agresseur n'arrêtait pas de lui faire des remarques obscènes, assorties de bruits et de mimiques comme des coups de langue, tandis qu'elle marchait. A juste titre, elle a craqué en lui lançant "Ta gueule !". "Je ne tolère pas ce genre de comportement, explique Marie Laguerre. Je ne peux pas me taire, et nous ne devons plus nous taire".

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes interpellée

Furieux, le harceleur lui a d'abord jeté un cendrier attrapé au passage sur la terrasse d'un café, puis il l'a frappé, malheureusement pour lui face à une caméra de vidéosurveillance du bar. Plusieurs témoins sont intervenus pour s'interposer, et l'homme a préféré s'éclipser. La victime a porté plainte et a lancé un appel sur le réseau Twitter pour dire "Stop au harcèlement de rue". Elle en a profité pour interpeller Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes.

Marlène Schiappa a rapidement réagi dans le journal Le Parisien. "L'enjeu est grave : c'est celui de la liberté des femmes de circuler librement dans l'espace public", commente-t-elle. Un projet de loi contre les violences sexuelles a été voté par l'Assemblée nationale en mai dernier. Le harcèlement sexuel est désormais passible d'au moins 90 euros d'amende, dans un premier temps.