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Le Rodéo à l'assaut de la France

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Des taureaux, des cow-boys, et même des pom-pom girls... Nous ne sommes pas au Far West mais bien en région parisienne. Vingt-quatre cavaliers, parmi les meilleurs d’Europe, se sont s'affrontés dans l'enceinte du parc équestre francilien du Petit FarWest pour remporter le trophée du Rodéo de Paris 2018.

"On attend la chute ; on attend l'accident"

Un vrai show à l'américaine, qui a trouvé son public ; ils sont quelques centaines à être venus admirer le spectacle.

Dans les tribunes, Claude affirme avoir "l’Amérique dans le sang" : "Là, je suis chez moi. J'ai déjà été voir un rodéo aux Etats-Unis, c'est presque ça !", se réjouit-il.

Pour Bastien Bourgeois, de l'équipe de France de reining (dressage), lui aussi venu assister à la compétition, "Le rodéo est très populaire. On attend la chute ; on attend l'accident. Ça attire la foule."

Tenir huit secondes

Avant le coup d'envoi, comme aux États-Unis, berceau de ce sport spectacle, l'hymne national américain a retenti suivi de la Marseillaise mais aussi, de la prière du cow-boy.

Le compétiteur Français, Arnaud Randouin s'élance dans l'arène. Il doit tenir huit secondes sur le dos du puissant taureau Undertaker. Le jeune homme rêve d'un premier titre de champion de Paris de bull riding.

Il ne parviendra malheureusement pas à faire le temps réglementaire. "Ça avait bien commencé mais sur les deux dernières secondes j'ai lâché les jambes, je suis tombé à la renverse", confie-t-il déçu.

"A la recherche de montée d’adrénaline", le cavalier de 24 ans pratique la course d'endurance pour être "souple, fort et courageux". "Je fais du rodéo car je recherche la peur mais je ne suis pas fou." Mais la peur n'évite pas le danger. "Un jour, j'ai été piétiné par un gros taureau. J'ai eu un hématome énorme au genou durant plusieurs mois", se souvient-il.

Pas de maltraitance

Les cavaliers sont notés mais ils ne sont pas les seuls. Les taureaux le sont également.

"Ils sont sélectionnés génétiquement à ruer. Il faut bien comprendre que la ruade, c'est génétique." Pas question donc de les forcer selon Sandrine Baldon, éleveuse de bovins avec son mari. "Il n'y a aucune maltraitance : je ne le cautionnerais pas en tant qu'assistante vétérinaire, ce n'est pas possible... on aime vraiment nos animaux, on les chouchoute et on les garde très longtemps à nos côtés."

Ces bêtes ne finiront pas dans l'assiette. Quand leur carrière sera terminée vers l'âge de 12 ans, elles feront la monte. Sandrine espère que ses veaux, au même titre que les bébés pur-sang de courses, trouveront un jour acquéreur à des milliers d'euros, comme aux États-Unis.