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La Francophonie se réunit à Erevan

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La Francophonie se réunit à Erevan

La Francophonie se réunit à Erevan
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REUTERS/Vahram Baghdasaryan - REUTERS/Vahram Baghdasaryan
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En compagnie d'une cinquantaine de chefs d'état, Emmanuel Macron a inauguré le Sommet de la Francophonie à Erevan.

La capitale arménienne accueille pour la première fois l'évènement, quelques jours après le décès de Charles Aznavour, véritable porte-drapeau de la diaspora, qui devait d'ailleurs accompagner le chef de l'état français lors de son déplacement.

Ce dernier soutient la candidature de la Rwandaise, Louise Mushikiwabo, pour le poste de secrétaire général de l'Organisation qui doit être désigné ce vendredi après-midi.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères a le chemin libre depuis que le Canada a annoncé, avec le Québec, qu'il retirait son soutien à la secrétaire générale sortante, la Canadienne d'origine haïtienne Michaëlle Jean, qui briguait un nouveau mandat.

Mais la candidature qui soulève un vent de critiques, notamment de la part de Reporters sans frontières, qui pointe du doigt la censure et les atteintes au droits de l'Homme au sein du pays : des pratiques qui iraient à l'encontre de la charte de la Francophonie.

Une candidature rwandaise polémique

La prochaine nomination de Mme Mushikiwabo consacre ainsi le "retour" de l'Afrique à la tête de l'OIF, qui avait toujours été dirigée par des Africains avant Mme Jean. Cette logique a eu raison des critiques qu'a suscitées la candidature Mushikiwabo, en particulier sur son rapport assez lointain avec la francophonie.

Le Rwanda a ainsi remplacé en 2008 le français par l'anglais en tant que langue obligatoire à l'école, avant de rejoindre le Commonwealth, pendant anglophone de l'OIF, un an plus tard. C'est d'ailleurs en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre, à Paris en mai.

Dans l'entourage de M. Macron, on souligne que le plurilinguisme du Rwanda, loin d'être un handicap, "illustre parfaitement" la politique inclusive du président, qui veut défendre le français sans l'opposer aux autres langues, une position contestée par nombre de "puristes".