DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Sanctions américaines en Iran : l'UE contre-attaque

Vous lisez:

Sanctions américaines en Iran : l'UE contre-attaque

Sanctions américaines en Iran : l'UE contre-attaque
Taille du texte Aa Aa

Alors que de nouvelles sanctions américaines contre l’Iran sont imminentes, l’Union européenne contre-attaque.

Dans un communiqué commun, la Haute-représentante, Federica Mogherini, et les ministres des affaires étrangères français allemand et britannique disent regretter ces nouvelles mesures de l’administration américaine. Une législation européenne visant à protéger les entreprises du continent présente en Iran en contournant les sanctions, doit entrer en vigueur ce mardi.

Cette "loi de blocage actualisée" entre en oeuvre afin de protéger les entreprises commerçant de manière légitime avec Iran de l’impact des sanctions extra-territoriales américaines.

La loi dite "de blocage" a été adoptée par l'Union en 1996 pour contourner les sanctions américaines contre Cuba, la Libye et l'Iran, mais n'avait jamais été utilisée. Son actualisation a été approuvée par les ministres des Affaires étrangères de l'UE le 16 juillet.

Elle interdit aux entreprises européennes de se conformer aux effets extraterritoriaux des sanctions américaines, sous peine de pénalités fixées par chaque Etat membre.

Rester ou partir ?

Pour les entreprises de l’UE, l’enjeu est de taille. Le constructeur PSA Peugeot-Citroën qui détient un tiers du marché automobile iranien a récemment indiqué qu’il stoppait ses investissements dans le pays.

Autre holding française, Total a elle du renoncer à l’exploitation d’un nouveau champ gazier après l’annonce du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien.

Chez Airbus, le géant de l’aviation européen , seul 3 des 100 appareils commandés par les compagnies iraniennes ont pu être livrés, alors que le contrat atteint 10 milliards de dollars.

L’allemand Siemens préfère lui jeter l’éponge, par peur de représailles sur le marché américain.

Rester ou partir ? Un véritable dilemme alors que les échanges UE Iran ont triplé depuis 2015 passant de 7,7 milliards d'euros à 21 milliards d'euros.